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    L’ACTRA veut accélérer le traitement des plaintes pour harcèlement sexuel

    Toronto — Le syndicat des acteurs canadiens a annoncé, vendredi, qu’il avait décidé d’accélérer son processus de traitement des plaintes pour harcèlement et agressions sexuels. Lors d’une discussion sur le sujet organisée vendredi par l’organisation derrière le Festival international du film de Toronto, Theresa Tova, la présidente de la section torontoise de l’Alliance of Canadian Cinema, Television and Radio Artists (ACTRA), a présenté une série de mesures adoptées immédiatement par le syndicat alors qu’il travaille avec d’autres intervenants du milieu sur des stratégies à long terme. Parmi ces mesures figure le projet de traiter les allégations les plus graves en moins de 48 heures. L’ACTRA a aussi renommé sa ligne téléphonique d’urgence, qui permet à ses membres de dénoncer des situations abusives sous le couvert de l’anonymat, afin d’y ajouter l’expression « harcèlement sexuel » et a augmenté sa visibilité, encourageant ses membres à appeler s’ils avaient un problème dont ils souhaitaient discuter. Mme Tova a précisé que les appels étaient directement transmis à un conseiller, au directeur général ou à un employé. Elle a ajouté que beaucoup de membres téléphonaient maintenant pour rapporter des situations dont ils n’avaient jamais parlé auparavant et que certaines plaintes étaient déjà en cours de traitement. Theresa Tova a indiqué que l’ACTRA avait aussi embauché un avocat spécialisé en droits de la personne ayant travaillé au sein de l’industrie afin de fournir des conseils aux plaignants et de les guider dans leur démarche. Avoir une ligne téléphonique d’urgence permettant de faire immédiatement bouger les choses est essentiel dans un milieu où les victimes de harcèlement ou d’agressions sexuels doivent souvent continuer de travailler avec leur agresseur pendant que leur plainte fait l’objet d’un examen, a souligné l’actrice et cinéaste Nicole Stamp, qui animait la discussion. Des représentants de la Guilde canadienne des réalisateurs et de la Canadian Media Producers Association ont également participé à la discussion de vendredi. Ils avaient aussi assisté à une réunion sur les inconduites sexuelles dans l’industrie en compagnie de délégués de l’ACTRA et d’autres intervenants la semaine dernière.













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