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    La culture européenne à nos portes

    Quatre institutions culturelles se regroupent pour former une antenne d’EUNIC à Montréal

    La directrice du Goethe-Institut de Montréal, Katja Melzer (à gauche)
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La directrice du Goethe-Institut de Montréal, Katja Melzer (à gauche)

    EUNIC, le réseau culturel de l’Union européenne, aura désormais une antenne officielle à Montréal. Et c’est la directrice du Goethe-Institut de Montréal, Katja Melzer, qui en est la présidente. Cette antenne officialisera les activités entamées à ce jour par les différentes communautés européennes de Montréal. Elles avaient par exemple lancé en 2005 le site Lisez l’Europe, ce lieu de rassemblement des différentes littératures qui animent les pays européens.

     

    Le regroupement EUNIC, pour European Union National Institutes for Culture, a été créé à Bruxelles en 2006 pour permettre à ses partenaires de différents pays de développer des partenariats et de travailler ensemble. Ultimement, ces partenaires souhaitent devenir, d’ici 2025, incontournables pour la diffusion, la recherche et la formation de la diplomatie culturelle européenne. Le réseau représente présentement les 28 États de l’Union européenne, et réunit 36 institutions culturelles et antennes de diplomatie culturelle. Il chapeaute également une centaine de regroupements d’organismes à travers le monde, qui proposent des projets transnationaux. Après l’Union européenne politique et économique, voici donc l’Union européenne culturelle.

     

    À Montréal, le regroupement réunit désormais l’Istituto Italiano di Cultura, le forum culturel autrichien, le consulat général de France au Québec et le Goethe-Institut. Il est ouvert à l’idée de recevoir d’autres partenaires, et est entre autres désireux de collaborer avec le milieu universitaire.

     

    Concrètement, il s’agit de mettre en commun ses ressources, explique Katja Melzer.

     

    Du côté allemand, le Goethe-Institut s’intéresse particulièrement à la mise en valeur de ses archives numérisées. La collection digitale de la Bibliothèque nationale allemande, par exemple, mériterait d’être davantage connue, relève Marie-Pierre Poulin, directrice de l’information et de la bibliothèque du Goethe-Institut. Du côté italien, on pense aussi à mettre en valeur les archives numériques. « Cela pourrait se faire en architecture, par exemple, avec les archives de l’architecture ancienne et de l’architecture moderne », poursuit Mme Melzer.

     

    Lisez l’Europe

     

    C’est en 2005, alors que Montréal avait été nommée capitale mondiale de la littérature par l’UNESCO, que les institutions culturelles européennes avaient lancé Lisez l’Europe. Lisez l’Europe compte désormais un cercle de lecture et propose des événements et des rencontres d’auteurs dans les librairies. En octobre, deux livres ont été mis en partage : Un, personne et cent mille, de l’auteur italien Luigi Pirandello, et Cox ou la course du temps, de l’Autrichien Christoph Ransmayr. Les ouvrages sont généralement proposés en version française et en version anglaise.

     

    Des rencontres sont également organisées informellement par les institutions culturelles pour célébrer l’Eurovision, ce concours de chant organisé entre les pays d’Europe. Mais EUNIC veut désormais ratisser plus large, et organiser des événements et des échanges dans tous les domaines culturels. La présence d’antennes d’EUNIC à Toronto et à Ottawa pourrait permettre par exemple d’inviter des artistes ou des professeurs en tournée.

     

    En 2009, un regroupement EUNIC-Canada a déjà vu le jour, mais le siège social d’EUNIC, à Bruxelles, a décidé en 2015 de travailler désormais avec des regroupements locaux plutôt que nationaux.

     

    En participant à EUNIC-global, les institutions culturelles européennes au Québec suivront davantage les thématiques énoncées au siège social de Bruxelles. « En 2018, la thématique tournera autour du patrimoine culturel », dit Mme Melzer. On devrait aussi parler d’espaces urbains, de culture de participation de réchauffement climatique. « Ce sont vraiment les gros sujets. Avec EUNIC, c’est la même approche », dit Mme Melzer.













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