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    Montréal en lumière

    Pour saliver tout de suite

    Benjamin Biolay
    Photo: Alain Jocard Agence France-Presse Benjamin Biolay

    C’est au chic Ritz que l’on conviait les médias lundi pour le dévoilement de la programmation en salles du festival Montréal en lumière. Logique toute stratégique : il s’agissait à la fois de mettre l’eau à la bouche et d’en mettre plein la vue, d’autant que le menu proposé combinait le volet gastronomique et le volet artistique de l’événement. C’est du 23 février au 11 mars que cela se passera, au Quartier des festivals et aux alentours, mais c’est maintenant qu’on doit titiller les papilles, l’affluence dans les salles dépendant plus que jamais de la décision d’offrir ou pas une paire de billets en cadeau de Noël.

     

    Salivons donc tout de suite, c’est le but de l’exercice. Laissons la gastronomie aux gourmands et gourmets — j’ai oublié le goûteur de Cléopâtre à la maison, et tout se mange des yeux sur le site montrealenlumiere.com — et voyons ce qu’il y a d’alléchant, rayon musique. Commençons par les confirmations tardives, puisque de nombreux spectacles ont déjà été annoncés. Beau symbole, c’est le virtuose jazzman Al Di Meola et le ténébreux chanteur Benjamin Biolay (pour présenter son album argentino-parigot Palermo Hollywood) qui s’ajoutent : ça dit beaucoup ce qu’est Montréal en lumière, festival sans contrainte de genre ni de langue, à la différence des FrancoFolies et du FIJM.

     

    Le cliché prend tout son sens : un peu de tout, pour tous les goûts. Ça va d’Alexandre Costa et son Stradivarius à l’opéra jusqu’au groupe français Tryo, du rap de Manu Militari à la chanson brute d’un Urbain Desbois, de l’électro-pop sombre de KROY au soul lumineux de Lee Fields et ses Expressions. Karen Young et Coral Egan seront réunies pour une soirée « mère et fille ». Brigitte Boisjoli et David Thibault se la joueront Patsy Cline et Elvis « sur la route du Tennessee ». « L’expérience Game of Thrones » occupera le Centre Bell. Véritable carte de restaurant familial, pour rester dans la métaphore comestible.

     

    Des premières, de la visite

     

    Au premier chef, l’amateur de plats frais s’intéressera aux spectacles qui vivront leur première montréalaise dans ce contexte attractif : entre autres, les Matt HuloBowski, Hay Babies, Alex Nevsky, Peter Peter, Maison Brume et Daniel Lavoie — président d’honneur de cette 18e édition — présenteront le matériel de nouveaux albums. L’habituelle ribambelle de spectacles en supplémentaire grossira les rangs. Du réchauffé, mais de qualité : il n’est donc pas trop tard pour voir ou revoir le très réussi Piaf a 100 ans – Vive la môme !, le très acclamé West Trainz d’Erik West-Millette, le très bienfaisant Sylvie Paquette chante Anne Hébert.

     

    Belle visite ? Notons le programme double Madeleine Peyroux/Rickie Lee Jones, Regina Spektor, Chantal Kreviazuk, The Tea Party, Ballalé Bissoko et Vincent Segal, Aaron Diehl en compagnie de Cécile McLorin Salvant et Adam Birnhaum célébrant Gershwin. J’effleure à peine la pâtisserie : c’est un millefeuille, ce festival.

     

    Pensez qu’il y aura également foule en musique classique (notamment Alain Lefèvre, I Musici, une soirée marathon de quatuors à cordes), en théâtre (dont La cantatrice chauve), en danse (mentionnons le Projet Héritage de Margie Gillis), sans oublier les inclassables : une soirée Motown, un Glam Cabaret, du cirque à la Tohu. J’en passe : tout nommer confinerait à la boulimie. Car il faut bien le dire : c’est presque toute l’offre artistique montréalaise de la fin de l’hiver qui est ainsi intégrée à ce festival tentaculaire. La lumière éclairera tout le monde, se dit-on. Pas d’indigestion qui tienne : on ne connaît même pas encore la programmation extérieure. Bon appétit, sus aux billetteries.













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