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L'UNESCO va étudier l'impact du réchauffement sur les sites du patrimoine mondial

Johannesburg — L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a accepté d'étudier l'impact du réchauffement climatique sur les sites de la «Liste du patrimoine mondial en péril», après que des militants écologistes se sont émus de la menace pesant sur l'Everest.

L'UNESCO a pris cette décision mercredi, mais elle a remis à plus tard une éventuelle inscription du plus haut sommet du monde et de deux autres sites sur la liste des lieux remarquables en danger.

Aucun site n'a été ajouté à la liste lors de la 29e session du Comité du patrimoine mondial cette semaine à Durban, en Afrique du Sud. Au contraire, trois en ont été retirés, les conditions de leur préservation s'étant améliorées, selon l'UNESCO: Tombouctou, au Mali, le parc national Sangay, en Équateur, et les ruines de Butrint, en Albanie.

Les défenseurs de l'environnement ont salué la décision de l'UNESCO de mettre sur pied un groupe d'experts pour étudier les effets du changement climatique et imaginer une réponse. Mais ils ont appelé son comité à considérer à nouveau une inscription de l'Everest, des récifs de corail du Belize et des glaciers péruviens sur la liste du patrimoine mondial en péril, lors de sa prochaine réunion l'an prochain.

Ils avertissent que les lacs de l'Himalaya débordent en raison de la fonte des glaciers et pourraient devenir menaçants pour des milliers de personnes et l'environnement unique de l'Everest.

«Si on perd la beauté majestueuse de l'Everest, les générations futures ne pardonneront jamais son inaction à l'UNESCO», a déclaré Prakash Sharma, responsable de la branche népalaise des Amis de la Terre. Il est temps que le comité «appelle à une action immédiate pour protéger tous les sites du patrimoine mondial qui sont et seront affectés par le changement climatique».

Les militants écologistes ont également demandé aux pays industrialisés d'assumer leurs responsabilités. Le travail de préservation du patrimoine mondial souffre de «l'incapacité du monde développé à réduire les émissions de gaz à effet de serre», a déploré Peter Roderick, directeur de l'organisation Climate Justice Programme.
 
 
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