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    20 millions pour le Conseil des arts de Montréal, promettent les candidats

    S'il est réelu, Denis Coderre promet qu’une fois le plan d’aménagement du Quartier des spectacles achevé en 2019, la ville s’attaquera à la revitalisation du Quartier latin.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir S'il est réelu, Denis Coderre promet qu’une fois le plan d’aménagement du Quartier des spectacles achevé en 2019, la ville s’attaquera à la revitalisation du Quartier latin.

    Peu importe le gagnant aux prochaines élections municipales, le Conseil des arts de Montréal (CAM) verra son budget augmenter du quart pour passer à 20 millions de dollars. La hausse est promise par les deux principaux candidats à la mairie de la ville, Denis Coderre, le maire en poste, et Valérie Plante, l’aspirante mairesse.

     

    La tête d’affiche d’Équipe Projet Montréal s’engage à hausser le budget de l’organisme pour le faire passer d’environ 14,5 millions à 20 millions dès sa première année de pouvoir. Sa formation l’indexerait au taux de l’inflation les années suivantes.

     

    Denis Coderre ne vise pas 20 millions en 2018, tout en souhaitant atteindre cet objectif assez rapidement. « On est d’accord pour augmenter le financement, mais il faut considérer la capacité de payer, dit-il. Il faut réfléchir à d’autres sources de revenus. On peut penser à 20 millions pour 2020-2021. »

     

    Les promesses ont été faites jeudi soir dans le cadre du Rendez-vous culture avec les candidats à la mairie organisé par Culture Montréal. L’exercice, animé par le journaliste de Radio-Canada Michel Désautels, a attiré quelques dizaines de personnes au Monument-National. Plusieurs questions avaient été suggérées par le public avant la rencontre, qui ne prenait pas la forme d’un débat.

     

    Les leaders étaient accompagnés par leurs candidats désignés pour les dossiers culturels. Christine Gosselin se présente dans Rosemont–La Petite-Patrie pour Équipe Projet Montréal. Marie-Josée Parent est candidate dans Verdun pour Équipe Denis Coderre pour Montréal.

     

    Aspects pratiques

     

    Les questions portaient parfois sur des aspects très pratiques, l’uniformisation des cartes d’accès aux différentes institutions de la ville ou les taxes foncières qui étouffent certains ateliers d’artistes.

     

    Il a été question du Théâtre de Verdure, site estival dans le parc Lafontaine, fermé depuis quatre ans. L’arrondissement de Ville-Marie est administré par Projet Montréal, et la formation a dû défendre cette négligence apparente. « C’est un voeu de mettre les équipements à niveau, a expliqué Mme Gosselin. Mais la rénovation va se faire. »

     

    Le maire Coderre reconnaît les retards, voudrait « que ça aille beaucoup plus vite » et promet que « ça va se faire ».

     

    Et pourquoi ne pas taxer les panneaux publicitaires pour financer la culture, comme le font Vancouver et Toronto ? a demandé l’animateur. « Je suis en faveur des redevances, mais ne veux pas me limiter aux panneaux », a répondu Mme Plante tandis que sa candidate ajoutait qu’il ne fallait pas non plus devenir dépendant des redevances, alors que l’objectif devrait être de s’en débarrasser.

     

    Denis Coderre, lui, n’est pas prêt à aller du côté d’une taxe sur l’affichage, tout en explorant d’autres sources de revenus. Il a évoqué le milieu touristique, en expansion. « Je veux un effort pérenne, récurrent, qui va nous donner une capacité progressiste », a-t-il résumé.

     

    Mme Plante a critiqué la loi 121, qui accorde le statut de métropole à Montréal, par exemple pour les sources de revenus toujours trop liées aux taxes foncières, selon elle.

     

    Le maire a défendu son bilan en disant d’ailleurs que, quand il s’est présenté il y a quatre ans, il avait « mal à Montréal », mais pas à la culture de la ville, a-t-il ajouté. Son administration a notamment ajouté 500 000 $ par année au budget du CAM.

     

    Il promet qu’une fois le plan d’aménagement du Quartier des spectacles achevé en 2019, avec l’îlot Clark, la ville s’attaquera à la revitalisation du Quartier latin, notamment de la bibliothèque Saint-Sulpice, à l’abandon depuis des années.

     

    Le parti dans l’opposition s’engage pour sa part à nommer un responsable de la vie nocturne pour harmoniser les usages. « Il faut aussi une charte, comme plusieurs villes européennes l’ont fait », explique Mme Gosselin.
     













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