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    Anniversaire

    Un OFF 375 pour parler d’histoire

    Quinze musées de Montréal unis pour célébrer l’histoire de la métropole

    Le regroupement des Musées d’histoire a dévoilé mardi la signature de la campagne OFF 375 : 100 % histoire et sa programmation d’activités en présence du porte-parole Marc-André Coallier.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le regroupement des Musées d’histoire a dévoilé mardi la signature de la campagne OFF 375 : 100 % histoire et sa programmation d’activités en présence du porte-parole Marc-André Coallier.

    Les 15 musées de Montréal voués à l’histoire s’unissent de plus belle en 2017 afin de présenter un OFF 375e anniversaire de la ville. Le contenu promet d’être à 100 % lié à l’histoire. « Une occasion de découvrir des musées qui sont les gardiens de notre mémoire et de notre histoire », affirme le comédien Marc-André Coallier, associé à la promotion de l’événement.

     

    Pourquoi un OFF 375e ? S’il existe un OFF Festival de jazz pour ceux qui veulent entendre du jazz, « pourquoi n’y aurait-il pas un OFF 375e de Montréal pour ceux qui veulent avoir de l’histoire ? » a lancé tout bonnement Éric Michaud, le maître de cérémonie, à l’occasion du coup d’envoi de ces activités « toutes en histoire » donné mardi dans le vieux Marché Bonsecours.

     

    Une vingtaine d’expositions, des forfaits particuliers, des animations et une page Facebook spécialement dédiée permettront à la population de mieux connaître le patrimoine et l’histoire de la ville grâce aux contributions de spécialistes. L’événement mobilise un comité d’experts associés aux 15 musées, parmi lesquels on compte le Centre d’histoire de Montréal, le Musée du Château Ramezay, le lieu historique national du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine, le Musée Stewart de l’île Sainte-Hélène, le Musée McCord et le Musée Marguerite-Bourgeoys.

     

    Le journal gratuit Métro publiera aussi des chroniques mensuelles en collaboration avec les musées, a expliqué Marc-André Coallier. Le comédien doit valoriser le travail des différentes institutions qui participent à cette coalition de circonstance. « On va fêter le monde de Montréal, dit-il. Il y a deux millions d’objets dans nos musées. Mais ce qui nous intéresse, c’est ce qu’ils nous racontent de nous. » Ces musées sont « les gardiens de notre histoire ».

     

    Est-ce faute d’avoir vu leurs activités soutenues par le comité officiel des fêtes du 375e que le Regroupement des musées d’histoire de Montréal se lance ainsi dans l’organisation d’un événement parallèle ? « Les musées ne peuvent pas rester silencieux », répond sobrement André Delisle, président du Regroupement des musées d’histoire de Montréal et porte-parole de la campagne OFF 375, tout en soulignant que ces institutions étaient là en 2016 et qu’elles le seront en 2018. Y a-t-il suffisamment d’histoire dans la programmation officielle des célébrations du 375e ? « On va laisser la population se prononcer là-dessus. » Il ajoute néanmoins que « les musées considéraient avoir pour devoir d’apporter leur touche ».

     

    En fait, les activités présentées par le Regroupement des musées d’histoire ont été refusées par le comité officiel des fêtes du 375e. Mais quatre des quinze musées qui composent l’association ont tout de même vu des projets acceptés à titre individuel dans cette programmation officielle.

     

    Paul Labonne, directeur du Musée Dufresne-Nincheri, affirme être de ceux qui considèrent « que l’histoire est importante » et qu’on doit en parler le plus possible. Il n’est pas question « de faire de la polémique avec ça, mais de voir au moins à ramener l’histoire et le patrimoine au coeur des célébrations du 375e anniversaire de Montréal ».

     

    « Le Regroupement est important, dit Jean-François Leclerc, directeur du Centre d’histoire de Montréal. Il faut compter sur une politique qui favorise la diversité des intérêts en histoire. »

     

    Au milieu d’une quinzaine de figurants costumés rassemblés à l’occasion de ce coup d’envoi d’une programmation « 100 % histoire », on a rappelé la célèbre phrase de Winston Churchill : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. »













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