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    La Maison historique Chevalier

    Un voyage dans le temps

    9 mai 2015 | Claude Lafleur - Collaborateur | Actualités culturelles
    Vue intérieure de la Maison Chevalier
    Photo: Maison historique Chevalier Vue intérieure de la Maison Chevalier
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    À partir du 12 juillet, sur la place Royale, dans le Vieux-Québec, on pourra visiter une maison étonnante. Il s’agit de celle que Jean-Baptiste Chevalier a fait construire en 1752. Outre sa valeur patrimoniale, on y fait le survol de l’évolution de la ville de Québec et, par le fait même, de la société québécoise. On nous convie donc à un véritable voyage dans le temps, de l’époque de la Nouvelle-France jusqu’au XXe siècle, en passant par l’époque où Québec fut une ville commerçante britannique prospère.

     

    « C’est l’un des beaux exemples qu’on a encore aujourd’hui d’une maison urbaine de la Nouvelle-France », indique Geneviève de Muys, chargée de projet au Musée de la civilisation du Québec et qui supervise justement cette nouvelle présentation.

     

    Jean-Baptiste Chevalier est un riche armateur et commerçant, raconte-t-elle. En 1752, il achète un terrain pour 8000 livres — ce qui est une fortune — pour y faire bâtir une maison sur les ruines précédentes. « En fait, bien avant 1752, ce site était habité puisque c’était un terrain très prisé, car il donnait directement sur le port, indique Mme de Muys. La maison que l’on voit aujourd’hui est bien celle de Jean-Baptiste Chevalier. »

     

    Toutefois, celui-ci n’y demeure que six ans, avant de retourner en France, laissant même derrière lui son épouse et ses enfants. Entre-temps, Québec est conquise par les Britanniques. « Dans notre exposition, on parle de la conquête puisque la Maison Chevalier a été touchée par des boulets et a pris feu », indique Geneviève de Muys. Mais Jean-Baptiste Chevalier la fait remettre en état, tout en demeurant en France. (Peut-être était-il malcommode pour un Français de revenir s’établir après la conquête ?)

     

    Québec devenant alors un centre de commerce florissant avec l’Angleterre, la maison est ensuite transformée en auberge — la London Coffee House —, un établissement réputé qui sera en activité de 1806 à 1906. « On a retrouvé des menus d’époque et on sait donc qu’on y servait une fine cuisine, relate Mme de Muys. On présente par conséquent l’alimentation du XIXe siècle telle que servie au London Coffee House. »

     

    Au début du XXe siècle, la maison devient un entrepôt et, comme le reste du quartier, elle est plutôt abandonnée. « Ç’a été un quartier presque laissé pour compte », relate l’organisatrice de l’exposition. Heureusement, dans les années 1950, Gérard Morisset, premier directeur du Musée des beaux-arts du Québec, la reprend et la restaure. Il la convertit alors en hôtel particulier.

     

    « Le travail de M. Morisset porte ses fruits, relate Geneviève de Muys, puisqu’à partir des années 1970, on restaure la place Royale pour lui redonner le lustre qu’on lui connaît aujourd’hui. » La Maison Chevalier abrite alors (et jusqu’à récemment) le Centre d’interprétation de la vie urbaine de Québec.

     

    C’est donc toute l’histoire de Québec qui nous y est présentée. On visitera ainsi tour à tour des portions de maison telles qu’habitées par les Chevalier, une chambre du London Coffee House comme on pouvait en louer une au XIXe siècle, ainsi que des pièces illustrant le début du XXe siècle.













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