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    Musée de la civilisation de Québec

    La magie égyptienne opère toujours

    9 mai 2015 | Claude Lafleur - Collaborateur | Actualités culturelles
    Livre de magie. Il contient une lettre non reconnue de Jésus offrant une protection. Papyrus et cuir. Thèbes. Période islamique (640 –? 800 apr. J.-C.). Collection du Rijksmuseum van Oudheden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas.
    Photo: Courtoisie MCQ Livre de magie. Il contient une lettre non reconnue de Jésus offrant une protection. Papyrus et cuir. Thèbes. Période islamique (640 –? 800 apr. J.-C.). Collection du Rijksmuseum van Oudheden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    L’Égypte ancienne ne cesse de fasciner. À partir du 27 mai et jusqu’au 10 avril 2016, le Musée de la civilisation de Québec nous présente ce pays enchanteur sous un jour inédit.

     

    « Nous avons choisi de faire connaître la magie à laquelle recouraient les Égyptiens il y a trois mille ans », relate Monique Lippé, chargée de projet pour l’exposition Égypte magique au MCQ. À l’époque, explique-t-elle, la magie n’était pas réservée au pharaon et aux grands prêtres, mais tout le monde y recourait pour se prémunir contre la malchance, la maladie ainsi que pour s’attirer des faveurs. « Tout le monde utilisait la magie pour trouver l’amour et la richesse. Dans le fond, les Égyptiens d’il y a trois mille ans avaient les mêmes préoccupations que nous ! » note-t-elle en riant.

     

    Dans l’Égypte ancienne, la guerre, la maladie et la mort faisant partie du quotidien, les Égyptiens espéraient, grâce à la magie, se protéger d’un monde qu’ils ne comprenaient guère. Elle servait également à communiquer avec les dieux et les morts. C’est donc l’omniprésence de la magie que nous présente le Musée de la civilisation.

     

    Monique Lippé rappelle en outre que la magie égyptienne est à la base de nombre de pratiques modernes ainsi que de symboles courants. « Dans l’exposition, les gens reconnaîtront une foule de symboles qui nous sont familiers, dit-elle. Ils verront aussi une authentique baguette magique — digne d’Harry Potter ! — ainsi qu’un couteau magique, un livre d’incantations, etc. »

     

    On nous présente ainsi une collection de 300 objets rassemblés par un égyptologue de renom qui désire nous faire voir un aspect méconnu de la civilisation égyptienne.

     

    Un délice pour les visiteurs attentifs

     

    Très peu d’Égyptiens savaient lire, poursuit Monique Lippé, en fait, moins de 1 %. Par conséquent, ils accordaient à l’écriture des propriétés ; pour eux, les mots étaient magiques et les écrits contenaient une sagesse occulte. Elle est donc très fière du papyrus et du manuscrit qu’on nous présente, « de véritables documents magiques », dit-elle.

     

    Elle fait aussi valoir que l’exposition se tiendra dans une grande salle où l’on a aménagé un décor particulier. « Nous voulons que les gens se sentent dans un désert, explique-t-elle, un désert à l’époque de la grande Égypte ! » De plus, en l’espace d’une heure, l’éclairage de la salle change, de sorte que les visiteurs se verront passer du jour à la nuit. « Ce sera très subtil, note l’organisatrice de l’exposition, il faudra être attentif. »

     

    D’ailleurs, l’une des particularités de l’exposition est la finesse des objets présentés. « Il faut prendre le temps de les examiner attentivement, suggère-t-elle, d’admirer les inscriptions, de réaliser que celles-ci ont été tracées il y a des milliers d’années. Nous sommes vraiment chanceux de pouvoir admirer tous ces détails aujourd’hui encore. »

     

    L’exposition présente aussi des activités pour la famille, dont un atelier sur les hiéroglyphes et amulettes. Un guide-devin « lira » dans les esprits des visiteurs et devinera les hiéroglyphes qu’ils ont choisis, nous promet-on. D’autres activités sont également au programme.

    Livre de magie. Il contient une lettre non reconnue de Jésus offrant une protection. Papyrus et cuir. Thèbes. Période islamique (640 –? 800 apr. J.-C.). Collection du Rijksmuseum van Oudheden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas. Momie de Kékou. Le filet de perles représente les fils d’Horus et un scarabée. Thèbes, Basse Époque (700 – 650 av. J.-C.). Collection du Rijksmuseum van Oudheden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas. Livre incantatoire en démotique. Il contient des textes en grec, en copte ancien, en nubien et d’autres rédigés dans une langue magique. Papyrus. Thèbes. Époque romaine (200 – 300 apr. J.-C.). Collection du Rijksmuseum van Oudheden National Museum of antiquities, Leiden aux Pays-Bas.












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