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    L’extrême densité de la planète Festif

    24 juillet 2017 | Alexandre Shields à Baie-Saint-Paul | Actualités culturelles
    Alaclair a eu droit à son spectacle surprise samedi sur un vieux Dodge Charger de 1976 stationné en plein milieu de la rue.
    Photo: Caroline Perron Photographies Alaclair a eu droit à son spectacle surprise samedi sur un vieux Dodge Charger de 1976 stationné en plein milieu de la rue.

    Édition d’extrême densité que cette huitième mouture du Festif de Baie-Saint-Paul, une machine musicale de mieux en mieux huilée, surprenante et créative. Un rendez-vous convivial qui devrait d’ailleurs en inspirer d’autres, tant la formule a de quoi se renouveler, année après année.

     

    Lisa LeBlanc, invitée de la grande scène samedi soir, l’a d’ailleurs souligné sans hésiter. « Je suis vendue depuis la première fois que je suis venue, il y a trois ans. C’est un de mes festivals préférés, avec ceux de Tadoussac et de Petite-Vallée. Ça se sent qu’ils sont passionnés », a lancé la Néo-Brunswickoise, rencontrée alors qu’elle préparait la liste des chansons livrées devant environ 4000 personnes en soirée.

     

    « Ils ne font pas qu’inviter des artistes. Ils prennent des risques. Ils font des prestations-surprises et ils programment beaucoup d’artistes émergents. C’est très important, pour lancer une carrière, que quelqu’un te donne une première chance », a ajouté celle qui a plusieurs festivals à son actif, même si elle n’a que 26 ans.

     

    Lisa LeBlanc, née dans un petit village des Maritimes, salue aussi le fait que le Festif soit né de la volonté de jeunes de Charlevoix. « Des jeunes de la place qui restent dans leur région pour faire un festival comme celui-là, c’est un exemple à suivre. »

     

    Il faut aussi noter que, dans ce cas, le simple fait de convaincre les élus et la population de Baie-Saint-Paul de permettre la tenue d’un tel événement a relevé, à certains égards, du miracle. Ne reste plus qu’à convaincre la municipalité de piétonniser le centre-ville le temps du Festif, pour les quelque 35 000 personnes qui sillonnent alors les rues.

     

    De la scène à la rue

     

    Cette année, on voyait, on entendait et on sentait partout que la recette festive est devenue une belle et surprenante machine à fabriquer du bonheur pour mélomanes. Un feu roulant de bonnes idées.

     

    Sur la grande scène, évidemment, avec un beau, très beau triptyque samedi soir. Crescendo d’émotions en prime. La foule, visiblement réceptive, a d’abord salué un Bernard Adamus passablement brouillon, sans plus. Mais elle a surtout accueilli avec joie une Lisa LeBlanc qui a joué sur tous les tableaux, de la très rock Ace of Spades, reprise de Motörhead, à la très douce Kraft Dinner.

     

    La table était mise, et de belle façon, pour un Daniel Bélanger sous les étoiles d’un ciel finalement clément. Entre Sortez-moi de moi, Spoutnik, Le parapluie et Tu peux partir, tout y était, comme toujours. On y aurait passé la nuit.

     

    Nuits et surprises

     

    La nuit, toutefois, se passe plutôt du côté du sous-sol de l’église et des chapiteaux tout autour, sans oublier les fanfares nocturnes. Le menu est riche, et les grappes de festivaliers éméchés ont trouvé leur compte. Des exemples ? Quelques solides prestations de valeurs sûres, dont Groovy Aardvark, Loco Locass, Qualité Motel, Karim Ouellet ou encore Alaclair Ensemble. Ça dansait encore après 3 h du matin.

     

    La bande d’Alaclair a également eu droit à son « spectacle-surprise », formule toujours intéressante qui consiste à annoncer une heure à l’avance la tenue d’une courte prestation dans un lieu, souvent méconnu et toujours insolite, de Baie-Saint-Paul, via une application mobile.

     

    Pour Alaclair, cela se passait samedi sur un vieux Dodge Charger de 1976, stationné en plein milieu de la rue. Pour Vincent Vallières, il y avait foule, ça débordait de partout dans la cour de Kim, une résidante de la municipalité. Il y a aussi eu le « bus festif », où une poignée de festivaliers ont pu venir danser sur un « DJ set » de Valaire, puis de Karim Ouellet.

     

    Et dans ce décor riverain du Saint-Laurent, on apprécie chaque année les spectacles au quai de Baie-Saint-Paul, avec L’Isle-aux-Coudres en toile de fond. Cette année, outre l’excellent spectacle solo de Louis-Jean Cormier, on a eu droit à Philippe B et Timber Timbre en clôture, dimanche.

     

    Édition d’extrême densité, disions-nous ? On ne saurait imaginer un menu plus dense, en fait, tant le parcours du festivalier revêt des airs de marathon musical. Le beau problème. Mais on attend la neuvième édition, pour être surpris de la suite, sur la planète Festif.













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