Médias - Ouverture du procès des trois assassins présumés du journaliste Klebnikov
11 janvier 2006
Actualités culturelles
Moscou — Le procès des trois assassins présumés du journaliste américain Paul Klebnikov, dont le meurtre en juillet 2004 avait suscité l'émotion en Russie et aux États-Unis, s'est ouvert hier à huis clos en cour d'assises, au tribunal municipal de Moscou.
Paul Klebnikov, 41 ans, rédacteur en chef de l'édition russe du magazine américain Forbes, avait été tué par balles en juillet 2004, au moment où il sortait de sa rédaction.
Les trois accusés, deux Tchétchènes, Moussa Vakhaev et Kazbek Doukouzov, et un notaire d'origine tatare, Faik Sadretdinov, «ont plaidé non coupables», a déclaré à la presse l'avocat de l'un d'eux, Rouslan Khassanov.
«Le procès se déroule dans un climat de nervosité. Sadretdinov dit de manière très émotionnelle qu'il ne comprend pas de quoi on l'accuse», a ajouté Me Khassanov.
«L'audience est menée en violation de toutes les normes de la législation russe», a pour sa part déclaré l'avocat de M. Sadretdinov, Rouslan Koblev, en soulignant que la plupart de ses requêtes ont été rejetées.
La thèse officielle de vengeance est contestée
La thèse officielle d'une vengeance d'un indépendantiste tchétchène sur lequel Klebnikov avait écrit a été contestée par les proches du journaliste et par une partie de la presse moscovite.
«J'exprime la position de la famille Klebnikov qui croit en un procès juste. Nous espérons que tous les témoins qui ont été interrogés au cours de l'enquête préliminaire témoigneront également au tribunal et que les preuves de l'accusation ne seront pas réduites», a déclaré avant l'audience l'avocate de la famille Klebnikov, Larissa Maslennikova.
Il y a 150 témoins de l'accusation et dix témoins de la défense, a-t-elle précisé.
La porte-parole du tribunal, Anna Oussatcheva, a rappelé que les audiences se dérouleraient à huis clos, le dossier étant classé secret.
Le porte-parole des proches de la victime, Alexei Brevnov, a souligné que la famille voulait que le procès soit ouvert, mais qu'une partie de l'enquête ayant été effectuée par le FSB (issu de l'ex-KGB, services secrets russes), il avait été décidé que le procès aurait lieu à huis clos.
«Les juristes nous ont expliqué en privé que cela était fait pour assurer la sécurité des jurés», a-t-il indiqué, précisant que la famille avait accepté ce fait.
L'acte d'accusation contient 600 pages, mais le procureur a le droit de ne prononcer qu'un résumé de l'accusation, a précisé l'avocate de la famille.
Le Parquet avait cité en juin comme commanditaire du meurtre le séparatiste tchétchène Hodj-Akhmed Noukhaev, que Klebnikov avait critiqué dans un livre paru en anglais et en russe en 2003 (Entretien avec un barbare), accréditant ainsi la thèse d'une vengeance.
Mais cette version a été contestée. Le journaliste américain aurait mené une enquête «terrifiante» sur des contacts présumés entre des responsables politiques russes et les séparatistes tchétchènes, a par exemple écrit en novembre le quotidien russe Izvestia.
Paul Klebnikov, 41 ans, rédacteur en chef de l'édition russe du magazine américain Forbes, avait été tué par balles en juillet 2004, au moment où il sortait de sa rédaction.
Les trois accusés, deux Tchétchènes, Moussa Vakhaev et Kazbek Doukouzov, et un notaire d'origine tatare, Faik Sadretdinov, «ont plaidé non coupables», a déclaré à la presse l'avocat de l'un d'eux, Rouslan Khassanov.
«Le procès se déroule dans un climat de nervosité. Sadretdinov dit de manière très émotionnelle qu'il ne comprend pas de quoi on l'accuse», a ajouté Me Khassanov.
«L'audience est menée en violation de toutes les normes de la législation russe», a pour sa part déclaré l'avocat de M. Sadretdinov, Rouslan Koblev, en soulignant que la plupart de ses requêtes ont été rejetées.
La thèse officielle de vengeance est contestée
La thèse officielle d'une vengeance d'un indépendantiste tchétchène sur lequel Klebnikov avait écrit a été contestée par les proches du journaliste et par une partie de la presse moscovite.
«J'exprime la position de la famille Klebnikov qui croit en un procès juste. Nous espérons que tous les témoins qui ont été interrogés au cours de l'enquête préliminaire témoigneront également au tribunal et que les preuves de l'accusation ne seront pas réduites», a déclaré avant l'audience l'avocate de la famille Klebnikov, Larissa Maslennikova.
Il y a 150 témoins de l'accusation et dix témoins de la défense, a-t-elle précisé.
La porte-parole du tribunal, Anna Oussatcheva, a rappelé que les audiences se dérouleraient à huis clos, le dossier étant classé secret.
Le porte-parole des proches de la victime, Alexei Brevnov, a souligné que la famille voulait que le procès soit ouvert, mais qu'une partie de l'enquête ayant été effectuée par le FSB (issu de l'ex-KGB, services secrets russes), il avait été décidé que le procès aurait lieu à huis clos.
«Les juristes nous ont expliqué en privé que cela était fait pour assurer la sécurité des jurés», a-t-il indiqué, précisant que la famille avait accepté ce fait.
L'acte d'accusation contient 600 pages, mais le procureur a le droit de ne prononcer qu'un résumé de l'accusation, a précisé l'avocate de la famille.
Le Parquet avait cité en juin comme commanditaire du meurtre le séparatiste tchétchène Hodj-Akhmed Noukhaev, que Klebnikov avait critiqué dans un livre paru en anglais et en russe en 2003 (Entretien avec un barbare), accréditant ainsi la thèse d'une vengeance.
Mais cette version a été contestée. Le journaliste américain aurait mené une enquête «terrifiante» sur des contacts présumés entre des responsables politiques russes et les séparatistes tchétchènes, a par exemple écrit en novembre le quotidien russe Izvestia.
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