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    Le CALQ opte pour une plus grande flexibilité

    La société d’État facilite l’accès à son programme de bourses en mettant fin aux dépôts à date fixe

    Le président-directeur général du CALQ, Stéphan La Roche
    Photo: François Pesant Le Devoir Le président-directeur général du CALQ, Stéphan La Roche

    Bonne nouvelle pour les artistes et les écrivains de la province. En effet, les créateurs pourront désormais déposer en tout temps leurs demandes de bourses au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), a appris Le Devoir en primeur. Ce changement important, jumelé à d’autres mesures, participe d’un dessein plus vaste visant l’amélioration globale des politiques du CALQ, selon son président-directeur général, Stéphan La Roche.

     

    « Le CALQ fête ses vingt ans cette année, et il y avait longtemps qu’on n’avait pas touché au programme de bourses aux artistes et aux écrivains, qui est quand même fondamental, explique M. La Roche. Le soutien aux créateurs, c’est le coeur de notre action. Ça faisait un moment que les gens nous disaient que notre programme était un peu complexe, ce dont on a convenu et, là, on essaie de travailler dans le bon sens. »

     

    Pour ce faire, il importait d’établir clairement quels étaient les besoins et les attentes des milieux artistiques. À cette fin, le CALQ a consulté ces derniers mois les différents intervenants concernés par son action.


    « Ce qui est ressorti, c’est que le programme de bourses en tant que tel fait bien le travail en termes de contenu. L’irritant principal résidait dans ce que seulement deux dates d’inscription étaient possibles : une fois au printemps et une fois à l’automne, ce qui était non seulement limitatif, mais peu en phase avec la réalité des créateurs. D’une part, ça pouvait leur faire rater des opportunités professionnelles, celles-ci ne s’accordant évidemment pas aux impératifs d’un financement à date fixe, et d’autre part, ça ne cadrait tout simplement pas avec la nature fluctuante du processus créatif. »

     

    Le dépôt en tout temps entrera en vigueur dès le 1er avril. La formule, forcément, commandera une gestion budgétaire différente. « On phasera les demandes sur une base mensuelle afin de s’assurer de disposer des sommes appropriées durant toute l’année. On dispose déjà des outils administratifs requis », précise Stéphan La Roche.

     

    Rappelons que le CALQ est doté, bon an, mal an, d’un budget annuel d’environ 90 millions de dollars, dont une dizaine est dévolue au programme de bourses.


    Question de confiance

     

    « L’idée, c’est de faire confiance aux créateurs en tenant pour acquis qu’ils sont des professionnels capables de gérer leurs carrières eux-mêmes et de présenter leurs demandes au moment le plus opportun. On a donc voulu se donner plus de souplesse afin d’être plus efficaces, et aussi afin de permettre aux créateurs de bâtir leurs carrières en fonction des nouvelles réalités. On le sait, tout va de plus en plus vite et les opportunités doivent être saisies dans le moment présent. »

     

    Dans le même esprit, un certain nombre de normes et de règles ont été simplifiées. Par exemple, il sera dorénavant possible de déposer jusqu’à cinq demandes de bourses distinctes par exercice financier du CALQ. Le maximum était anciennement de deux, mais était assorti d’une kyrielle d’exceptions. En vertu de ce modèle allégé, un même candidat pourra avoir jusqu’à trois projets en cours d’analyse simultanément.

     

    « On sait que les artistes peuvent mener plusieurs projets de front ; qu’ils peuvent être en train d’en compléter un tout en ayant entamé la recherche pour un autre, etc. Cette flexibilité accrue tient compte de cet état de fait. »

     

    Le formulaire a en outre été simplifié en permettant de préciser d’office la caractéristique principale de chaque catégorie de bourse en page sommaire, en plus de rendre direct l’accès à chaque discipline.

     

    De restructuration en amélioration

     

    Dès son entrée en fonction le 8 avril 2013, Stéphan La Roche, auparavant directeur du secteur musique et danse au CALQ, était conscient qu’un coup de barre s’imposait. Ainsi, en septembre de la même année, un secteur distinct pour les arts numériques fut-il implanté. Ainsi, encore, un budget de 1,2 million additionnel fut-il consenti pour le développement de la danse professionnelle, entre autres initiatives.

     

    « Les changements qu’on vient d’annoncer découlent, et se trouvent facilités, par la restructuration administrative à laquelle on a procédé il y a un an et demi. On avait alors mis fin à la structure disciplinaire au profit de trois grandes directions de programmes axées respectivement sur la création, la production et la diffusion. »

     

    L’entreprise d’amélioration du CALQ n’est pas terminée, et d’autres annonces seront faites en septembre prochain, promet Stéphan La Roche.













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