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    Les femmes d’Hollywood se mobilisent contre le harcèlement sexuel

    2 janvier 2018 23h22 | Brian Knowlton - Agence France-Presse à Washington | Actualités culturelles
    Le projet «Time’s Up» («C’est fini») est lancé à l’issue d’une année marquée par une avalanche d’accusations d’agressions sexuelles dans le sillage de l’affaire Weinstein.
    Photo: Kevin Winter / Getty Images North America / Agence France-Presse Le projet «Time’s Up» («C’est fini») est lancé à l’issue d’une année marquée par une avalanche d’accusations d’agressions sexuelles dans le sillage de l’affaire Weinstein.

    Plus de 300 actrices ou femmes scénaristes, metteuses en scène et autres personnalités du cinéma ont lancé lundi un projet destiné à permettre de lutter concrètement contre le harcèlement sexuel, aussi bien à Hollywood que dans d’autres métiers moins glamour.

     

    Le projet « Time’s Up » (« C’est fini ») est lancé à l’issue d’une année marquée par une avalanche d’accusations d’agressions sexuelles dans le sillage de l’affaire Weinstein, qui ont provoqué la chute de personnages influents dans le monde du spectacle, des médias et de la politique et ont conduit entreprises et administrations à revoir leurs réglementations anti-harcèlement.

     

    Dans une lettre ouverte publiée sur son site, « Time’s Up » annonce la création d’un fonds destiné à financer un soutien légal pour les femmes et hommes victimes de harcèlement sexuel au travail. L’organisation a déjà recueilli plus de 13 des 15 millions de dollars qu’elle s’était fixée comme montant pour ce fonds.

     

    « Souvent, le harcèlement persiste parce que les harceleurs ne payent jamais les conséquences de leurs actes », explique le groupe dans une « lettre de solidarité » sur son site.

     

    Cette lettre, qui commence par « Chères sœurs » et se termine par « solidairement », a également été publiée sur une pleine page dans le New York Times et dans le journal en langue espagnole La Opinion.

     

    Elle compte notamment parmi ses signataires les actrices Cate Blanchett, Ashley Judd, Natalie Portman et Meryl Streep, la présidente de Universal Pictures Donna Langley, mais aussi l’écrivaine féministe Gloria Steinem, l’avocate et ex-chef de cabinet de Michelle Obama Tina Tchen et la co-présidente de la Fondation Nike Maria Eitel.

     

    Serveuses, domestiques, ouvrières

     

    Le projet vise principalement ceux dont les emplois mal payés ne leur permettent pas de se défendre, travailleurs de l’agriculture, domestiques, concierges, ouvrières et serveuses.

     

    « Nous incitons vivement les médias qui couvrent les révélations de personnalités d’Hollywood à consacrer autant de temps à la myriade d’expériences vécues par des personnes employées dans des secteurs moins glamour et valorisés », indique le mouvement des femmes d’Hollywood.

     

    Il apporte son soutien à « chaque femme employée dans le secteur de l’agriculture qui a dû repousser les avances de son patron, chaque domestique qui a tenté d’échapper à un invité agressif, chaque garde de nuit enfermée la nuit dans un immeuble avec un supérieur prédateur, chaque serveuse pelotée par un client et supposée prendre ça avec le sourire ».

     

    Le mois dernier, le p.-d.g. de Ford Jim Hackett avait présenté ses excuses aux employés de deux usines de Chicago, promettant des changements après la publication d’un article du New York Times rapportant des faits de harcèlement sexuel et d’abus présumés dont des salariées du constructeur automobile auraient été victimes.

     

    «Time’s Up» appelle également à ce qu’il y ait plus de femmes en position de pouvoir, ainsi qu’à des salaires et opportunités pour les femmes égales à ceux des hommes dans le secteur du cinéma. « Nous nous engageons également à continuer à pousser pour de réels changements dans notre propre domaine, afin de faire de l’industrie du show-business un endroit sûr et équitable pour tous », ajoute la lettre.

     

    L’organisation, qui s’est formée à la mi-décembre et s’est d’abord appelée Commission sur le harcèlement sexuel et l’égalité professionnelle » avant de changer de nom, appelle également les femmes qui participeront à la soirée des Golden Globes dimanche 7 janvier à porter du noir, en signe de protestation contre les inégalités raciales et le sexisme.













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