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    Tourisme

    Les grands événements demandent à Québec de moderniser son plan d’affaires

    Même si plusieurs événements, dont le festival Osheaga, ont grossi de façon exponentielle, le financement de Québec est calculé à partir des performances de 2012.
    Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Même si plusieurs événements, dont le festival Osheaga, ont grossi de façon exponentielle, le financement de Québec est calculé à partir des performances de 2012.

    Le Regroupement des événements majeurs internationaux (REMI) presse Québec de dévoiler au plus tôt son nouveau modèle d’affaires et de gouvernance en matière touristique.

     

    Le REMI, qui regroupe la plupart des grands événements culturels et sportifs ainsi que les festivals se tenant au Québec, estime que la ministre du Tourisme, Dominique Vien, a entre les mains tous les outils pour donner à l’industrie touristique québécoise un nouveau souffle, estimant que le statu quo n’est plus « tenable ».

     

    L’organisme, s’appuyant sur une étude récente de la firme KPMG, est d’avis que le Québec doit investir davantage en tourisme et dans les événements majeurs internationaux.

     

    Pour aider le marketing de l’industrie, le REMI plaide pour l’harmonisation du taux de la taxe d’hébergement à 3,5 % ou à 4 % partout sur le territoire. Il souhaite aussi que les associations touristiques en fassent davantage.

     

    Déficit touristique

     

    La présidente du conseil du REMI, Louise Beaudoin, a suggéré qu’il y ait des liaisons aériennes directes entre Montréal et plusieurs grandes villes du Brésil, de l’Inde ou de la Chine afin d’attirer plus facilement la clientèle des pays émergents.

     

    En ce moment, dit Mme Beaudoin, le déficit touristique est « effarant », soit trois milliards de dollars par année au Québec. « Notre plein potentiel touristique, on ne l’atteint pas et la preuve par les chiffres est faite : ce déficit-là, de trois milliards [de dollars], le fait que notre augmentation de tourisme étranger est de 2 % par année, alors que dans le monde entier, elle est de 5 %. Il faut faire quelque chose ! », a-t-elle indiqué avec force.

     

    La saison commence

     

    Les dirigeants des 28 événements majeurs internationaux réunis au sein du REMI donnaient ce dimanche le signal de départ de la saison des festivals, à commencer par le Festival Go Vélo Montréal.

     

    Au même moment, la ministre du Tourisme, Dominique Vien, confirmait que près de 7 millions et demi seront accordés à 23 festivals présentés dans 8 régions touristiques, cette année.

     

    Ainsi, le Festival Juste pour rire de Montréal recevra 1 025 000 $; le Festival international de jazz de Montréal et le Festival d’été de Québec obtiendront chacun un million de dollars.

     

    Le président-directeur général du REMI, Martin Roy, estime que, globalement, c’est la même somme d’aide qui est encore maintenue année après année.

     

    Il déplore que l’aide de Québec pour 2015 soit basée sur les performances touristiques et économiques de 2012, ce qui ne tient pas compte du décalage entre la réalité de 2012 et celle d’aujourd’hui.

     

    « Il y en a qui ont même connu une croissance exponentielle, comme Osheaga ou le Rockfest de Montebello, qui ont grossi et qui, aujourd’hui, ne voient pas leurs efforts être reconnus, a-t-il fait valoir. Donc on dit que c’est un moratoire qui freine en quelque sorte le développement d’une industrie événementielle. »













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