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    Musée Dufresne-Nincheri

    Lieux fascinants

    9 mai 2015 | Réginald Harvey - Collaborateur | Actualités culturelles
    Vue du solarium
    Photo: Courtoisie Musée Dufresne-Nincheri Vue du solarium
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Le Château Dufresne raconte toujours les moments forts de cette ville industrielle devenue exemplaire et avant-gardiste au début du XXe siècle, Maisonneuve. Il abrite le musée du même nom, qui est connu sous le nom de Musée Dufresne-Nincheri depuis août 2014.

     

    Pierre Labonne est bien plus que le directeur général de ce lieu muséal qui a pignon sur rue à deux endroits : à l’angle des rues Sherbrooke et Pie-IX pour le Château Dufresne et au rez-de-chaussée d’une maison du boulevard Pie-IX dans Hochelaga-Maisonneuve pour le studio Nincheri. Il est la mémoire vivante de ces lieux qui dépeignent « l’héritage historique et patrimonial de l’est de Montréal par la valorisation de ces deux attraits ».

     

    Il ne s’agit pas ici de tirer de larges extraits de ses propos qui ouvrent à la découverte et à la connaissance de toute une épopée de la vie montréalaise, mais plutôt d’en extraire des bribes qui invitent à la découverte de ces lieux fascinants. Il parle du Château Dufresne : « Il est classé monument historique et c’est vraiment un bâtiment phare pour le quartier parce que les frères Dufresne, Oscar et Marius, ont été très impliqués dans la mise en valeur et le développement de la ville de Maisonneuve. »

     

    On se trouve alors à l’époque où les francophones assurent un essor de l’économie à Montréal à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. « Ils ont quitté le carré Viger et on les trouve là où est concentrée une grande partie de la bourgeoisie canadienne-française avant qu’elle migre vers Outremont vers les années 20. En 35 ans, Maisonneuve devient la deuxième ville industrielle du Québec et la cinquième du Canada. »

     

    Le peintre, maître verrier et fresquiste italo-canadien Guido Nincheri entre dans le décor, ce dont fait mention Paul Labonne : « Il avait décoré le Château Dufresne, qui était sa réalisation profane la plus importante au Canada, et ce travail figure vraiment comme un de ses chefs-d’oeuvre. » Les frères Dufresne prennent sous leur aile cet artiste à partir de 1925 et lui offrent à titre d’atelier et de résidence le rez-de-chaussée de leur immeuble du 1832, boulevard Pie-IX . « C’est là que Marius avait fondé la Dufresne Engineering et où il avait ses bureaux. »

     

    En échange de ce lieu d’habitation, le peintre se charge de la décoration du Château et obtient un rabais de 500 $ par année de son loyer. Le Musée Dufresne a finalement décidé d’acheter ce bâtiment en décembre 2013 et l’a ouvert au public à l’été 2014 ; jusqu’en 1996 il était demeuré un des plus importants ateliers de vitrail en Amérique du Nord. « De la sorte, on a pu faire le pont entre la résidence des Dufresne et leur lieu de travail. En même temps, on s’est trouvé à mettre la main sur le patrimoine de Nincheri parce que la famille nous a donné le contenu à l’intérieur du studio. »

     

    Il ouvre ses portes bien grandes aux visiteurs pour toute la belle saison et, pendant ce temps, que se passe-t-il du côté du Château ? « À partir de la mi-mai, nous allons avoir 80 tablettes numériques que les visiteurs pourront utiliser pour se promener à l’intérieur du musée ; ils pourront choisir eux-mêmes le type d’information qu’ils veulent obtenir. On utilise ce moyen de communication pour présenter une nouvelle exposition intitulée Le Château Dufresne, témoin d’une cité moderne, Maisonneuve. »













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