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    Art urbain

    Un demi-million pour les murales à Montréal

    L’artiste montréalais Fluke poursuivait vendredi la réalisation d’une immense œuvre sur le mur latéral d’un bâtiment de la rue Sainte-Catherine Est, à l’angle de la rue Joliette.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’artiste montréalais Fluke poursuivait vendredi la réalisation d’une immense œuvre sur le mur latéral d’un bâtiment de la rue Sainte-Catherine Est, à l’angle de la rue Joliette.

    Les murales montréalaises sont devenues des attractions touristiques et la Ville veut exploiter ce filon en consacrant plus d’un demi-million de dollars pour la création de 21 nouvelles oeuvres cette année.

     

    L’administration Coderre a annoncé vendredi la mise sur pied d’un programme d’art mural doté d’un budget de 532 476 $. Ce programme comporte trois volets, dont l’un vise la création d’une murale « majeure », qui sera réalisée sur un immeuble municipal au printemps 2017.

     

    Mais d’ici là, Montréal inaugurera cette année 21 nouvelles murales réparties dans 10 des 19 arrondissements, parmi lesquels Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Lachine, le Plateau-Mont-Royal et Ville-Marie. Les différents projets ont été analysés par un jury mis sur pied par la Ville. Le ministère de la Culture contribuera au programme à la hauteur de 68 000 $.

     

    Parcours touristiques

     

    « Les murales sont devenues des parcours culturels intéressants, et on trouve ça génial pour une ville. Des touristes viennent à Montréal pour les voir », a expliqué Anie Samson, vice-présidente du comité exécutif de la Ville vendredi matin, pendant que l’artiste montréalais Fluke, fondateur de A’shop, poursuivait la réalisation d’une immense oeuvre sur le mur latéral d’un bâtiment de la rue Sainte-Catherine Est, à l’angle de la rue Joliette.

     

    Si les murales transforment le paysage urbain et préviennent les graffitis intempestifs, elles semblent aussi avoir le pouvoir d’inciter les citoyens à une plus grande discipline en matière de propreté, indique Mme Samson : « On se rend compte que les secteurs où il y a des murales, les dépôts sauvages disparaissent parce que les gens ont un respect pour ce mur qui est maintenant habité. »

     

    Anie Samson soutient que dans la plupart des cas, les propriétaires d’immeubles ne se font pas trop prier pour céder un mur à un artiste. « Habituellement, ça va bien. Il y en a qui disent non, mais il n’y en a pas beaucoup », dit-elle.

     

    Galerie virtuelle

     

    La Ville de Montréal a profité de l’occasion pour lancer une vitrine virtuelle qui permet aux internautes de voir, dans le confort de leur maison, les 106 murales créées au fil des ans sur le territoire.

     

    Rappelons que Montréal accueille depuis 2013 le festival d’art public Mural sur le boulevard Saint-Laurent. Plus tôt cette année, les murales montréalaises ont fait leur entrée dans l’Institut culturel de Google, une galerie virtuelle créée en 2011 par le géant d’Internet et qui regroupe les oeuvres provenant des quatre coins du monde.













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