Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Louis-Félix Cauchon

    Borealys crée un nouveau jeu vidéo déjà traduit en huit langues

    Louis-Félix Cauchon a toujours été son propre patron. Borealys est sa deuxième entreprise.
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Louis-Félix Cauchon a toujours été son propre patron. Borealys est sa deuxième entreprise.

    Avant même d’être à la disposition du public, le nouveau jeu que s’apprête à lancer la compagnie Borealys, Les mages de Mystralia, attire déjà l’attention. Louis-Félix Cauchon, président du studio Boréalys, qui embauche une vingtaine de personnes, en est tout excité.

     

    « Il y a une grosse innovation dans ce jeu, dit-il. Les joueurs vont pouvoir inventer les sorts qu’ils jettent », explique-t-il.

     

    Contrairement à d’autres créateurs, qui ont acquis leur formation au sein de gros studios, Louis-Félix Cauchon a toujours été son propre patron. Borealys est sa deuxième entreprise. Il est maintenant aussi président de la Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec, une coopérative qui permet aux créateurs indépendants de mettre en commun leurs ressources, par l’entremise d’assurances ou d’ententes communes.

     

    Après avoir étudié le design de jeux vidéo à l’UQAM, Louis-Félix a fondé avec un de ses professeurs, Vincent Blanchard, et un autre designer, Yan Pepin, le studio Artifices, créateur du jeu Sang froid, inspiré de la culture québécoise, de ses chasseurs et de ses loups-garous. Curieusement, le jeu a eu un très grand succès en Pologne et en Russie.

     

    À l’époque, c’était le jeu de propriété intellectuelle québécoise le plus vendu dans le monde. Puis, Louis-Félix Cauchon a constaté que, bien que le milieu montréalais ait de grandes forces du côté de la création, les designers ont besoin de soutien pour financer leurs produits. « Souvent, les gens sont bons dans le développement des jeux, dit-il, mais sont moins bons du côté du marketing et de la commercialisation, de l’avant et de l’après-production. »

      

    Essaimer hors des centres

     

    M. Cauchon se réjouit que la Guilde regroupe des concepteurs qui vivent en dehors des grands centres que sont Montréal et Québec. Une petite entreprise de Métabetchouan, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, vient même de recevoir une subvention du Fonds des médias du Canada, constate-t-il.

     
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Au moment de sa création, au printemps dernier, la Guilde regroupait 75 studios, qui géraient 18 millions de dollars en masse salariale annuelle et qui généraient 600 emplois directs et indirects.

    Au moment de sa création, au printemps dernier, la Guilde regroupait 75 studios, qui géraient 18 millions de dollars en masse salariale annuelle et qui généraient 600 emplois directs et indirects. Pour Louis-Félix Cauchon, le fait de fonder sa propre compagnie donne l’avantage du « contrôle créatif au complet ».

     

    Pour réaliser son prochain jeu, Borealys a recruté Ed Greenwood, l’écrivain canadien qui a créé l’univers des Royaumes oubliés. « C’est l’un des dix auteurs de littérature fantastique les plus populaires au monde, dit Louis-Félix Cauchon. On s’entend que, même s’il ne faisait qu’un dollar par livre vendu, il n’aurait pas besoin de nous. Mais on lui a montré notre système de création de sorts et il a voulu faire partie de l’invention. » Avant même sa parution officielle, Les mages de Borealys est déjà traduit en huit langues.













    Envoyer
    Fermer
    Articles les plus : Populaires|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.