Voyage!
source théâtre de la dame de coeur - Le Centre d’interprétation des marionnettes baroques-Desjardins
Faut-il être touriste dans une ville étrangère pour s'obliger un beau matin, un dimanche en plus, à se lever aux aurores pour se rendre à un concert donné sur les bords d'un grand fleuve? Qu'en est-il aussi du statut de celui ou celle qui réserve année après année une journée (ou deux pour qui aborde ou déborde de Montréal) afin de visiter, au moment des grandes foules, les diverses institutions muséales que compte le Québec? Drôles d'idées, pourrait-on dire. Et pourtant, ils sont des milliers à se donner de tels projets. Bienvenue dans l'été culturel.
L'art — sa fréquentation et surtout sa compréhension, comme la satisfaction que l'on en retire — serait une aventure personnelle. Aux critères propres à chacun. Pourtant, il suffit de dire que les musées ouvrent leurs portes toutes grandes pour qu'il y ait foule et qu'ils soient nombreux à aller de station en station, sans même tenir compte du brouhaha inévitable lors d'une telle visite. Comme s'il y avait autant de plaisir à savoir la compagnie nombreuse qu'à goûter l'oeuvre qui est la cause d'un tel déplacement. Quelqu'un en douterait-il qu'il suffirait, pour le convaincre du contraire, de lui donner comme objectif de fréquenter le 23 mai prochain l'un ou l'autre de la centaine de musées qui se retrouvent sur le territoire québécois. Et, une semaine plus tard, il peut aussi, dans un geste de contre-vérification, répéter l'expérience en limitant cette fois son parcours au seul territoire du grand Montréal.
Une autre expérience aussi particulière est celle qui permettra à plusieurs d'entendre les sept Lacrymae de Dowland. Originellement publiées en 1604, elles seront interprétées par les Voix humaines accompagnées de Sylvain Bergeron. Pour le futur auditoire d'une telle oeuvre, quel fait a le plus d'importance: qu'elle date de l'année où Champlain abordait l'Amérique ou que le concert ait lieu à 7 heures un dimanche matin (celui du 20 juin prochain) dans la crypte de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours?
L'art, comme ses oeuvres, comme tous les objets de culture, profite du fait que, dans l'année, l'été soit une période où le temps libre permet à un plus grand nombre de fréquenter ou d'entendre ce qui, les autres jours, serait normalement réservé aux seuls initiés. Ou passionnés. Il faut dire que le mélange nature et culture donne toujours satisfaction, sans qu'il faille expliquer le résultat par la seule recherche de la facilité: irez-vous en juillet prochain entendre Dvorák à Lanaudière?
L'art — sa fréquentation et surtout sa compréhension, comme la satisfaction que l'on en retire — serait une aventure personnelle. Aux critères propres à chacun. Pourtant, il suffit de dire que les musées ouvrent leurs portes toutes grandes pour qu'il y ait foule et qu'ils soient nombreux à aller de station en station, sans même tenir compte du brouhaha inévitable lors d'une telle visite. Comme s'il y avait autant de plaisir à savoir la compagnie nombreuse qu'à goûter l'oeuvre qui est la cause d'un tel déplacement. Quelqu'un en douterait-il qu'il suffirait, pour le convaincre du contraire, de lui donner comme objectif de fréquenter le 23 mai prochain l'un ou l'autre de la centaine de musées qui se retrouvent sur le territoire québécois. Et, une semaine plus tard, il peut aussi, dans un geste de contre-vérification, répéter l'expérience en limitant cette fois son parcours au seul territoire du grand Montréal.
Une autre expérience aussi particulière est celle qui permettra à plusieurs d'entendre les sept Lacrymae de Dowland. Originellement publiées en 1604, elles seront interprétées par les Voix humaines accompagnées de Sylvain Bergeron. Pour le futur auditoire d'une telle oeuvre, quel fait a le plus d'importance: qu'elle date de l'année où Champlain abordait l'Amérique ou que le concert ait lieu à 7 heures un dimanche matin (celui du 20 juin prochain) dans la crypte de la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours?
L'art, comme ses oeuvres, comme tous les objets de culture, profite du fait que, dans l'année, l'été soit une période où le temps libre permet à un plus grand nombre de fréquenter ou d'entendre ce qui, les autres jours, serait normalement réservé aux seuls initiés. Ou passionnés. Il faut dire que le mélange nature et culture donne toujours satisfaction, sans qu'il faille expliquer le résultat par la seule recherche de la facilité: irez-vous en juillet prochain entendre Dvorák à Lanaudière?
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