Médias - La Vie en rose, toujours à la page 25 ans plus tard
C'est un événement: pour célébrer le 25e anniversaire de La Vie en rose, toute l'équipe de l'ancien magazine lançait hier soir à Montréal un grand numéro hors série de 154 pages, qui dresse un état des lieux fort complet de la situation des femmes depuis 25 ans.
Ce numéro, dont la qualité graphique est remarquable, est publié conjointement par La Vie en rose et les Éditions du remue-ménage, sans aucune publicité, soutenu par une longue liste de bienfaiteurs et de bienfaitrices.
La Vie en rose a marqué la presse québécoise. Petit magazine d'abord inséré dans les pages du trimestriel alternatif Le Temps fou, La Vie en rose a vécu de 1980 à 1987 de façon indépendante. Au moment de sa disparition, le magazine, devenu mensuel, atteignait 40 000 exemplaires. C'était une véritable presse d'opinion, qui suscitait des débats sur la condition des femmes, sur les rapports entre les femmes et les hommes, sur le féminisme, la culture, la place des femmes dans le monde et ainsi de suite. Le magazine n'avait jamais peur de montrer ses propres contradictions et il laissait une large place à l'humour (les Chroniques délinquantes d'Hélène Pedneault, par exemple, représentaient un espace critique particulièrement mordant).
Comme l'écrivent en éditorial les dix femmes membres de l'équipe de La Vie en rose 2005, le magazine féministe «n'a jamais digéré d'être mort en 1987» et avec cette nouvelle publication hors série «nous avons cherché à vous faire honneur et à nous faire plaisir, à raviver votre mémoire et à bousculer quelques-unes de vos certitudes».
La Vie en rose hors série 2005 raconte dans une première section toute l'histoire du magazine original et ses moments forts. Une deuxième partie propose quelques textes sur les événements survenus depuis 1987 dont le magazine aurait aimé parler s'il avait continué à publier, particulièrement la tuerie de Polytechnique qui fait l'objet d'une analyse pénétrante de Francine Pelletier. Enfin la plus grande partie du magazine est consacrée à «Aujourd'hui ce dont nous parlons». Entre autres textes, Lise Moisan a revu toutes les statistiques sur les différences entre hommes et femmes en éducation, dans l'emploi et sur le plan des revenus. On peut également y lire un débat sur la prostitution, une table ronde avec cinq politiciennes sur la place des femmes en politique, un dossier sur la paternité, un texte sur l'attitude des jeunes femmes à l'endroit du féminisme et même une lettre de Michaëlle Jean à sa mère, écrite avant qu'elle ne soit nommée gouverneure générale du Canada.
Ce numéro hors série se vend 19,95 $. On prendra note, par ailleurs, que tous les numéros originaux de La Vie en rose de 1980 à 1987 ont été numérisés et se retrouvent maintenant sur le site Internet de la Grande Bibliothèque.
Ce numéro, dont la qualité graphique est remarquable, est publié conjointement par La Vie en rose et les Éditions du remue-ménage, sans aucune publicité, soutenu par une longue liste de bienfaiteurs et de bienfaitrices.
La Vie en rose a marqué la presse québécoise. Petit magazine d'abord inséré dans les pages du trimestriel alternatif Le Temps fou, La Vie en rose a vécu de 1980 à 1987 de façon indépendante. Au moment de sa disparition, le magazine, devenu mensuel, atteignait 40 000 exemplaires. C'était une véritable presse d'opinion, qui suscitait des débats sur la condition des femmes, sur les rapports entre les femmes et les hommes, sur le féminisme, la culture, la place des femmes dans le monde et ainsi de suite. Le magazine n'avait jamais peur de montrer ses propres contradictions et il laissait une large place à l'humour (les Chroniques délinquantes d'Hélène Pedneault, par exemple, représentaient un espace critique particulièrement mordant).
Comme l'écrivent en éditorial les dix femmes membres de l'équipe de La Vie en rose 2005, le magazine féministe «n'a jamais digéré d'être mort en 1987» et avec cette nouvelle publication hors série «nous avons cherché à vous faire honneur et à nous faire plaisir, à raviver votre mémoire et à bousculer quelques-unes de vos certitudes».
La Vie en rose hors série 2005 raconte dans une première section toute l'histoire du magazine original et ses moments forts. Une deuxième partie propose quelques textes sur les événements survenus depuis 1987 dont le magazine aurait aimé parler s'il avait continué à publier, particulièrement la tuerie de Polytechnique qui fait l'objet d'une analyse pénétrante de Francine Pelletier. Enfin la plus grande partie du magazine est consacrée à «Aujourd'hui ce dont nous parlons». Entre autres textes, Lise Moisan a revu toutes les statistiques sur les différences entre hommes et femmes en éducation, dans l'emploi et sur le plan des revenus. On peut également y lire un débat sur la prostitution, une table ronde avec cinq politiciennes sur la place des femmes en politique, un dossier sur la paternité, un texte sur l'attitude des jeunes femmes à l'endroit du féminisme et même une lettre de Michaëlle Jean à sa mère, écrite avant qu'elle ne soit nommée gouverneure générale du Canada.
Ce numéro hors série se vend 19,95 $. On prendra note, par ailleurs, que tous les numéros originaux de La Vie en rose de 1980 à 1987 ont été numérisés et se retrouvent maintenant sur le site Internet de la Grande Bibliothèque.
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