France - Bicentenaire du sacre de Napoléon
Quelques passionnés d’histoire ont revêtu hier, devant la cathédrale Notre-Dame de Paris, le costume des soldats de l’armée de Napoléon.
Paris — «La plus grande réussite de Napoléon», c'est sans doute «que deux siècles après, nous en parlions», estime Charles Napoléon, un des descendants du frère cadet de l'empereur dont on célébrait hier le bicentenaire du sacre.
«C'est l'homme sur lequel s'écrit encore le plus de livres. Plus d'un par jour, depuis son décès. Plus de 80 000 livres se sont écrits et continuent à s'écrire tous les jours», a souligné Charles Napoléon, chef d'entreprise et adjoint du maire d'Ajaccio, en Corse, dans un entretien à l'Associated Press.
«C'est probablement le Français qui bénéficie de la plus grande notoriété dans le monde», observe-t-il, évoquant sa «fabuleuse carrière». «Ce fils d'Ajaccio est arrivé finalement en quelques années au sommet de l'Europe de son temps». «Au cours de ce magnifique parcours, il a mis en place des institutions, les institutions civiles, qui restent encore valables à notre époque et qui inspirent une grande partie non seulement des Français mais aussi une grande partie des peuples d'Europe.»
«Je crois que c'est une oeuvre civile très importante qui, deux siècles après, a probablement plus de traces dans la vie quotidienne des gens que son oeuvre militaire», juge-t-il.
Pour Charles Napoléon, son aïeul a «jeté les bases de la République moderne». Un apport qui ne se limite pas qu'à la France, note-t-il, remarquant que les guerres napoléoniennes ont aussi implanté des institutions nouvelles dans d'autres pays d'Europe. «Elles structurent une partie des institutions d'une partie des pays européens, et c'est celles-là mêmes qui nous permettent aujourd'hui de parler d'une seule voix.»
En revanche, «son plus grand échec, c'est probablement les femmes», estime-t-il. «Il avait une vision des femmes qui était particulièrement rétrograde, particulièrement conservatrice. C'est vrai que sur ce terrain-là, il fait honte d'une certaine manière à nous tous.»
Charles Napoléon dit «comprendre que la République ne se sente pas directement concernée par la célébration d'un ordre politique différent». Lui-même se dit, «comme beaucoup de Français», attaché par-dessus tout «à cette époque de la Révolution, du Consulat où, finalement, ce jeune Napoléon Bonaparte, ce jeune général de la Révolution, accomplit une oeuvre civile considérable, qui aurait pu le faire passer à l'époque pour un véritable Washington français».
Pour lui, Napoléon Bonaparte «transcende les clivages droite-gauche». Descendant de la sixième génération du frère cadet de Napoléon, Jérôme Bonaparte, Charles Napoléon dit vivre avec «une certaine tranquillité» son héritage «tout à fait considérable».
«Je m'efforce de distinguer entre ce qui relève de mon héritage familial, ma vie familiale, l'héritage historique et mon engagement politique dans le monde contemporain.»
Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte, au pouvoir depuis déjà cinq années, était sacré et couronné empereur dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Deux cents ans après, on célèbre un anniversaire relayé par de nombreux événements commémoratifs, en accord avec une opinion française qui compte toujours le général corse parmi les grands personnages de la nation.
«C'est l'homme sur lequel s'écrit encore le plus de livres. Plus d'un par jour, depuis son décès. Plus de 80 000 livres se sont écrits et continuent à s'écrire tous les jours», a souligné Charles Napoléon, chef d'entreprise et adjoint du maire d'Ajaccio, en Corse, dans un entretien à l'Associated Press.
«C'est probablement le Français qui bénéficie de la plus grande notoriété dans le monde», observe-t-il, évoquant sa «fabuleuse carrière». «Ce fils d'Ajaccio est arrivé finalement en quelques années au sommet de l'Europe de son temps». «Au cours de ce magnifique parcours, il a mis en place des institutions, les institutions civiles, qui restent encore valables à notre époque et qui inspirent une grande partie non seulement des Français mais aussi une grande partie des peuples d'Europe.»
«Je crois que c'est une oeuvre civile très importante qui, deux siècles après, a probablement plus de traces dans la vie quotidienne des gens que son oeuvre militaire», juge-t-il.
Pour Charles Napoléon, son aïeul a «jeté les bases de la République moderne». Un apport qui ne se limite pas qu'à la France, note-t-il, remarquant que les guerres napoléoniennes ont aussi implanté des institutions nouvelles dans d'autres pays d'Europe. «Elles structurent une partie des institutions d'une partie des pays européens, et c'est celles-là mêmes qui nous permettent aujourd'hui de parler d'une seule voix.»
En revanche, «son plus grand échec, c'est probablement les femmes», estime-t-il. «Il avait une vision des femmes qui était particulièrement rétrograde, particulièrement conservatrice. C'est vrai que sur ce terrain-là, il fait honte d'une certaine manière à nous tous.»
Charles Napoléon dit «comprendre que la République ne se sente pas directement concernée par la célébration d'un ordre politique différent». Lui-même se dit, «comme beaucoup de Français», attaché par-dessus tout «à cette époque de la Révolution, du Consulat où, finalement, ce jeune Napoléon Bonaparte, ce jeune général de la Révolution, accomplit une oeuvre civile considérable, qui aurait pu le faire passer à l'époque pour un véritable Washington français».
Pour lui, Napoléon Bonaparte «transcende les clivages droite-gauche». Descendant de la sixième génération du frère cadet de Napoléon, Jérôme Bonaparte, Charles Napoléon dit vivre avec «une certaine tranquillité» son héritage «tout à fait considérable».
«Je m'efforce de distinguer entre ce qui relève de mon héritage familial, ma vie familiale, l'héritage historique et mon engagement politique dans le monde contemporain.»
Le 2 décembre 1804, Napoléon Bonaparte, au pouvoir depuis déjà cinq années, était sacré et couronné empereur dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Deux cents ans après, on célèbre un anniversaire relayé par de nombreux événements commémoratifs, en accord avec une opinion française qui compte toujours le général corse parmi les grands personnages de la nation.
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