Ottawa doit investir davantage dans la culture, réclame une coalition
26 octobre 2005
Actualités culturelles
Ottawa — Ils préfèrent les mots, les images ou la musique, mais, hier, quelque 70 artistes et défenseurs de la culture étaient de passage sur la colline parlementaire pour parler de chiffres.
Lors d'une conférence de presse, mais aussi lors de discussions avec des parlementaires, ils ont fait valoir que le monde des arts avait besoin d'un appui financier du gouvernement fédéral afin d'assurer la création culturelle mais aussi l'accès à la culture.
«L'argent ne peut créer une culture, mais peut faire une différence entre sa croissance, son dynamisme, ou sa stagnation», a indiqué le chorégraphe de la troupe de danse La La La Human Steps, Édouard Lock, qui faisait partie de la délégation culturelle.
La Coalition canadienne des arts, qui regroupe autant des associations d'auteurs, des compagnies de danse, d'opéras, des salles de spectacles, des musées, des troupes de théâtre ou des orchestres, réclame qu'Ottawa double le budget annuel de subventions, prix ou versements dont dispose le Conseil des arts du Canada.
Cette hausse représenterait 150 millions de plus par année ou, comme préfère le dire la Coalition, 5 $ de plus par citoyen.
En 2004-05, le Conseil des arts a distribué 132 millions en subventions à des artistes ou compagnies pour appuyer divers projets artistiques. «C'est faux de dire qu'il s'agit de dons, a soutenu le chorégraphe reconnu. C'est plutôt des investissements.»
La Coalition a fait observer que le monde culturel génère autant sinon plus de retombées économiques que d'autres secteurs plus traditionnels.
Invitée aux Communes par le député du Bloc québécois Maka Kotto à «répondre positivement à cette requête de la coalition, ce qui permettrait de rehausser les revenus des artistes», la ministre du Patrimoine, Liza Frulla, n'a pas fait de grandes promesses.
«Le Conseil des arts célébrera son 50e anniversaire en 2006-07, a-t-elle répliqué. Nous avons l'intention de prendre nos responsabilités.»
Mme Frulla a tenu à rappeler que le budget du printemps dernier comportait un investissement important pour les arts, «le plus grand investissement que le gouvernement canadien ait fait dans l'histoire du Canada».
Reste à voir si la ministre Frulla arrivera à convaincre à nouveau son collègue des Finances, Ralph Goodale, d'investir davantage en culture dans son budget qui sera probablement dévoilé en février, tout juste avant les élections.
Une motion du Bloc
Entre-temps, M. Kotto n'a pas l'intention que la question soit oubliée. Il a déposé en Chambre une motion exigeant du gouvernement «une stratégie d'aide aux créateurs littéraires incluant, notamment, l'abolition de la TPS sur le livre». La motion devra être débattue aux Communes, probablement avant Noël, puis votée.
Le député du Bloc rappelle que le Parti libéral du Canada avait fait cette promesse lors de la campagne électorale de 1992, promesse qui est demeurée lettre morte.
Lors d'une conférence de presse, mais aussi lors de discussions avec des parlementaires, ils ont fait valoir que le monde des arts avait besoin d'un appui financier du gouvernement fédéral afin d'assurer la création culturelle mais aussi l'accès à la culture.
«L'argent ne peut créer une culture, mais peut faire une différence entre sa croissance, son dynamisme, ou sa stagnation», a indiqué le chorégraphe de la troupe de danse La La La Human Steps, Édouard Lock, qui faisait partie de la délégation culturelle.
La Coalition canadienne des arts, qui regroupe autant des associations d'auteurs, des compagnies de danse, d'opéras, des salles de spectacles, des musées, des troupes de théâtre ou des orchestres, réclame qu'Ottawa double le budget annuel de subventions, prix ou versements dont dispose le Conseil des arts du Canada.
Cette hausse représenterait 150 millions de plus par année ou, comme préfère le dire la Coalition, 5 $ de plus par citoyen.
En 2004-05, le Conseil des arts a distribué 132 millions en subventions à des artistes ou compagnies pour appuyer divers projets artistiques. «C'est faux de dire qu'il s'agit de dons, a soutenu le chorégraphe reconnu. C'est plutôt des investissements.»
La Coalition a fait observer que le monde culturel génère autant sinon plus de retombées économiques que d'autres secteurs plus traditionnels.
Invitée aux Communes par le député du Bloc québécois Maka Kotto à «répondre positivement à cette requête de la coalition, ce qui permettrait de rehausser les revenus des artistes», la ministre du Patrimoine, Liza Frulla, n'a pas fait de grandes promesses.
«Le Conseil des arts célébrera son 50e anniversaire en 2006-07, a-t-elle répliqué. Nous avons l'intention de prendre nos responsabilités.»
Mme Frulla a tenu à rappeler que le budget du printemps dernier comportait un investissement important pour les arts, «le plus grand investissement que le gouvernement canadien ait fait dans l'histoire du Canada».
Reste à voir si la ministre Frulla arrivera à convaincre à nouveau son collègue des Finances, Ralph Goodale, d'investir davantage en culture dans son budget qui sera probablement dévoilé en février, tout juste avant les élections.
Une motion du Bloc
Entre-temps, M. Kotto n'a pas l'intention que la question soit oubliée. Il a déposé en Chambre une motion exigeant du gouvernement «une stratégie d'aide aux créateurs littéraires incluant, notamment, l'abolition de la TPS sur le livre». La motion devra être débattue aux Communes, probablement avant Noël, puis votée.
Le député du Bloc rappelle que le Parti libéral du Canada avait fait cette promesse lors de la campagne électorale de 1992, promesse qui est demeurée lettre morte.
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