Et voici «la [blip] de gig»!
Le moins que l'on puisse dire, c'est que le trio de rappeurs Loco Locass ne manque pas d'ambition. Profitant de ce que les FrancoFolies les invitaient de nouveau, leur donnant carte blanche de surcroît, le loquace trio a décidé de remercier et de brasser ses fans en organisant une mégafête. Pour clôturer la tournée Manifestif avant de se retirer dans les méandres de la composition d'un prochain album, Loco Locass a rien de moins que l'ambition de rejouer la carte de L'Osstidcho, version 2002.
«Ce concert pourra être vu comme une refonte de L'Osstidcho: on pourrait appeler ça "la tabarnak de gig" pour l'occasion», s'est aventuré à dire Batlam en milieu d'entrevue. Rien de moins. Peut-être bien qu'ils auront raison. Loin de s'asseoir sur leurs lauriers — ils auraient pu se contenter d'un petit concert boboche qui aurait tout de même pu être stimulant —, ils se sont donné la peine, les trois verbomoteurs. Ils annoncent même un spectacle marathon avec des apparitions de divers invités, de la poésie, du rap, bref, une version revue et augmentée de ce qu'ils savent faire le mieux: manifester sur le mode festif.
La liste des invités montre que des amitiés, Loco Locass en cultive plusieurs, et des pas piquées des vers: Pierre Falardeau, Fred Fortin, Urbain Desbois, Freeworm, Mononc' Serge, Les Frères Diouf, DJ Pocket, Zuruba, Alain Lamontagne, le jeune MC Séba, Kra-Z-Noize, Stéphane Moraille (une des chanteuses de Bran Van 3000) et Simon Claude. En plus de tout ça, il y aura d'autres invités, des surprises.
«On a plus d'amis qu'on a d'argent, lance Biz. Sans blague, on s'est demandé ce qu'on ferait avec les invités. Fallait-il inviter des gros noms pour flasher et remplir la salle ou inviter des gens de nos amis qu'on respecte?» Tout considéré, il s'agissait à tout prix, pour Loco Locass, de ne pas faire l'unanimité artistique en établissant la liste de ceux qui allaient être conviés à cette «orgie musicale».
«Musicalement parlant, poursuit Biz, c'est une revue de tout ce qui se fait à l'heure actuelle sur le globe.» Mais bon, ce ne sera pas la première fois que le Biz exagère, bien qu'il jure cette fois-ci ne galéjer qu'à peine. «Ce qui est le fun dans ce show-là, relance Chafiik, c'est que ça va être varié. Il va y avoir un effet zapping. C'est un show de rap, mais plein de tounes ne seront pas du rap.» Chafiik rappelle que Loco Locass est un groupe rassembleur qui valorise les mélanges de musiques. «Même s'il y a plein d'invités, chaque invité s'intègre à la pâte de manière admirable.»
Les trois fous du roi jurent n'avoir jamais travaillé autant en vue d'un concert. Malgré la diversité évidente des gens en présence, ils croient dur comme fer qu'une forme d'homogénéité sortira de cette aventure d'un soir. «Il va en résulter quelque chose de cohérent, une sorte de synthèse du Québec contemporain», résume Biz. Ça reste à voir, surtout lorsqu'on songe à un Alain Lamontagne qui va servir son folklore à la sauce rap.
Loco Locass souffre-t-il de mégalomanie? Pour Batlam, la relation avec L'Osstidcho semble évidente. «Il va aussi y avoir des monologues. Comme on a toujours pensé, Manifestif, c'est aussi la parole. Il y a un mélange de musiques et de propos pour communiquer le Québec d'aujourd'hui. Évidemment, ça fait que c'est politique encore une fois. Mais la politique, ça peut aussi être un [blip] de bon buzz.»
«Mais plus que jamais, c'est une extrapolation de ce qu'on essaie de faire depuis le début, précise Chafiik, le plus musicien des trois. Une parole politique qui rend le monde heureux, suivie d'un beat ou accompagnée d'un beat.» Cette dimension est d'autant plus urgente, pense Biz, que la morosité actuelle qui ronge la scène politique ne semble pas vouloir en démordre. «Les gens soupirent profondément dès que le mot "souveraineté" est prononcé dans une conversation publique. Ça n'a vraiment pas la cote. Les gens disent que le PQ est à jeter aux poubelles. En plus des scandales financiers, Groupaction, Le Pen qui passe en France... Il y a un cynisme ambiant. Il faut être d'autant plus festif que les gens badtripent.»
Le concert est pensé tel un film. «Il y a presque une histoire», révèle Chafiik, enchâssée entre les percussions et les discours. «On crée des associations qui font que le jeune qui voit ce show-là ne va pas se dire que la politique, c'est plate.»
Loco Locass est forcément heureux de voir qu'on lui a donné les moyens de ses ambitions. Pour la première fois, des projections vont accompagner la prestation du groupe, une partition visuelle qui prendra de l'importance au fur et à mesure qu'avancera la soirée. «C'est un méta-message. On a travaillé avec des projectionnistes», indique Biz.
En matière de quantité, c'est de loin le plus gros show que Loco Locass ait jamais réalisé. Conscient du privilège qui leur est accordé, Chafiik reconnaît que peu de groupes au Québec ont eu l'occasion de se faire donner les rênes d'une aussi grande production. Au total, plus de 50 musiciens, dont 30 percussionnistes, sont attendus. C'est dire. En plus, il faut s'attendre à plein de nouvelles tounes. Du jamais vu dans l'univers de Loco Locass, son concert le plus risqué, selon l'avis du groupe. Et la mise en scène n'a été confiée à personne: ni à Mouffe, ni à René-Richard Cyr. Ce soir au Métropolis à 21h.
«Ce concert pourra être vu comme une refonte de L'Osstidcho: on pourrait appeler ça "la tabarnak de gig" pour l'occasion», s'est aventuré à dire Batlam en milieu d'entrevue. Rien de moins. Peut-être bien qu'ils auront raison. Loin de s'asseoir sur leurs lauriers — ils auraient pu se contenter d'un petit concert boboche qui aurait tout de même pu être stimulant —, ils se sont donné la peine, les trois verbomoteurs. Ils annoncent même un spectacle marathon avec des apparitions de divers invités, de la poésie, du rap, bref, une version revue et augmentée de ce qu'ils savent faire le mieux: manifester sur le mode festif.
La liste des invités montre que des amitiés, Loco Locass en cultive plusieurs, et des pas piquées des vers: Pierre Falardeau, Fred Fortin, Urbain Desbois, Freeworm, Mononc' Serge, Les Frères Diouf, DJ Pocket, Zuruba, Alain Lamontagne, le jeune MC Séba, Kra-Z-Noize, Stéphane Moraille (une des chanteuses de Bran Van 3000) et Simon Claude. En plus de tout ça, il y aura d'autres invités, des surprises.
«On a plus d'amis qu'on a d'argent, lance Biz. Sans blague, on s'est demandé ce qu'on ferait avec les invités. Fallait-il inviter des gros noms pour flasher et remplir la salle ou inviter des gens de nos amis qu'on respecte?» Tout considéré, il s'agissait à tout prix, pour Loco Locass, de ne pas faire l'unanimité artistique en établissant la liste de ceux qui allaient être conviés à cette «orgie musicale».
«Musicalement parlant, poursuit Biz, c'est une revue de tout ce qui se fait à l'heure actuelle sur le globe.» Mais bon, ce ne sera pas la première fois que le Biz exagère, bien qu'il jure cette fois-ci ne galéjer qu'à peine. «Ce qui est le fun dans ce show-là, relance Chafiik, c'est que ça va être varié. Il va y avoir un effet zapping. C'est un show de rap, mais plein de tounes ne seront pas du rap.» Chafiik rappelle que Loco Locass est un groupe rassembleur qui valorise les mélanges de musiques. «Même s'il y a plein d'invités, chaque invité s'intègre à la pâte de manière admirable.»
Les trois fous du roi jurent n'avoir jamais travaillé autant en vue d'un concert. Malgré la diversité évidente des gens en présence, ils croient dur comme fer qu'une forme d'homogénéité sortira de cette aventure d'un soir. «Il va en résulter quelque chose de cohérent, une sorte de synthèse du Québec contemporain», résume Biz. Ça reste à voir, surtout lorsqu'on songe à un Alain Lamontagne qui va servir son folklore à la sauce rap.
Loco Locass souffre-t-il de mégalomanie? Pour Batlam, la relation avec L'Osstidcho semble évidente. «Il va aussi y avoir des monologues. Comme on a toujours pensé, Manifestif, c'est aussi la parole. Il y a un mélange de musiques et de propos pour communiquer le Québec d'aujourd'hui. Évidemment, ça fait que c'est politique encore une fois. Mais la politique, ça peut aussi être un [blip] de bon buzz.»
«Mais plus que jamais, c'est une extrapolation de ce qu'on essaie de faire depuis le début, précise Chafiik, le plus musicien des trois. Une parole politique qui rend le monde heureux, suivie d'un beat ou accompagnée d'un beat.» Cette dimension est d'autant plus urgente, pense Biz, que la morosité actuelle qui ronge la scène politique ne semble pas vouloir en démordre. «Les gens soupirent profondément dès que le mot "souveraineté" est prononcé dans une conversation publique. Ça n'a vraiment pas la cote. Les gens disent que le PQ est à jeter aux poubelles. En plus des scandales financiers, Groupaction, Le Pen qui passe en France... Il y a un cynisme ambiant. Il faut être d'autant plus festif que les gens badtripent.»
Le concert est pensé tel un film. «Il y a presque une histoire», révèle Chafiik, enchâssée entre les percussions et les discours. «On crée des associations qui font que le jeune qui voit ce show-là ne va pas se dire que la politique, c'est plate.»
Loco Locass est forcément heureux de voir qu'on lui a donné les moyens de ses ambitions. Pour la première fois, des projections vont accompagner la prestation du groupe, une partition visuelle qui prendra de l'importance au fur et à mesure qu'avancera la soirée. «C'est un méta-message. On a travaillé avec des projectionnistes», indique Biz.
En matière de quantité, c'est de loin le plus gros show que Loco Locass ait jamais réalisé. Conscient du privilège qui leur est accordé, Chafiik reconnaît que peu de groupes au Québec ont eu l'occasion de se faire donner les rênes d'une aussi grande production. Au total, plus de 50 musiciens, dont 30 percussionnistes, sont attendus. C'est dire. En plus, il faut s'attendre à plein de nouvelles tounes. Du jamais vu dans l'univers de Loco Locass, son concert le plus risqué, selon l'avis du groupe. Et la mise en scène n'a été confiée à personne: ni à Mouffe, ni à René-Richard Cyr. Ce soir au Métropolis à 21h.
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