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    Musée canadien de l’histoire

    La Grèce antique en Amérique

    9 mai 2015 | Réginald Harvey - Collaborateur | Actualités culturelles
    Vue intérieure du Musée canadien de l’histoire
    Photo: MCH Vue intérieure du Musée canadien de l’histoire
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Après avoir traversé l’Interprovincial, le plus vieux pont reliant l’Ontario et le Québec, en prenant à gauche dans la rue Laurier, apparaît ce joyau architectural qu’est le Musée canadien de l’histoire, situé le long de la rivière des Outaouais à Gatineau : c’est un lieu très fréquenté depuis qu’il a été construit et inauguré en ces lieux de verdure en 1989.

     

    Au nombre des expositions permanentes qui en nourrissent la popularité, il y a la Salle des premiers peuples, la collection des timbres du Canada et le Musée canadien des enfants. Parmi les expos qui prennent l’affiche pour l’été, la relationniste Stéphanie Verner fournit cette liste : Notre drapeau a 50 ans (expovitrine présentée jusqu’au 5 juillet) ; 1867 – Rébellion et Confédération (jusqu’au 4 janvier 2016) ; Terry Fox – Courir au coeur du Canada (jusqu’au 24 janvier 2016) ; Les Grecs – D’Agamemnon à Alexandre le Grand (dès le 5 juin) et Magna Carta – Loi, liberté et héritage (du 12 juin au 26 juillet).

     

    L’élément phare de cette programmation porte sur les milliers d’années de la civilisation grecque à partir d’Agamemnon jusqu’à Alexandre le Grand. Spécialiste du « développement créatif », Jean-François Léger attire l’attention sur les fonctions qui lui sont dévolues dans le cadre de la réalisation de cette imposante rétrospective du monde antique : « Je travaille en collaboration avec mes collègues de tout le musée et je me penche sur l’expérience des visiteurs pour qu’elle soit naturellement stimulante et cohérente. »

     

    Un comité créatif et scientifique formé de membres d’un consortium regroupe le Musée d’histoire naturelle Field de Chicago, le musée Pointe-à-Callière de Montréal et laNational Geographic Society de Washington. À titre de maître d’oeuvre, le Musée canadien de l’histoire s’est chargé d’élaborer le concept de l’expo. « Elle réunit à la base plus de 600 objets. On a entre les mains cette richesse et ce trésor absolument incroyables : c’est la plus grande exposition présentée en dehors de la Grèce et il est question de 5000 ans d’histoire, du néolithique jusqu’à Alexandre le Grand. »

     

    Il donne plus de détails sur la présentation : « On parcourt tout l’Occident rapidement, et il s’agit d’un survol, mais on s’attache beaucoup aux individus connus, ou qui le sont moins, qui marquent le cheminement qu’on effectue dans le temps. En fait, on a 22 ensembles funéraires très bien documentés signés par les Grecs eux-mêmes ; à travers ces fouilles archéologiques, on jette un regard sur notre passé commun d’Occidentaux. »

     

    Il serait impossible pour un touriste en visite en Grèce d’effectuer un parcours dans le temps d’une telle abondance, assure le spécialiste. « Il y a 22 établissements muséaux qui ont participé au regroupement de toute cette richesse, dont, entre autres, le Musée de l’Acropole, le Musée d’archéologie d’Athènes et le Musée Thessalonique. On retrouve en Amérique du Nord les plus belles pièces rassemblées dans les musées de la Grèce. »

     

    Il prend tout de même le soin d’apporter cette observation : « Je ne voudrais surtout pas laisser croire qu’il ne vaut pas la peine d’aller au Musée d’archéologie d’Athènes, mais on présente vraiment une belle portion de ses oeuvres ; franchement, les Grecs ont été très généreux avec nous. »

     

    Des expos qui inspirent le musée

     

    Le Musée de l’histoire a adopté une politique dans la présentation de ses activités : ces dernières sont inspirées par les expos en cours. Il fait preuve de constance dans ce sens et celles-ci revêtent à la fois un caractère éducatif et ludique principalement dans le but de capter l’attention des familles. L’expo sur la Grèce suit cette règle, comme le démontre Anne-Marie Raymond, la responsable des programmes publics pour le musée. « Pour cette exposition, des bénévoles en présenteront une interprétation personnalisée sur une base quotidienne. On a aussi prévu pour les familles une partie de serpents et échelles à partir des tribulations du héros grec Ulysse. Il y est question bien sûr de l’Odyssée d’Homère et on évoque pour les gens les aventures et les mésaventures de son légendaire personnage central durant son périple. »

     

    La fin de semaine de l’ouverture de l’exposition se déroulera un atelier de création d’ornements métalliques destiné aux parents et aux enfants ; un chef issu de la communauté grecque de la région invitera aussi les visiteurs à la découverte des saveurs de ce pays. « On essaie ainsi de rendre accessible et de donner de la vie au lancement de ce grand événement muséal. »

     

    En d’autres lieux, le musée consacre des espaces spécifiques aux enfants. « Il existe un village international qui sert aux jeunes à découvrir d’autres cultures dans un environnement immersif. Il y a une animation tous les jours qui est centrée sur du bricolage conduisant à la fabrication de souvenirs du musée. »

     

    Sans négliger pour autant le fait que le musée a toujours prêté une attention spéciale aux premiers peuples depuis son ouverture : « C’est très vrai et, justement, juin est le Mois national de l’histoire autochtone. Dans le cadre de cet anniversaire, les familles pourront profiter de quelques manifestations culturelles qui leur seront particulièrement consacrées. »

     

    Les samedi 13 et dimanche 14 juin, des conteurs autochtones feront entendre leur voix pour raconter notamment des légendes de la forêt s’adressant aux enfants de 3 à 15 ans accompagnés de leurs parents. Plus tard durant le mois, le public sera convié à des performances culturelles plaçant sous les projecteurs la musique des Premières Nations.

    Vue intérieure du Musée canadien de l’histoire Portrait d’Alexandre le Grand Bas-relief votif de « l’athlète se couronnant »












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