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    Menaces de suppression de sorties culturelles à l’école

    Les organismes culturels protestent

    Le 1er décembre dernier, les cinq commissions scolaires francophones et anglophones de Montréal demandaient au gouvernement de «moderniser» le concept de gratuité scolaire et menaçaient d’éliminer tous les extras entraînant des frais, y compris les activités culturelles.
    Photo: iStock Le 1er décembre dernier, les cinq commissions scolaires francophones et anglophones de Montréal demandaient au gouvernement de «moderniser» le concept de gratuité scolaire et menaçaient d’éliminer tous les extras entraînant des frais, y compris les activités culturelles.

    Plusieurs regroupements d’artistes ont protesté cette semaine contre la menace des commissions scolaires de supprimer les activités culturelles l’an prochain, pour éviter de facturer des frais supplémentaires aux parents.

     

    Vendredi, c’était au tour du Conseil québécois du théâtre de s’inquiéter de cette menace, et de faire appel à la ministre de la Culture du Québec, Marie Montpetit, et au ministre de l’Éducation du Québec, Sébastien Proulx, pour qu’ils interviennent dans ce dossier.

     

    Le 1er décembre dernier, les cinq commissions scolaires francophones et anglophones de Montréal demandaient au gouvernement de « moderniser » le concept de gratuité scolaire et menaçaient d’éliminer tous les extras entraînant des frais, y compris les activités culturelles. Les commissions scolaires réagissaient pour leur part à la décision de la Cour supérieure d’accepter une action collective de parents qui se plaignent des frais supplémentaires qu’on leur réclame pour diverses activités de leurs enfants dans le cadre scolaire.

    Depuis qu’elle a été autorisée, cette action collective inquiète les diffuseurs. Ils seront les premiers à subir les impacts de la décision des commissions scolaires de couper dans les services supplémentaires aux élèves, dont les sorties culturelles.
    Julie-Anne Richard, directrice générale du Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis
     

    Plus tôt la semaine dernière, le Regroupement québécois de la danse y allait lui aussi de son communiqué pour demander aux ministres de déclencher « une vaste réflexion sur l’école publique pour maintenir l’accès des jeunes aux sorties culturelles ».

     

    De son côté, le Réseau indépendant des diffuseurs d’événements artistiques unis (RIDEAU) s’inquiète des conséquences de l’autorisation de l’action collective sur l’accès des jeunes aux sorties culturelles. « Depuis qu’elle a été autorisée, cette action collective inquiète les diffuseurs. Ils seront les premiers à subir les impacts de la décision des commissions scolaires de couper dans les services supplémentaires aux élèves, dont les sorties culturelles », disait la directrice générale du RIDEAU, Julie-Anne Richard. Le président du conseil d’administration, Jacques Pineau, a rappelé l’importance de l’arrimage entre éducation et culture, arrimage qu’ont soutenu plusieurs organismes venus déposer leur mémoire aux audiences sur la Politique culturelle. « On a là un parfait exemple de ce que le manque de reconnaissance de la place essentielle de la culture dans nos écoles a comme impact », a-t-il dit.

     

    Pour sa part, Marie B. Deschamps, l’attachée de presse du ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, a répété ce que le ministre avait déjà dit en Chambre à ce sujet.

     

    « Ça fait effectivement des années que la question de la gratuité revient, et ça revient de rentrée en rentrée », a-t-il reconnu. « Il faut se trouver une façon d’uniformiser tout ça », a-t-il ajouté ensuite.

     

    Le ministre a d’ailleurs mandaté un comité, qui a été boycotté depuis par les commissions scolaires, pour trouver des solutions à ce sujet. Ce comité doit rendre son rapport le 15 décembre.

     

    Mme Deschamps affirme par ailleurs, au nom du ministre, que « tout devrait être réglé » à l’automne, sans donner plus de détails.













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