Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Abolition de postes et réorganisation à BAnQ

    Quarante emplois sont supprimés et l’administration est repensée en réaction aux réductions de subventions

    Déjà, à l’été 2015, 22 postes avaient été supprimés à BAnQ.
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Déjà, à l’été 2015, 22 postes avaient été supprimés à BAnQ.

    Ramdam et réduction des effectifs à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). Une communication interne, obtenue par Le Devoir, annonçait mardi aux employés une série de mesures visant à réduire « la masse salariale et à réorienter les unités administratives. La réduction de la subvention de BAnQ et l’augmentation des coûts de maintien de nos systèmes sont les principaux facteurs qui expliquent ces mesures », indiquait la missive, attribuant ainsi la cause directement au dernier budget provincial.

     

    Le plan de BAnQ comprend trois axes : la réduction des budgets de fonctionnement de toutes les directions, l’optimisation de l’organigramme de direction et l’abolition de 29 postes permanents, dont 4 étaient déjà vacants. Des activités de numérisation seront suspendues, entraînant la fin de 11 postes occasionnels avant terme. BAnQ comptait, avant cette annonce, 738 employés, incluant ses surnuméraires. C’est donc une réduction de 5,42 % des postes.

     

    Restructuration

     

    La direction générale de l’administration et des services immobiliers est fusionnée avec la Direction des ressources humaines. Le Bureau de la présidence et des affaires institutionnelles voit ses activités réparties en quatre autres directions. La Direction de l’accès à l’information est abolie : un avocat du Secrétariat général sera désormais responsable de ces fonctions. La Direction de la bibliothèque Saint-Sulpice sera intégrée à la Direction générale de la Grande Bibliothèque, « où le projet se développera en complémentarité avec les services de la Grande Bibliothèque », poursuit la note.

     

    « Le projet de Saint-Sulpice reste intact, a précisé de vive voix la directrice des communications, Geneviève Rossier, et nous croyons vraiment qu’il sera là favorisé. Il va pouvoir grandir en complémentarité avec les services et l’expertise qui existent déjà à la Grande Bibliothèque. »

     

    N’est-ce pas là majeur, comme restructuration ? Plutôt une façon « d’alléger les processus de décisions et de réduire le nombre de directions sous la responsabilité de la présidence-direction générale, préfère dire Mme Rossier. Mais je ne veux pas minimiser. Ce n’est pas rien, pas du tout. C’est cet allégement de l’organigramme de direction qui vise à simplifier et à rendre plus fluide la prise de décisions. Le dernier budget équivaut pour nous à une réduction de 855 600 $ dans les budgets de fonctionnement de BAnQ, et il faut ajouter l’augmentation des coûts de système que sont les charges fixes. Le total entre la réduction de la subvention et cette augmentation fait en sorte qu’on doit prendre les mesures annoncées aujourd’hui ». La somme attribuée à BAnQ par le ministère de Culture et des Communications pour 2017-2018 est de 47 millions, et c’est cette portion qui est amputée de 855 600 $.

     

    Rappelons que ces changements surviennent alors que BAnQ cherche toujours son prochain président-directeur général, Christiane Barbe ayant démissionné en avril dernier. Geneviève Pichet assure l’intérim.

     

    Jean-François Sylvestre, président régional au Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), a été désagréablement surpris lundi en apprenant la nouvelle, d’autant que 22 postes avaient déjà été supprimés à BAnQ à l’été 2015, et que la signature de la nouvelle convention collective s’est faite un peu avant les Fêtes, en 2016. « Il n’y avait pas de coupes annoncées alors ; au contraire, on nous avait parlé d’un maintien d’emploi, puisque l’achalandage de la Grande Bibliothèque continue d’augmenter chaque année. Ça nous est déboulé dessus d’un coup. On ne comprend pas. On va essayer de faire des pressions auprès du ministre de la Culture », Luc Fortin. Le cabinet du ministre n’a pas pu réagir, mardi, au moment d’écrire ces lignes.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.