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    La réalité virtuelle nous plonge dans l’univers du Cirque du Soleil

    18 juin 2015 | Peter Henderson - La Presse canadienne à Toronto | Actualités culturelles

    Ceux qui n’ont pas la robustesse et l’agilité nécessaires pour participer à un spectacle du Cirque du Soleil ont maintenant l’occasion de se joindre à la distribution de la plus récente production de l’entreprise grâce à la technologie de réalité virtuelle.

     

    Le Cirque s’est associé à la maison de production montréalaise Félix & Paul Studios pour lancer Au coeur de la boîte Kurios, une expérience de réalité virtuelle se situant entre le film traditionnel et le jeu vidéo et qui place le spectateur à l’intérieur du spectacle.

     

    Le président de la division médias du Cirque, Jacques Méthé, a expliqué que l’entreprise voulait « essayer la nouvelle technologie et repousser ses limites ».

     

    Dans le film, le spectateur est transporté dans l’univers rétrofuturiste rempli de clowns, de gymnastes et d’acrobates du spectacle du Cirque du Soleil Kurios, cabinet des curiosités, qui a pris l’affiche en 2014.

     

    M. Méthé explique le concept en le comparant à une pièce de théâtre, montée pour une seule personne.

     

    Expériences immersives

     

    L’expérience de réalité virtuelle est une collaboration entre le metteur en scène du spectacle, Michel Laprise, et Félix Lajeunesse et Paul Raphaël, deux artistes de la vidéo qui ont adopté la réalité virtuelle comme plateforme narrative.

     

    M. Lajeunesse a expliqué qu’il travaillait avec son collègue sur « des expériences cinématographiques immersives » depuis une décennie et que leur premier contact avec le Cirque du Soleil datait de l’époque où ils avaient travaillé sur le pavillon de l’entreprise à l’Expo 2010, à Shanghai.

     

    Après une première expérience avec le musicien montréalais Patrick Watson en 2013, qui leur a permis de tourner l’un des premiers films de réalité virtuelle non animés, le duo a décidé de se consacrer uniquement à la production de contenu de réalité virtuelle.

     

    Pour ce faire, ils ont d’abord dû concevoir les outils nécessaires, et Félix & Paul Studios a peaufiné ses propres outils de captation pour construire des images en 3D, à 360 degrés.

     

    MM. Lajeunesse et Raphaël ont depuis produit un documentaire en réalité virtuelle sur des éleveurs de yaks en Mongolie, une scène du film de Jean-Marc Vallée avec Reese Witherspoon, Wild, et plus récemment, une interaction avec un apatosaure, en partenariat avec le studio derrière Jurassic World.

     

    Nouveau média

     

    « C’est la naissance de quelque chose de nouveau, un tout nouveau média et une nouvelle forme d’art, a annoncé M. Lajeunesse. Et nous avons dû accepter l’idée que nous ne ferions probablement plus jamais d’autre film de notre vie et que nous allions nous concentrer, pour le reste de notre carrière, à l’exploration de ce nouveau langage et de ce nouveau média. »

     

    Au coeur de la boîte Kurios et les autres expériences ont été conçues pour le casque Samsung Gear VR, l’un des appareils de réalité virtuelle nouvelle génération mis en marché qui profitent des avancées en technologie d’affichage propulsées par l’avènement des téléphones intelligents.

     

    Samsung a conçu le casque en s’appuyant sur la technologie d’Oculus VR, qui a ravivé l’intérêt pour cette technologie avec un projet de sociofinancement en 2012 et qui a été acheté par Facebook pour 2 milliards $US en mars 2014.

     

    Contrairement à d’autres modèles de casques du même type attendus dans les prochains mois, le Samsung Gear VR ne possède pas d’écran et utilise certains modèles récents de téléphones Galaxy comme dispositif d’affichage.

     

    La transition entre le cinéma traditionnel et la réalité virtuelle a posé des défis, admet M. Lajeunesse. Lorsque les spectateurs peuvent tourner la tête pour regarder tous les aspects d’une scène, de simples détails comme le placement de la lumière deviennent complexes. Et la réalité virtuelle pose ses propres défis, comme la façon de diriger l’attention du spectateur lorsqu’il est transporté dans un autre monde.

     

    « Chaque tentative d’adapter la façon cinématographique traditionnelle de raconter des histoires à la réalité virtuelle nous a convaincus que c’est autre chose, a expliqué M. Lajeunesse. C’est comme si vous essayiez d’adapter la musique jazz à la peinture. Il faut la prendre pour ce qu’elle est. C’est un nouveau départ, un nouveau territoire, un nouveau continent à explorer. »













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