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Musée des beaux-arts de Montréal - Un été signé Cocteau

Pour célébrer le 40e anniversaire de la mort de Jean Cocteau (1898-1963), le Musée des beaux-arts de Montréal présente jusqu'au 29 août, la plus grande rétrospective à ce jour consacrée à cet artiste.

«Jean Cocteau est un artiste très connu du public et, à l'occasion de l'anniversaire de sa mort l'an dernier, le centre Pompidou de Paris a organisé l'exposition Jean Cocteau l'enfant terrible, qui a connu un grand succès. Il nous a paru intéressant de la faire découvrir aux Québécois», explique

Catherine Guex, du Musée des beaux-arts de Montréal.

Jean Cocteau, artiste français polyvalent et révolutionnaire, s'est adonné au siècle dernier à de nombreuses disciplines telles que la peinture, le dessin, la sculpture, la céramique, le cinéma, le théâtre, la prose romanesque, la poésie versifiée, la chanson et la danse.

Pour rendre hommage à son oeuvre, on a donc eu recours à une présentation multidisciplinaire qui invite le public à plonger dans le monde et l'époque de l'artiste. Au total, quelque 700 oeuvres, dont plusieurs inédites, sont présentées au public dans une scénographie particulièrement originale.

«C'est une exposition intéressante et très bien montée où l'on peut voir à la fois des dessins, des peintures, des sculptures, des photos et des extraits de films.» De plus, des documentaires sur Cocteau et son temps ainsi que des oeuvres d'artistes qui l'ont célébré permettront aux visiteurs de découvrir la personnalité artistique infiniment complexe de l'homme.

Acteur majeur de la vie culturelle du XXe siècle, Cocteau a su personnifier l'esprit de son temps et en incarne toutes les contradictions. Il est simultanément moderne et néoclassique, révolutionnaire et réactionnaire.

«Cocteau aime, défend et illustre le merveilleux, s'émerveille du féerique, ne craint pas certaines retombées romantiques et symbolistes, défend un retour à l'antique comme un paradoxal anti-académisme, chante les vertus d'un somnambulisme poétique contre la prétendue lucidité idéologique, mais se détourne de la psychanalyse, ne craint pas le lyrisme, s'amuse et caricature la géométrisation des formes généralisées de la modernité.»

Dürer, maître graveur

Parallèlement, dans le cabinet des dessins et estampes du MBAM se tient l'exposition consacrée au travail du maître graveur de la Renaissance allemande

Albrecht Dürer.

Cette exposition réunit 24 impressions des oeuvres les plus célèbres de Dürer, telles que La grande prostituée de Babylone, Les quatre cavaliers de l'Apocalypse, Saint Eustache, Adam et Ève, Le chevalier, la Mort et le Diable, Némésis, La Mélancolie et le portrait de Frédéric le Sage, grand-électeur de Saxe. Ces oeuvres ont été choisies pour cette occasion dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada. Cinq oeuvres tirées de la propre collection du Musée des beaux-arts de Montréal et une provenant d'une collection particulière montréalaise viennent compléter cette présentation qui se tiendra jusqu'au 8 août.

Le visiteur pourra y admirer des gravures sur bois, burin et un rare essai de gravure à l'eau forte qui retracent la carrière de l'artiste, de ses premières estampes dans les années 1490 à celles de sa maturité dans les années 1520.

Nelson Henricks

Pour sa septième édition, la série «Zone libre» du Musée des beaux-arts de Montréal présente, du 10 juin au 17 octobre 2004, une oeuvre nouvelle de l'artiste montréalais d'origine albertaine Nelson Henricks, intitulée Satellite.

Ce cinéaste, qui jouit d'une renommée internationale, s'intéresse au rapport interrogatif que l'être humain entretient avec la réalité. Pour illustrer son propos, il a puisé dans des images hétéroclites provenant de diverses sources pour composer une installation vidéo à deux bandes, d'une durée de dix minutes. «Projetées côte à côte, ces deux sources d'images se lisent comme une métaphore visuelle des deux hémisphères du cerveau et de toutes autres choses bicéphales et bilingues.»

Enfin, du 10 juin au 3 octobre 2004, une quarantaine d'oeuvres canadiennes récentes acquises au cours des dix dernières années et qui témoignent de la diversité stylistique de l'art contemporain sont groupées de manière à former un parcours thématique et présentées dans l'exposition Repères: art canadien contemporain, dix ans d'acquisition.
 
 
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