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    La cage de fer de La Corriveau est bel et bien authentifiée

    Le Musée de la civilisation et la Société d’histoire de Lévis avaient rapatrié le gibet en 2013

    27 octobre 2015 | Actualités culturelles
    Isabelle Porter à Québec
    Dave Noël

    À quelques jours de l’Halloween, le Musée de la civilisation a fait une annonce majeure lundi sur les vestiges de la sorcière la plus célèbre du Québec. Ainsi le gibet retrouvé il y a deux ans à Salem est bel et bien celui de celle qu’on appelait chez nous La Corriveau.

     

    Disparue depuis le XIXe siècle, la cage de métal avait été retrouvée par hasard par une guide touristique de Lévis au Peabody Essex Museum de Salem. En 2013, le Musée de la civilisation et la Société d’histoire de Lévis l’avaient rapatrié pour l’étudier et en vérifier l’authenticité.

     

    C’est maintenant chose faite. « Les résultats de ce long et rigoureux processus de recherche convergent tous vers la même conclusion : l’objet en question serait bien celui ayant servi à exhiber le corps de Marie-Josephte Corriveau, en 1763 », a fait savoir le Musée dans un communiqué publié lundi.

     

    Pour souligner la découverte, une série d’activités doivent avoir lieu dans la semaine du 9 novembre prochain. En plus d’exhiber le macabre exosquelette, on présentera une série de conférences sur ce personnage marquant de l’imaginaire québécois.

     

    Condamnée à la pendaison en avril 1763 pour le meurtre de son second mari, Marie-Josephte Corriveau avait été suspendue dans une cage pendant 40 jours après sa mort. On était aux débuts du régime anglais, et les conquérants voulaient en faire un exemple.

     

    C’est cette cage minuscule conçue sur mesure pour la défunte qui a été retrouvée. Étant donné la rareté de ce genre de pratique en Amérique du Nord, il s’agit d’un artefact d’autant plus précieux.

     

    Reste à savoir quand et sous quelles conditions l’objet pourra être rapatrié au Québec de façon définitive. Le Musée Peabody a une politique de rapatriement des artefacts sur leurs terres d’origine. Or pour s’en prévaloir, le Québec devait fournir des preuves solides qu’il s’agissait bel et bien de La Corriveau et entreprendre une série de démarches officielles.

     

    Il faudra aussi clarifier l’intrigant parcours du gibet. Que lui est-il arrivé entre le décès de Mme Corriveau et sa découverte dans un cimetière de Lévis en 1849 ? Comment s’est-il retrouvé entre les mains d’un cirque aux États-Unis ?

     

    En attendant la semaine du 9, les curieux pourront observer ces jours-ci une réplique de la fameuse cage au jardin Jeanne-d’Arc sur les plaines d’Abraham. Depuis quelques années, on l’installe à cet endroit pour contribuer à l’ambiance de l’Halloween.

     

    La Corriveau est sans contredit la légende de sorcière la plus prégnante du patrimoine québécoise. Si, dans les faits, Marie-Josephte a été soupçonnée de deux meurtres dans sa vie, la légende lui en attribue souvent facilement sept, voire dix.

     

    La cage joue d’ailleurs un rôle central dans l’histoire alors qu’on se plaisait à raconter que la sorcière morte interpellait les voyageurs qui passaient près de la cage pour leur voler leur âme.

    Marie-Josephte Corriveau, la sorcière la plus célèbre du Québec, avait été suspendue dans une cage pendant 40 jours après sa mort.












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