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    Penser le Québec culturel à l'étranger

    Montréal a démontré son «potentiel» pour obtenir le statut de Ville UNESCO de design en 2006. Sur la photo, on aperçoit le quartier Griffintown. 
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Montréal a démontré son «potentiel» pour obtenir le statut de Ville UNESCO de design en 2006. Sur la photo, on aperçoit le quartier Griffintown. 

    Il n’y a pas d’absolue nécessité de se démarquer pour percer sur la scène internationale en matière de culture. Il faut surtout être ouvert, tendre la main et être déterminé à emprunter de nouveaux chemins. C’est entre autres ce qui se dégageait mercredi des échanges à la table ronde organisée par la chaire Fernand-Dumont sur la culture, et intitulée « Mettre le Québec sur la map : comment positionner la culture québécoise sur la scène internationale ».

     

    De la ville de Montréal, Stéphanie Jecrois a raconté par exemple que la métropole avait surtout à démontrer son « potentiel » pour obtenir le statut de Ville UNESCO de design en 2006. « Ça n’était pas une consécration », précise-t-elle, mais plutôt une indication « du désir de se développer » de la ville en matière de design. Ce désir de se développer peut s’incarner dans des institutions, des écoles ainsi qu’une masse critique de créateurs. « Il y a 25 000 designers à Montréal. »

     

    Mais plus encore que sur la scène internationale, c’est sur le plan local que cette appellation a eu un effet, poursuit Mme Jecrois. Mentionnons notamment l’établissement de concours de design et d’architecture, ainsi que diverses ententes avec des commerces, qui ont d’ailleurs servi de modèle sur la scène internationale.

     

    Pour Chantal Pontbriand, commissaire et critique d’art contemporain, qui a vécu longtemps à l’étranger, la culture est synonyme d’hybridité, donc le contraire de ce à quoi on associe l’idée d’identité. Or ici, à Montréal, où Chantal Pontbriand est revenue vivre récemment, l’identité demeure une question à la fois importante et problématique. Pour elle, il ne faut pas passer trop de temps à se chercher à tout prix une « étiquette » québécoise. Il faut, au contraire, jeter des ponts, se trouver des affinités, dans une démarche qu’elle associe, tout simplement, à celle de l’amitié.

     

    L’heure est d’ailleurs, on le sait, à l’interdisciplinarité tous azimuts dans le monde de l’art. Les danseurs présentent des expositions, les photographes participent à des installations. Ainsi, il est impossible d’associer une ville à une seule discipline. Montréal peut tout à la fois être un centre en danse, en cirque, en cinéma ou en littérature. Chantal Pontbriand travaille présentement à un événement international pour Montréal, Sphères, auquel elle appliquerait le principe selon lequel le visiteur devient un « activateur », et où des oeuvres se créent en interaction avec lui.













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