Musée d'art contemporain - Une autre Amérique
L'art réécrit l'histoire d'un double continent
L'été venu, ou presque, du 28 mai au 5 septembre, le Musée d'art contemporain de Montréal propose une exposition exclusive, Nous venons en paix - Histoire des Amériques, réunissant 17 artistes qui partagent, par l'entremise de divers médiums, leur vision des grands moments de l'histoire des Amériques.
«On a beaucoup vu, au cours des dernières décennies, des oeuvres qui font référence à des épisodes peu connus de l'histoire, ou à ce que l'on appelle des petits récits. Je me suis dit qu'il serait intéressant, à ce stade-ci, de voir ce qu'il en est de la représentation des grands récits, soit les épisodes les plus connus qui ont marqué l'histoire des Amériques», explique Pierre Landry, conservateur de l'exposition pour le Musée d'art contemporain.
Avec des photos, peintures, vidéos, installations et autres oeuvres récentes créées par 17 artistes en provenance du Québec, du Brésil, d'Argentine, du Canada, du Chili, de la Colombie, de Cuba, des États-Unis et du Mexique, le visiteur pourra retracer les grandes lignes de l'histoire panaméricaine, allant de la traite des fourrures à la révolution cubaine, en passant par la guerre de sécession aux États-Unis et l'arrivée des filles du Roy au Québec.
Le musée n'étant pas un musée d'histoire, l'exposition Histoires des Amériques n'est pas basée sur la chronologie, mais plutôt sur les modes d'inscription de l'histoire. Néanmoins, l'horizon historique de chaque oeuvre apparaît clairement et il y a toutes sortes de thématiques qui se croisent dans l'exposition.
«Ce que je voulais, c'était mettre en relief la façon et les moyens employés par les artistes pour aborder l'histoire et mettre côte à côte, dans une espèce de "patchwork", les différents épisodes, ce qui est une façon différente de ce que l'on retrouve dans les manuels d'histoire et dans les films. Pour eux, l'histoire devient un matériau et en fragmentant le récit, en multipliant les temps, en faisant des téléscopages visuels, ils vont chercher des aspects moins connus de ces épisodes.»
Henri Venne
Depuis une dizaine d'années, Henri Venne, artiste québécois et professeur de l'Université du Québec à Montréal, poursuit une approche qui allie intimement photographie et peinture. À la base, sa technique consiste à faire une peinture en utilisant un émail. Il utilise ensuite la réflexion de la nature sur cet émail et en prend une photo, créant ainsi des oeuvres impressionnantes et originales.
Jusqu'au 5 septembre, le Musée d'art contemporain de Montréal lui consacre une exposition intitulée (D')après nature, réunissant huit dyptiques suggérant le va-et-vient entre le souvenir d'un instant passé et l'expérience de l'instant présent.
Où
Depuis quelques semaines et jusqu'au 17 octobre, le MAC présente Où, une nouvelle exposition de la collection réunissant une dizaine d'oeuvres acquises récemment et réalisées par autant d'artistes. Ces oeuvres précisent, de diverses façons, «où» se situe le spectateur dans son rapport avec l'oeuvre. Le public pourra y admirer notamment les travaux de Edward Burtinsky, Pierre Dorion, Alfredo Jaar, Rober Racine, Thomas Struth et Spencer Tunick.
Ginette Laurin, artiste en résidence
Au fil des ans, le Musée d'art contemporain de Montréal a créé une tradition en invitant un artiste à créer dans ses locaux. Pour sa dixième édition de résidence d'artiste, le MAC accueille la chorégraphe Ginette Laurin, une des plus importantes figures de la danse contemporaine au Québec, qui a créé il y a 20 ans la compagnie O Vertigo.
Pendant sa résidence, Ginette Laurin approfondira sa réflexion sur la résonance du double grâce à un projet d'installation-performance chorégraphique qui se formera sous les yeux des spectateurs.
Place à la magie !
Même si elle est à l'affiche depuis plusieurs mois, l'exposition Place à la magie! - Les années 1940, 1950 et 1960 au Québec continue d'attirer le public québécois au MAC. Avec plus de 50 oeuvres réalisées par les figures clés qui ont marqué l'esthétique contemporaine au Québec et ailleurs, l'exposition Place à la magie! convie les visiteurs à découvrir les développements des principaux courants de l'art contemporain. On y retrouve des oeuvres de Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Alfred Pellan, Jean McEwen, Paterson Ewen, Guido Molinari, Yves Gaucher, Charles Gagnon et plusieurs autres. Le public pourra y admirer leurs oeuvres représentatives respectives jusqu'en
mars 2007.
«On a beaucoup vu, au cours des dernières décennies, des oeuvres qui font référence à des épisodes peu connus de l'histoire, ou à ce que l'on appelle des petits récits. Je me suis dit qu'il serait intéressant, à ce stade-ci, de voir ce qu'il en est de la représentation des grands récits, soit les épisodes les plus connus qui ont marqué l'histoire des Amériques», explique Pierre Landry, conservateur de l'exposition pour le Musée d'art contemporain.
Avec des photos, peintures, vidéos, installations et autres oeuvres récentes créées par 17 artistes en provenance du Québec, du Brésil, d'Argentine, du Canada, du Chili, de la Colombie, de Cuba, des États-Unis et du Mexique, le visiteur pourra retracer les grandes lignes de l'histoire panaméricaine, allant de la traite des fourrures à la révolution cubaine, en passant par la guerre de sécession aux États-Unis et l'arrivée des filles du Roy au Québec.
Le musée n'étant pas un musée d'histoire, l'exposition Histoires des Amériques n'est pas basée sur la chronologie, mais plutôt sur les modes d'inscription de l'histoire. Néanmoins, l'horizon historique de chaque oeuvre apparaît clairement et il y a toutes sortes de thématiques qui se croisent dans l'exposition.
«Ce que je voulais, c'était mettre en relief la façon et les moyens employés par les artistes pour aborder l'histoire et mettre côte à côte, dans une espèce de "patchwork", les différents épisodes, ce qui est une façon différente de ce que l'on retrouve dans les manuels d'histoire et dans les films. Pour eux, l'histoire devient un matériau et en fragmentant le récit, en multipliant les temps, en faisant des téléscopages visuels, ils vont chercher des aspects moins connus de ces épisodes.»
Henri Venne
Depuis une dizaine d'années, Henri Venne, artiste québécois et professeur de l'Université du Québec à Montréal, poursuit une approche qui allie intimement photographie et peinture. À la base, sa technique consiste à faire une peinture en utilisant un émail. Il utilise ensuite la réflexion de la nature sur cet émail et en prend une photo, créant ainsi des oeuvres impressionnantes et originales.
Jusqu'au 5 septembre, le Musée d'art contemporain de Montréal lui consacre une exposition intitulée (D')après nature, réunissant huit dyptiques suggérant le va-et-vient entre le souvenir d'un instant passé et l'expérience de l'instant présent.
Où
Depuis quelques semaines et jusqu'au 17 octobre, le MAC présente Où, une nouvelle exposition de la collection réunissant une dizaine d'oeuvres acquises récemment et réalisées par autant d'artistes. Ces oeuvres précisent, de diverses façons, «où» se situe le spectateur dans son rapport avec l'oeuvre. Le public pourra y admirer notamment les travaux de Edward Burtinsky, Pierre Dorion, Alfredo Jaar, Rober Racine, Thomas Struth et Spencer Tunick.
Ginette Laurin, artiste en résidence
Au fil des ans, le Musée d'art contemporain de Montréal a créé une tradition en invitant un artiste à créer dans ses locaux. Pour sa dixième édition de résidence d'artiste, le MAC accueille la chorégraphe Ginette Laurin, une des plus importantes figures de la danse contemporaine au Québec, qui a créé il y a 20 ans la compagnie O Vertigo.
Pendant sa résidence, Ginette Laurin approfondira sa réflexion sur la résonance du double grâce à un projet d'installation-performance chorégraphique qui se formera sous les yeux des spectateurs.
Place à la magie !
Même si elle est à l'affiche depuis plusieurs mois, l'exposition Place à la magie! - Les années 1940, 1950 et 1960 au Québec continue d'attirer le public québécois au MAC. Avec plus de 50 oeuvres réalisées par les figures clés qui ont marqué l'esthétique contemporaine au Québec et ailleurs, l'exposition Place à la magie! convie les visiteurs à découvrir les développements des principaux courants de l'art contemporain. On y retrouve des oeuvres de Paul-Émile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Alfred Pellan, Jean McEwen, Paterson Ewen, Guido Molinari, Yves Gaucher, Charles Gagnon et plusieurs autres. Le public pourra y admirer leurs oeuvres représentatives respectives jusqu'en
mars 2007.
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