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    Dany Laferrière est intronisé officiellement à l’Académie française

    28 mai 2015 14h06 | Jocelyne Richer - La Presse canadienne à Paris | Actualités culturelles
    <p>L’écrivain québécois d’origine haïtienne occupera le siège laissé vacant par Hector Bianciotti.</p>
    Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir

    L’écrivain québécois d’origine haïtienne occupera le siège laissé vacant par Hector Bianciotti.

    L’écrivain Dany Laferrière a été reçu officiellement à l’Académie française, jeudi, en présence du président de la France, François Hollande, et du premier ministre Philippe Couillard.

    L’écrivain québécois d’origine haïtienne occupera le siège laissé vacant par Hector Bianciotti.

    Il a été intronisé à l’Académie française au cours d’une cérémonie solennelle, sous la Coupole, entouré de quelque 300 personnalités, dont les ex-premiers ministres Jean Charest, Pauline Marois et Bernard Landry, et du chef de l’opposition officielle, Pierre Karl Péladeau.

    Auteur prolifique d’une vingtaine de romans, dont L’énigme du retour, qui lui a valu le Prix Médicis en 2009, Dany Laferrière est le premier écrivain québécois à être appelé à faire partie des immortels.

    Il avait été élu membre de l’Académie française en décembre 2013, mais la cérémonie d’intronisation, fidèle à un protocole datant de 400 ans, avait lieu ce jeudi à Paris.

    Vêtu du costume d’apparat des membres de l’Académie et portant fièrement l’épée qui l’accompagne, l’écrivain qui a grandi à Petit-Goâve, en Haïti, avant d’émigrer au Québec, en 1976, a livré avec beaucoup d’aplomb son premier discours, dans lequel il a abordé un des thèmes très présents dans son œuvre: l’exil.

    Le premier ministre Philippe Couillard n’a pas manqué de souligner, en point de presse, combien le nouvel académicien savait parler avec éloquence de «l’exil que tous les humains partagent, c’est l’exil de l’enfance. C’est au cœur de l’œuvre de Dany Laferrière, un grand écrivain, un grand Québécois, un grand Haïtien, un grand être humain, surtout».

    M. Couillard a indiqué qu’il n’était pas un grand amateur de littérature de fiction, mais qu’il avait lu avec beaucoup d’intérêt L’énigme du retour.

    Devant les journalistes, M. Laferrière a dit que ce dont il était le plus fier c’était «d’être écrivain», soit d’avoir réussi à écrire «de nuit en nuit, d’angoisse en angoisse, de joie en joie, de fait intime en fait intime» et de s’être finalement rendu membre de cette prestigieuse assemblée.

    Il a rappelé ses débuts d’écrivain, sans le sou, à Montréal, ému en se remémorant «ce grand plaisir d’être dans une petite chambre quand il neige dehors et qu’on ne peut pas sortir, et de se pencher sur sa machine à écrire pour tenter d’écrire un roman».

    Ce premier roman était intitulé Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer, premier jalon d’une longue série de romans l’ayant conduit, 30 ans plus tard, à l’Académie française.



     












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