Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous
    Musées McCord et Stewart

    Raconte-moi Montréal

    9 mai 2015 |Hélène Roulot-Ganzmann | Actualités culturelles
    Munis d’iPad, les jeunes de 10 à 16 ans pourront découvrir l’exposition permanente «Montréal. Points de vue» de manière originale et novatrice, en se laissant guider par un jeu de piste.
    Photo: Musée McCord Munis d’iPad, les jeunes de 10 à 16 ans pourront découvrir l’exposition permanente «Montréal. Points de vue» de manière originale et novatrice, en se laissant guider par un jeu de piste.
    Plus d’informations :
    Musée McCord : http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/
    Musée Stewart : http://www.stewar t-museum.org/fr/

    Des photographes de renom, des héros et des vilains, de l’histoire, du conventionnel et de l’étrange attendent les visiteurs des musées McCord et Stewart à Montréal cet été. Avec une programmation familiale particulièrement intéressante. Tour d’horizon.


    Au Musée McCord
    Le Musée McCord présente, en exclusivité nord-américaine, Horst : photographe de l’élégance, la première grande rétrospective des œuvres de cet artiste décédé il y a une quinzaine d’années. Artiste germano-américain, Horst fut l’un des plus influents photographes de mode et portraitistes du XXe siècle. L’exposition comprend plus de deux cent cinquante tirages vintage qui transcendent le temps. Outre les photographies, cette rétrospective montre des carnets de croquis, un extrait de film et des images d’archives animées, des planches-contacts et des revues, ainsi que huit robes haute couture de créateurs célèbres, parmi lesquels Chanel, Molyneux, Lanvin et Vionnet, le tout issu de la collection du Victoria & Albert Museum de Londres. À cela viennent s’ajouter de nombreuses autres facettes moins connues de l’œuvre de Horst : études de nus, clichés de voyage pris au Moyen-Orient, motifs créés à partir de formes naturelles, intérieurs et portraits. Des conférences, une table ronde et un documentaire sur son œuvre ponctueront également l’été.

    Du 14 mai au 23 août Photo toujours, avec David W. Marvin : Chroniques de rue 1960-1970. L’exposition, la dixième présentée dans la rue McGill College par le Musée McCord, réunit vingt-quatre photographies de grand format, la première de cette importance qui soit consacrée à ce photographe qui, pendant plus d’une quinzaine d’années, a parcouru inlassablement les rues de Montréal, à une époque où la métropole se transformait tant sur le plan de l’urbanisme que de l’architecture. En immortalisant des lieux maintenant disparus et l’évolution sociale de l’époque, son œuvre constitue une remarquable chronique de la ville, sous ses aspects les plus divers, qu’ils soient beaux ou laids.
    Du 12 juin au 18 octobre Déjà à l’affiche depuis quelques semaines, l’exposition Camp Fires. Le baroque queer de Léopold L. Foulem, Paul Mathieu et Richard Milette roulera elle aussi durant toute la saison. Très audacieuse, elle réunit soixante pièces de ces trois céramistes de réputation internationale, ayant des liens profonds avec Montréal, leur ville natale ou d’adoption. Unis par un discours critique commun sur l’identité gaie et une affection particulière pour l’humour, le pastiche, mais aussi la critique sociale et culturelle, ils explorent depuis plus de trente ans les thèmes du « camp », une sensibilité artistique ayant vu le jour au XXe siècle à partir de l’exubérance queer.
    Jusqu’au 16 août Outre les expositions, plusieurs activités sont organisées durant tout l’été. La forêt urbaine revient du 23 mai au 27 septembre et se pare cette année de bleu. Des bancs et des tables seront installés, ainsi qu’un piano pour les musiciens amateurs. On pourra se restaurer à l’occasion des Midis de la forêt grâce aux camions de cuisine de rue qui s’y succéderont. Des concerts auront également lieu à midi tous les mercredis, du 8 juillet au 26 août, sans oublier des démonstrations de swing, une braderie et un Yogathon d’Art de vivre. Avant cela, les 21 et 22 mai, le Montréal de 1914-1918 sera mis en scène dans un spectacle créé en collaboration avec les Archives de la Ville de Montréal et des artistes issus de différents horizons. Cet événement, entièrement construit à partir d’archives, offrira en paroles, en images et en musique une interprétation contemporaine de cette période trouble et déterminante.

    Enfants et adolescents trouveront également leur compte cet été au musée, celui-ci renouvelant notamment l’expérience de Mon premier Fantasia. Comme l’an dernier, des films et des courts métrages québécois et internationaux destinés à un jeune public seront présentés gratuitement deux fois par semaine pendant la période du Festival international de films Fantasia, fin juillet. Munis d’iPad, les jeunes de 10 à 16 ans auront également l’occasion de découvrir l’exposition permanente Montréal. Points de vue de manière originale et novatrice, en se laissant guider par un jeu de piste plutôt que de découvrir l’histoire de la métropole de façon chronologique. Jeu de piste encore, mais cette fois pour les très jeunes visiteurs et leurs parents. Via L’aventure au musée, ils aideront un jeune autochtone à retrouver son identité, tout en visitant l’exposition Porter son identité. La collection Premiers Peuples. Enfin, deux camps de jour sont proposés en alternance au musée, l’un consacré à la photo, l’autre à la danse.

    Au Musée Stewart

    Tout l’été et jusqu’au 1er novembre, le Musée Stewart présente D’Artagnan, Al Capone et les autres. Armes et légendes. Une exposition surprenante qui dévoile des personnages réels et fictifs de la littérature classique et contemporaine ou du cinéma, comme Don Quichotte, Lucky Luke, Barbe Noire ou encore James Bond. Ces héros et vilains sont accompagnés d’une centaine d’armes qu’ils affectionnent et d’objets provenant des collections du musée.

    À l’affiche également, l’exposition permanente Histoires et Mémoires où l’histoire du Québec se déploie sur une période de cinq siècles, de la découverte du Nouveau Monde aux rébellions des patriotes. Près de cinq cents artéfacts, iconographies, archives, livres rares et cartes anciennes sont exposés. Les jeunes pourront apprendre tout en s’amusant grâce à des parcours autonomes avec livrets, mais surtout à un coffre à costumes leur permettant d’incarner divers personnages.

    Côté cour, il sera possible de profiter du cadre naturel exceptionnel du site, en plus de la magnifique vue sur Montréal. Des aires de repos et de pique-nique y sont aménagées et divers jeux mis à disposition. Dehors toujours, les visiteurs sont invités à prendre part à la visite guidée du dépôt militaire britannique avec démonstration de tir de fusil à pierre de silex. Construit en 1824, cet ensemble fortifié comprenant un arsenal, une caserne, une poudrière et un corps de garde a servi de poste d’approvisionnement pour le Haut-Canada et le Bas-Canada jusqu’en 1870.

    À noter également que le 2 juillet prochain, le Musée Stewart célèbre ses soixante ans, et que pour l’occasion, il prépare quelques petites surprises à ses visiteurs.












    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires

    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.