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    Le milieu de l'art numérique veut se regrouper

    Montréal est reconnue en tant que leader mondial du domaine… mais pas ici, dit-on

    Le Centre de technologie, d'art et de jeux de l'Université Concordia
    Photo: François Pesant Le Devoir Le Centre de technologie, d'art et de jeux de l'Université Concordia

    Rallier les troupes d’ici un an pour se donner une voix forte : voilà l’objectif que se donnent les acteurs montréalais du milieu de l’art et de la créativité numériques pour « corriger le manque de notoriété » de ce secteur.

     

    « Un peu partout dans le monde, dans les événements majeurs, on remarque qu’il y a beaucoup de projets qui viennent de Montréal, soulignait Hugues Sweeney mardi matin en rencontre de presse. Mais quand on revient de ces événements, le grand public, les décideurs et les médias ne sont pas au courant » de ces succès.

     

    Devant ce constat d’un « secret bien gardé », le coprésident de la commission Montréal numérique (une création de Culture Montréal) fait valoir qu’il « faut rallier les forces et regrouper les acteurs » pour créer un milieu capable de parler d’une voix forte.

     

    Ce projet est au coeur d’une déclaration commune dévoilée mardi dans le cadre de l’événement Hub Montréal. « Ce n’est pas un texte qui conclut, mais un texte qui commence » le travail, a noté M. Sweeney.

     

    La déclaration part du postulat que « Montréal fait assurément partie du peloton de tête mondial de l’art et de la créativité numériques » pour mettre la table à une année de réflexion qui débouchera sur un plan d’action et une structure de représentation pour les acteurs du milieu.

     

    « Se regrouper contribue à avoir une écoute politique et ne pourra que mener à une [plus grande] reconnaissance », pense Eva Quintas, porte-parole des signataires de la déclaration — mais aussi artiste et consultante en développement culturel. Au chapitre des bénéfices d’une action concertée, on cite la facilité d’intervenir dans les dossiers touchant les droits d’auteur, la distribution, l’accès, la découvrabilité…

     

    Quelle forme prendra ce regroupement ? « C’est à définir, a indiqué l’autre coprésident de la commission, Alain Saulnier. Culture Montréal va participer à cette opération, mais on souhaite que ça puisse voler de ses propres ailes. »

     

    La commission estime que l’initiative arrive à point nommé, dans le contexte du dépôt prochain des plans d’action de Montréal (politique de développement culturel 2017-2022) et Québec (politique culturelle), de même que de la réflexion que mène Ottawa sur sa politique culturelle. « Nous ne sommes pas en retard, les astres sont bien alignés », juge M. Saulnier.

     

    Quatre rendez-vous seront tenus au cours de la prochaine année pour élaborer le plan d’action souhaité.













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