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    Royalmount: la salle projetée inquiète la PdA

    «L’écosystème en place est fragile», dit Marc Blondeau

    Le président-directeur général de la Place des Arts, Marc Blondeau
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le président-directeur général de la Place des Arts, Marc Blondeau

    L’intégration planifiée d’une grande salle de spectacle au futur mégacentre multifonctionnel Royalmount, à Montréal, inquiète la Place des Arts (PDA). Le projet viendrait concurrencer inutilement les lieux de diffusion du centre-ville, qui ne sont déjà pas tous utilisés à leur pleine capacité, dit au Devoir Marc Blondeau, président-directeur général de la PDA.

     

    « On pense qu’il n’y a pas de besoins pour ce nouvel équipement culturel à Montréal, tranche le p.-d.g.
    Si le monde du commerce s’interroge sur la pertinence d’ajouter de la concurrence sur le plan commercial, le monde de la culture peut certainement s’interroger sur la pertinence d’ajouter 3000 places à 20 minutes du Quartier des spectacles. »

     

    Le projet dévoilé mercredi par la société Immobilier Carbonleo prévoit la construction d’un complexe de commerce et de divertissement à l’intersection des autoroutes 15 et 40. Le futur mégacentre comprendrait quelque 160 boutiques, deux hôtels, des bureaux, des restaurants, mais aussi une patinoire, un parc aquatique, des cinémas et une salle de spectacle de quelque 3000 places debout ou 1500 assises.

     

    La PDA est le plus grand centre de diffusion des arts de la scène au Canada avec ses six salles situées dans le Quartier des spectacles qui fédère des dizaines de milliers de sièges. « Il faut se rappeler le dynamisme et la vitalité de l’écosystème culturel en place autour de nous, dit le grand patron Blondeau. Ça ne prend pas grand-chose pour nous déstabiliser. Une nouvelle salle viendrait forcément fragiliser des organismes comme la Place des Arts, comme les autres partenaires du Quartier. »

     

    La salle Wilfrid-Pelletier, qui compte 3000 places, demeure la seule de cette taille au Québec, du moins en excluant les amphithéâtres sportifs. Depuis la construction de la Maison symphonique, l’ancienne demeure de l’OSM diversifie son offre. La première du Festival de théâtre des Amériques y était présentée jeudi soir. Le festival MUTEK y sera dans quelques jours.

     

    La salle Wilfrid-Pelletier a été occupée par 189 événements en 2014, pour un total de 278 jours, y compris les journées de montage et de démontage des scénographies. « C’est une très bonne performance, mais il y a encore de la place, dit le p.-d.g. Les autres salles du Quartier des spectacles ne sont pas non plus occupées à leur pleine capacité. Personne n’est au point de saturation. »

     

    Cela dit, M. Blondeau ne réclame pas l’imposition d’un moratoire ou une interdiction du projet de salle privée par l’État ou l’administration municipale. « Je ne connais pas le détail de ce que le gouvernement pourrait ou ne pourrait pas faire. Mais je répète que l’écosystème en place est fragile. C’est un défi de tous les jours d’assurer l’équilibre de cet écosystème. Il faut assurer de la cohérence avec les visions publiques qui ont mené au développement du Quartier des spectacles, des espaces publics animés et de la Place des Arts. »













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