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    Un Lion d’Or pour Anne Imhof à la Biennale de Venise

    L’exploration du mouvement et l’abolition des frontières entre le public et les artistes sont les caractéristiques marquantes des performances d’Anne Imhof, qui durent généralement des heures.
    Photo: Vincenzo Pinto Agence France-Presse L’exploration du mouvement et l’abolition des frontières entre le public et les artistes sont les caractéristiques marquantes des performances d’Anne Imhof, qui durent généralement des heures.

    Rome — L’artiste allemande Anne Imhof a remporté samedi le Lion d’Or à la Biennale d’art de Venise pour sa performance Faust, une vision sombre et provocatrice de la société contemporaine.

     

    Des personnages vêtus de noir déambulent, sous la garde de dobermans, dans des cages en verre au plafond transparent bas sur lequel marchent les visiteurs.

     

    Le président du jury Manuel Borja-Villel a fait l’éloge de cette performance, qui occupe la totalité du pavillon allemand, « une installation puissance et dérangeante qui soulève des questions urgentes sur notre époque ».

     

    Dans une ambiance sadomasochiste, imprégnée d’odeur de désinfectant d’hôpital, les silhouettes errent parmi des menottes et des chaînes, des éviers et des tuyaux.

     

    Une «découverte» de l'art contemporain

    Anne Imhof, née à Giessen en 1978 et habitant à Frankfort, est parvenue à la notoriété en Allemagne en 2013 avec sa première exposition en solo, une performance mettant en scène des ânes et des acteurs piégés par une clôture invisible.

     

    Décrite par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung comme « la découverte de l’art contemporain », elle est régulièrement invitée au Hamburger Banhof de Berlin, l’un des plus grands musées d’art contemporain en Allemagne. Elle a également exposé à Paris et à Montréal.

     

    La commissaire du pavillon allemand Susanne Pfeffer a expliqué que la performance explorait les thèmes du pouvoir, de l’exclusion et de l’existence contemporaine.

     

    Les corps qui hantent l’installation « semblent toujours être sur le point de se transformer en images consommables. Ils aspirent à devenir de la marchandise digitale », a-t-elle commenté.

     

    L’exploration du mouvement et l’abolition des frontières entre le public et les artistes sont les caractéristiques marquantes des performances d’Anne Imhof, qui durent généralement des heures.

     

    La 57e biennale d’art de Venise fermera ses portes le 26 novembre.













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