Compressions de sept millions en culture: - Québec puise dans des surplus
Les industries et associations culturelles se préparent à repartir en croisade contre le gouvernement Charest
Au dernier jour de la session parlementaire de l'automne, le gouvernement Charest a imposé des compressions de sept millions de dollars en culture, mais il s'empresse maintenant de soutenir qu'aucune de ses «clientèles» ne sera touchée. Plutôt que de sabrer les budgets, le gouvernement a en effet décidé de colmater la brèche en puisant, entre autres, dans des surplus dégagés par le secteur du cinéma.
«Aucun programme [de subvention et de bourse] ne sera touché, ni au ministère, ni au CALQ [Conseil des arts et des lettres du Québec], ni à la SODEC [Société de développement des entreprises culturelles]», confirme Isabelle Melançon, porte-parole du ministère de la Culture et des Communications. «Il y a eu des surplus à la Régie du cinéma, alors on va chercher quatre millions là. Les trois millions restants, c'est un report de crédits qui avaient été votés l'année passée pour des projets informatiques qui n'ont jamais eu lieu, à cause entre autres de la réingénierie de l'État.»
Rappelons qu'une grande coalition avait réuni une dizaine de milliers d'artistes et de travailleurs du milieu en juin dernier pour réclamer «zéro coupure en culture». Ceux-ci demandaient que le budget libéral reconduise les promesses et les ajouts prévus par l'ex-gouvernement péquiste, soit la hausse des budgets de cinq millions du CALQ, l'adoption de la Politique du cinéma (fonds supplémentaires) et les engagements immobiliers dédiés au secteur. Leur voix n'a semble-t-il pas été entendue, même si Québec affirme avoir évité les coupes proprement dites.
Depuis le début de la semaine, l'ADISQ rencontre différentes associations artistiques pour tenter d'organiser un nouveau front et dénoncer, cette fois, les compressions du gouvernement et les chassés-croisés qu'il effectue pour y suppléer. «On est en train de refaire une équipe», explique Lorraine Hébert, directrice générale du Regroupement québécois de la danse, au sortir d'une rencontre avec des membres de l'ADISQ.
En écho à la grande coalition de l'été dernier, l'industrie culturelle souhaite donc de nouveau rallier les troupes. Mais les bourses et les subventions aux artistes n'étant pas touchées, en définitive, par les compressions, les associations artistiques n'ont pas encore décidé si elles allaient se rallier à l'industrie culturelle. «C'est de l'argent qui fuit à l'extérieur du ministère de la Culture, donc de l'argent du culturel. C'est sûr que c'est une bonne chose que le milieu se regroupe comme cela», reconnaît toutefois une source proche du Mouvement pour les arts et les lettres.
«Aucun programme [de subvention et de bourse] ne sera touché, ni au ministère, ni au CALQ [Conseil des arts et des lettres du Québec], ni à la SODEC [Société de développement des entreprises culturelles]», confirme Isabelle Melançon, porte-parole du ministère de la Culture et des Communications. «Il y a eu des surplus à la Régie du cinéma, alors on va chercher quatre millions là. Les trois millions restants, c'est un report de crédits qui avaient été votés l'année passée pour des projets informatiques qui n'ont jamais eu lieu, à cause entre autres de la réingénierie de l'État.»
Rappelons qu'une grande coalition avait réuni une dizaine de milliers d'artistes et de travailleurs du milieu en juin dernier pour réclamer «zéro coupure en culture». Ceux-ci demandaient que le budget libéral reconduise les promesses et les ajouts prévus par l'ex-gouvernement péquiste, soit la hausse des budgets de cinq millions du CALQ, l'adoption de la Politique du cinéma (fonds supplémentaires) et les engagements immobiliers dédiés au secteur. Leur voix n'a semble-t-il pas été entendue, même si Québec affirme avoir évité les coupes proprement dites.
Depuis le début de la semaine, l'ADISQ rencontre différentes associations artistiques pour tenter d'organiser un nouveau front et dénoncer, cette fois, les compressions du gouvernement et les chassés-croisés qu'il effectue pour y suppléer. «On est en train de refaire une équipe», explique Lorraine Hébert, directrice générale du Regroupement québécois de la danse, au sortir d'une rencontre avec des membres de l'ADISQ.
En écho à la grande coalition de l'été dernier, l'industrie culturelle souhaite donc de nouveau rallier les troupes. Mais les bourses et les subventions aux artistes n'étant pas touchées, en définitive, par les compressions, les associations artistiques n'ont pas encore décidé si elles allaient se rallier à l'industrie culturelle. «C'est de l'argent qui fuit à l'extérieur du ministère de la Culture, donc de l'argent du culturel. C'est sûr que c'est une bonne chose que le milieu se regroupe comme cela», reconnaît toutefois une source proche du Mouvement pour les arts et les lettres.
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