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    Guy Delisle et Zviane passent de la bédé à la télé

    Le bédéiste Guy Delisle, photographié ici en 2015, est notamment l'auteur de «Pyongyang» (2003) et «Shenzhen» (2000).
    Photo: Pierre Duffour Agence France-Presse Le bédéiste Guy Delisle, photographié ici en 2015, est notamment l'auteur de «Pyongyang» (2003) et «Shenzhen» (2000).

    La première va être remarquée. L’univers dessiné du bédéiste Guy Delisle, auteur du Guide du mauvais père (Delcourt), passe du côté du film d’animation, le temps d’une capsule animée que l’Office national du film (ONF) s’apprête à dévoiler en grande primeur mardi dans le cadre du Festival international du film d’animation d’Annecy en France. Les Chroniques du 9e art — c’est le titre de cette nouvelle collection de très courts métrages réalisés en dessin traditionnel sur tablette graphique — va mettre également en mouvement le trait de la bédéiste Zviane, tout comme celui de Lewis Trondheim et Aude Picault.

     

    « Il y a toujours eu des passerelles entre le 9e et le 7e art, résume au téléphone Guy Delisle joint par Le Devoir à Annecy. Ce n’est pas nouveau. Ce qui l’est toutefois, ce sont les outils numériques qui permettent désormais de rendre la diffusion de ces animations, dans des formats courts, beaucoup plus intéressante. »

     

    Épisodes du quotidien

     

    L’épisode de La dent, celle perdue par son fils et pour laquelle le pauvre petit a dû attendre plusieurs nuits avant que la fée des dents ne lui laisse la petite pièce de monnaie de circonstance, marque cette incursion de Guy Delisle dans le monde de l’animation, dans un format de 3 minutes.
     

    Regardez un extrait de La dent

     


    Lewis Trondheim, lui, imagine la vie des gens ordinaire dans un train dans Chronique Panoramique, Aude Picault s’attaque au concept de l’amour libre dans L'amour libre, alors que Zviane, auteure des Deuxièmes (Pow Pow), signe la chronique désopilante d’une jeune créatrice qui a retrouvé le son de son enfance sur une cassette audio. La chose s’intitule La pureté de l’enfance.

     

     

    « C’est une histoire vraie, résume la bédéiste en entrevue, et c’est aussi une heureuse coïncidence : le jour où j’ai découvert cette cassette [sur laquelle la jeune Zviane s’amuse à chanter un texte franchement baroque et à refaire un téléjournal en parlant de crotte de veau], c’est le jour où l’ONF m’a appelée pour participer à cette série de capsules. »

     

    Le projet de mise en animation du 9e art de l’ONF est mené conjointement avec Canal + et Sacrebleu Productions en France afin de « rendre hommage aux grandes affinités » de ces deux mondes. Composée de quatre épisodes, la série pourrait toutefois s’allonger de quatre autres contributions, signées par d’autres bédéistes, dans les prochains mois. Au Canada, leur diffusion est prévue sur les ondes d’ARTV, mais aucune date n’a été fixée pour le moment.

     

    « Ça m’a ramené à l’époque où je travaillais dans l’animation », a indiqué Guy Delisle, tout en soulignant les nombreuses contraintes inhérentes à ce qui a été déjà un métier pour lui. Ses deux oeuvres phares Pyongyang (2003) et Shenzhen (2000) en faisaient d’ailleurs mention. « Pour un format de 3 minutes, il faut beaucoup de personnes et beaucoup de temps. On est loin du contrôle et de la flexibilité qui viennent avec la création de bandes dessinées. »

     

    L’aventure, si elle met son personnage de père indigne en mouvement, aura été profitable, au final, autant à la sphère de l’animation qu’à celle de la bande dessinée, estime-t-il. « Ça ne m’a pas forcément donné envie de poursuivre dans le dessin animé, lance Guy Delisle, mais ça m’a surtout donné envie de me lancer dans un nouveau tome de mon Guide du mauvais père. »













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