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    Musée canadien de l’histoire

    Moins de place pour le Québec?

    Le Musée justifie les mises à pied par une réorganisation du travail.
    Photo: Harry Foster Le Musée justifie les mises à pied par une réorganisation du travail.

    Alors que le mois de l’archéologie bat son plein, un archéologue mis à pied du Musée canadien de l’histoire (MCH) craint que sa discipline scientifique, surtout celle qui a trait aux périodes historiques, ne soit négligée par l’institution canadienne. Il redoute aussi une moins grande préoccupation pour les enjeux liés à l’archéologie québécoise.

     

    « On a aboli mon poste pour créer un poste pour l’archéologie du Canada central, déplore Yves Monette, ex-conservateur en archéologie du Québec du MCH, un des cinq postes abolis au printemps dernier. Mon expertise, c’est l’archéologie historique, et il n’y a plus personne au musée qui couvre cette période-là pour le Québec. »

     

    En juillet, il avait eu des affectations temporaires. Il travaillait au MCH depuis cinq ans. Un autre poste de conservateur, cette fois en arts décoratifs et ameublement ancien du Québec, celui de Jean-François Blanchette, qui part à la retraite, est éliminé. Deux conservateurs adjoints et un administrateur s’ajoutent à l’attrition.

     

    Parmi les motifs invoqués, on lui a indiqué que ses projets ne cadraient pas dans la nouvelle stratégie de recherche, alors qu’il a lui-même participé à l’élaboration de celle-ci, a défini ses projets en fonction des orientations nouvelles et a toujours reçu des évaluations positives, plaide-t-il.

     

    Parmi ses récentes contributions au musée, M. Monette a participé à l’exposition La proclamation Royale de 1763 l’an dernier et a couvert la période de la Nouvelle-Francepour la future exposition permanente sur l’histoire du Canada. Il participait aussi à deux équipes de recherche universitaires. Son champ de spécialisation est la culture matérielle du régime français, l’analyse de la provenance des artefacts, notamment la céramique.

     

    Au MHC, on justifie les mises à pied par une réorganisation du travail en lien avec la nouvelle stratégie de recherche de l’institution (développée conjointement avec le Musée canadien de la guerre), qui se décline en neuf orientations regroupées selon trois catégories : signification et mémoire, les premiers peuples et compromis et conflits.

     

    « On a éliminé cinq postes, mais on en a créé cinq nouveaux pour que ça s’arrime à notre nouvelle stratégie de recherche, explique la porte-parole du musée, Patricia Lynch. L’embauche se fait plus selon des critères plus thématiques que géographiques, et on favorise une approche multidisciplinaire chez nos chercheurs. »

     

    Le MCH procède actuellement à l’embauche de deux gestionnaires de la recherche et de trois conservateurs (en ethnologie, en histoire autochtone et en sports et loisirs). L’équipe de 33 chercheurs n’est donc pas réduite. Au contraire, parce que le travail de chercheur fera partie des tâches de tous les nouveaux postes, « l’institution élargit ses capacités de recherche », soutient Mme Lynch.

     
     
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