Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    Un coup de main aux médias

    29 mars 2017 | Marie-Michèle Sioui - Correspondante parlementaire à Québec | Actualités culturelles
    La Coalition pour la pérennité de la presse d’information, qui regroupe 178 journaux, estime que les sommes promises sont insuffisantes.
    Photo: Anna Lubovedskaya Getty Images La Coalition pour la pérennité de la presse d’information, qui regroupe 178 journaux, estime que les sommes promises sont insuffisantes.

    Pour répondre aux demandes de la Coalition pour la pérennité de la presse d’information, qui regroupe 178 médias, dont Le Devoir, le gouvernement accorde une aide financière de 24 millions de dollars sur 5 ans. Le tout est doublé d’un soutien de 12 millions de dollars à RecycleMédias pour la collecte collective, dont 1,5 million dès cette année.

     

    L’aide financière à la presse écrite, qui sera de 4 millions de dollars cette année, doit servir à soutenir le virage numérique des médias et à renforcer l’information locale et régionale diffusée par les médias communautaires.

     

    Le soutien à RecycleMédias doit être utilisé pour indemniser les municipalités pour les coûts de recyclage des journaux, auparavant assumés par ces derniers.

     

    Pour Claude Gagnon, président-directeur général du groupe Capitales médias, « c’est un bon début », mais c’est insuffisant.

     

    « On parle de 178 journaux, dans la Coalition, alors les budgets qui sont annoncés, ce n’est pas beaucoup d’argent pour 178 journaux. Est-ce que c’est bien ? Oui. Est-ce qu’on peut faire mieux ? Oui », a-t-il réagi.

     

    Surtout, la facture liée au recyclage ne cesse d’augmenter avec les ans, d’une part parce que les médias devront l’assumer entièrement d’ici cinq ans, d’autre part parce que des médias d’information mettent la clé dans la porte.

     

    « On paye 50 % du recyclage et on va en payer 100 % dans une période de cinq ans. Il y a de moins en moins de médias qui sont capables de payer cette facture-là, donc la facture devient exponentielle », a déploré Claude Gagnon.

     

    Les critères concernant le partage des subventions doivent être annoncés « ultérieurement », prévoit le budget.

     

    De l’aide pour les musiciens

     

    Le budget Leitão prévoit aussi la mise sur pied d’un projet pilote de deux ans visant à encourager le secteur de l’audiovisuel et du jeu vidéo à recourir à des musiciens et compositeurs québécois.

     

    Le programme de 1 million est accompagné d’un financement de 5 millions sur deux ans pour le secteur de la musique québécoise, bouleversé par de nouvelles habitudes de consommation, comme l’écoute en continu (streaming).

     

    L’aide est bienvenue, mais « insuffisante », a réagi l’ADISQ, qui a demandé un plan d’action de 15 millions sur deux ans. « L’urgence d’agir n’a pas été pleinement mesurée. En ce moment, nos entreprises sont à un point de bascule. Oui, les Québécois vont continuer d’écouter de la musique, mais bientôt, ils risquent de ne plus trouver la nôtre », a affirmé le président de l’ADISQ, Claude Larivée.

     

    Télé-Québec reçoit par ailleurs 2 millions de dollars additionnels pour mieux soutenir les productions originales québécoises. « Il s’agit de la seule société d’État qui bénéficie d’une majoration », a souligné Culture Montréal, qui espère que la nouvelle politique culturelle du Québec donnera « une impulsion plus marquée » au développement culturel du Québec.

    Le congé fiscal pour grand projets prolongé jusqu'en 2020 Puisqu’elle génère des retombées nettes pour les finances publiques, la mesure permettant aux entreprises de bénéficier d’un congé fiscal de 15 ans lorsqu’elles réalisent de grands projets de 100 millions ou plus sera prolongée jusqu’en 2020. Pour être admissible à la mesure, qui a été introduite en 2013-2014, un projet doit avoir lieu dans les « secteurs de la fabrication, du traitement et de l’hébergement de données, du commerce de gros ou de l’entreposage ». Selon le gouvernement Couillard, 23 projets totalisant des investissements de 14,7 milliards ont jusqu’ici été admissibles au congé. En principe, les projets devraient se traduire par l’apparition de 8000 emplois pendant la construction et entraîner des retombées fiscales nettes de 3,6 milliards.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.