Céréales, sexe et rock'n'roll
Pour les FrancoFolies, les Porn Flakes traduiront party en surboum
Au bout du fil, c'était frappant, Dan Georgesco parle comme Pag. Contact simple et sympa, débit pas pressé, mais avec le ton un peu étonné de celui qui se demande ce qui l'amène à l'autre bout du micro. Comme si c'était hors contexte, superflu. Pourquoi causer quand on peut jouer de la guitare? Et que dire des Porn Flakes sinon que c'est un «p'tit band de chums» où l'on joue du rock'n'roll pour le plaisir entre les engagements?
Si on en cause, de fait, c'est parce que l'affaire du «p'tit band de chums» a pris de l'ampleur. Méchamment. Après tout juste deux shows, le Rock'n'Roll Orgy 1 en mars au Nouveau Club Soda et le Rock'n'Roll Orgy 2 en mai au même endroit, voilà que le party des Porn Flakes est téléporté sur la grande scène extérieure des FrancoFolies de Montréal, dimanche 28 juillet à 21h et à 23h. Vertige? «Quand Laurent [Saulnier, programmateur en chef des scènes extérieures aux Francos] m'a envoyé un e-mail pour savoir si ça nous tentait de faire la grosse scène, j'ai dit: ayoye! Nous autres, ç'a commencé parce qu'on trippait ensemble, c'est tout.» Trippeux patenté depuis les beaux jours de Too Many Cooks, Georgesco n'est pas de ceux qui se laissent facilement démonter. Ses Flakes et lui ont dit oui. «Tant que ça reste le même fun, pourquoi pas?»
Les Porn Flakes, c'est Georgesco et Mike Plante, autre ancien des Cooks, aux guitares, avec Maurice Soso William à la basse (le pan de mur derrière Bigras) et l'ex-Zébulon Alain Quirion à la batterie, plus des invités sans compter. Au Soda, cela se passait à la va-comme-j'te-joue: sofa sur scène, chansons improvisées sur-le-champ, va-et-vient des invités selon l'humeur, les Flakes s'envoyaient du Rolling Stones et du Led Zep avec vigueur et entrain, inventant un formidable concept au passage: le karaoke pour pros, sans téléprompteur.
Les mêmes invités ont été conviés rue Sainte-Catherine, question de justice: «Au Soda, il n'y avait rien de prévu, les invités s'invitaient eux-mêmes, personne n'était payé. Là, comme on a un petit budget, c'est cool de pouvoir donner quelque chose à ceux qui sont venus tripper avec nous autres les premières fois.» Lulu Hughes y sera, bien sûr (trois des Flakes l'auront accompagné sur la même grande scène jeudi), mais aussi Polo, l'ex-Frère à ch'val, ainsi qu'Elizabeth Diaga: «Je ne sais pas si elle va reprendre son personnage de Super SlutÉ », de dire Georgesco en rigolant.
Francos obligent, le répertoire sera francoÉ à la Porn Flakes. «On va faire Les Cactus de Dutronc, mais avec des riffs de Sunshine Of Your Love de Cream mélangés dedans, ou Louise de Pag, avec un peu de Brown Sugar. C'est le même esprit.» Et si l'éventualité de plus en plus probable d'un disque se concrétise («C'est épeurant comme ça va vite dans la business, iciÉ »), les Flakes seront intraitables: lâchés lousses ils sont, lâchés lousses ils demeureront. «Ce serait cool, un disque, mais seulement si on peut l'enregistrer live, la même affaire.» Pas question de sessions en studio. «On en fait tous déjà assez pour d'autres. Ça, c'est notre récréation.» Deux heures de récré le même soir: ces gens-là sont inscrits à la bonne école.
Si on en cause, de fait, c'est parce que l'affaire du «p'tit band de chums» a pris de l'ampleur. Méchamment. Après tout juste deux shows, le Rock'n'Roll Orgy 1 en mars au Nouveau Club Soda et le Rock'n'Roll Orgy 2 en mai au même endroit, voilà que le party des Porn Flakes est téléporté sur la grande scène extérieure des FrancoFolies de Montréal, dimanche 28 juillet à 21h et à 23h. Vertige? «Quand Laurent [Saulnier, programmateur en chef des scènes extérieures aux Francos] m'a envoyé un e-mail pour savoir si ça nous tentait de faire la grosse scène, j'ai dit: ayoye! Nous autres, ç'a commencé parce qu'on trippait ensemble, c'est tout.» Trippeux patenté depuis les beaux jours de Too Many Cooks, Georgesco n'est pas de ceux qui se laissent facilement démonter. Ses Flakes et lui ont dit oui. «Tant que ça reste le même fun, pourquoi pas?»
Les Porn Flakes, c'est Georgesco et Mike Plante, autre ancien des Cooks, aux guitares, avec Maurice Soso William à la basse (le pan de mur derrière Bigras) et l'ex-Zébulon Alain Quirion à la batterie, plus des invités sans compter. Au Soda, cela se passait à la va-comme-j'te-joue: sofa sur scène, chansons improvisées sur-le-champ, va-et-vient des invités selon l'humeur, les Flakes s'envoyaient du Rolling Stones et du Led Zep avec vigueur et entrain, inventant un formidable concept au passage: le karaoke pour pros, sans téléprompteur.
Les mêmes invités ont été conviés rue Sainte-Catherine, question de justice: «Au Soda, il n'y avait rien de prévu, les invités s'invitaient eux-mêmes, personne n'était payé. Là, comme on a un petit budget, c'est cool de pouvoir donner quelque chose à ceux qui sont venus tripper avec nous autres les premières fois.» Lulu Hughes y sera, bien sûr (trois des Flakes l'auront accompagné sur la même grande scène jeudi), mais aussi Polo, l'ex-Frère à ch'val, ainsi qu'Elizabeth Diaga: «Je ne sais pas si elle va reprendre son personnage de Super SlutÉ », de dire Georgesco en rigolant.
Francos obligent, le répertoire sera francoÉ à la Porn Flakes. «On va faire Les Cactus de Dutronc, mais avec des riffs de Sunshine Of Your Love de Cream mélangés dedans, ou Louise de Pag, avec un peu de Brown Sugar. C'est le même esprit.» Et si l'éventualité de plus en plus probable d'un disque se concrétise («C'est épeurant comme ça va vite dans la business, iciÉ »), les Flakes seront intraitables: lâchés lousses ils sont, lâchés lousses ils demeureront. «Ce serait cool, un disque, mais seulement si on peut l'enregistrer live, la même affaire.» Pas question de sessions en studio. «On en fait tous déjà assez pour d'autres. Ça, c'est notre récréation.» Deux heures de récré le même soir: ces gens-là sont inscrits à la bonne école.
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