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    Paris

    La bibliothèque Gaston-Miron va déménager

    Québec renouvelle son entente avec la Sorbonne Nouvelle

    7 septembre 2017 | Christian Rioux - Correspondant à Paris | Actualités culturelles
    Il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement, dit Line Beauchamp, mais de «dessiner une nouvelle entente qui s’étalera sur dix ans». 
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement, dit Line Beauchamp, mais de «dessiner une nouvelle entente qui s’étalera sur dix ans». 

    Il y a cinq ans, le principal fonds documentaire québécois en Europe avait été sauvé de justesse. Hébergés depuis toujours par la délégation générale du Québec à Paris, les 18 000 ouvrages de la bibliothèque Gaston-Miron qu’on avait un temps envisagé de déménager dans un tout nouveau centre culturel québécois avaient finalement été transférés à la Sorbonne Nouvelle (Paris 3), dans le 5e arrondissement. Cette entente d’une durée de cinq ans sera renouvelée et même élargie, ont annoncé mercredi à Paris la déléguée générale du Québec en France, Line Beauchamp, et le président de la Sorbonne Nouvelle, Carle Bonafous-Murat. Le fonds québécois, qui demeure la propriété du Québec et dont celui-ci assume les frais, sera notamment intégré au catalogue des bibliothèques universitaires françaises (SUDOC), qui regroupe 158 établissements et 1500 bibliothèques.

     

    Il ne s’agit pas seulement d’un renouvellement, dit Line Beauchamp, mais de « dessiner une nouvelle entente qui s’étalera sur dix ans ». Cela signifie dans l’immédiat que la bibliothèque quittera le Quartier latin pour déménager dès la rentrée 2019 dans les nouveaux locaux de l’université, dans le quartier Picpus, près de la place de la Nation. Les responsables promettent que ces nouvelles installations, dessinées par l’architecte Christian de Portzamparc, permettront à la bibliothèque de jouir de plus d’espace pour des animations et la consultation des ouvrages. Actuellement, seuls les ouvrages littéraires sont en libre accès. La collection de sciences humaines n’est en effet disponible que sur demande. Le déménagement devrait aussi permettre d’augmenter les heures d’ouverture, promet-on.

     

    Un pôle d’études québécoises

     

    L’entrée dans le catalogue français « donnera une visibilité nationale et internationale » aux livres québécois puisque les chercheurs étrangers y auront accès, souligne Brigitte Auby-Bucherie. La directrice des bibliothèques de Paris 3 reconnaît que les prêts ont seulement doublé en cinq ans. Ce qui n’était pas difficile puisqu’à la délégation, ils étaient très peu nombreux. Mais l’entrée dans le catalogue national devrait changer tout ça, croit-elle.

     

    Selon Line Beauchamp et Carle Bonafous-Murat, le renouvellement de cette entente vise à consolider à la Sorbonne Nouvelle un véritable « pôle d’études québécoises ». Un pôle dont les moyens demeurent néanmoins très limités pour l’instant. Depuis 2007, l’université abrite la Chaire d’études du Québec, qui accueille un universitaire québécois pendant quelques mois chaque année. Depuis 2012, un Centre d’études québécoises a aussi vu le jour. Même si ce « centre » n’accueille là aussi d’un seul professeur.

     

    Le président de la Sorbonne Nouvelle, Carle Bonafous-Murat, se félicite de la « confiance que le gouvernement du Québec » accorde à son université et y voit « un geste politique important ». Il prédit que, dans dix ans, on renouvellera cette entente pour 20 ans de plus. L’opération devrait coûter 350 000 $ sur dix ans au ministère des Relations internationales du Québec. Il s’agit d’une augmentation de 25 % du budget, qui servira surtout à faire entrer les ouvrages dans le répertoire français.













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