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    L’art ne prend pas de vacances

    Le Québec culturel prend d’assaut le territoire

    Marie Laurent-Guérin
    Photo: Marie Laurent-Guérin Marie Laurent-Guérin
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    L’été, c’est le temps d’aller dehors, dit-on. Alors que faire pour qui a l’art à l’âme ? Poursuivre dans cette belle habitude, répondra qui fréquente le réseau de l’art et de la culture. Et de discourir sur ces festivals de plein air, qu’ils soient en ville ou à la campagne, comme de rappeler aussi que les musées sont autant d’étapes à inscrire dans un tour du Québec. Et surtout d’avoir l’oeil et l’oreille ouverts. Car le milieu artistique et culturel sait parfois surprendre…


    Nous sommes ici sur la côte de la baie des Chaleurs. En Gaspésie. Un lieu qui fait « nature », dans cette Gaspésie où qui passe découvrira que même à l’ombre du rocher Percé la culture s’invite. Et il y a plus, même.

     

    Car quatre fois déjà, et cette année ce sera pour une cinquième édition, se sont tenues les Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie. Et si le titre de l’événement est presque aussi long que le territoire que l’événement recouvre, cela s’explique : des installations et des expositions ne se tiennent-elles pas dans 13 municipalités hôtes ? À Cap-Chat, Marsoui, Grande-Vallée, Gaspé, Percé et son île Bonaventure, Chandler, Paspébiac, Bonaventure, New Richmond, Maria et Gesgapegiag, Carleton-sur-Mer, Nouvelle (Miguasha) et Matapédia ?

     

    Et ce Visible. Invisible. (tel est le thème donné cette année à la manifestation) est international, non seulement dans son organisation (l’événement étant associé aux Promenades photographiques de Vendôme, en France), mais aussi par l’origine des photographes qui y exposent : si un Bertrand Carrière oeuvre à Montréal, Michael Flomen, lui, partage son temps entre cette ville et New York, quand Gilbert Garcin habite Marseille et que les deux signataires de Vies possibles et imaginaires, Rozenn Quéré et Yasmine Eid-Sabbagh, viennent respectivement de Bruxelles et des espagnoles îles Baléares.

     

    Aux agendas

     

    L’événement vous tente ? Alors vous devrez attendre, inscrivant à votre agenda que ces rencontres auxquelles participent une trentaine de photographes ne débuteront qu’à la mi-juillet, avec un temps fort quand, du 15 au 19 août, se tiendra la Tournée des photographes, où ces gens de l’image et de l’installation participeront à des rencontres publiques autour de la cré́ation sous forme de projections ou de conférences-causeries. L’ouverture aura alors lieu au Quai des arts de Carleton-sur-Mer, puis la Tournée se poursuivra dans cinq autres villes tout le long de la péninsule. Impatient ? Alors allez à photogaspesie.ca pour découvrir lentement la programmation complète et la mise en place des diverses expositions.

     

    Mais que les fébriles, ceux et celles qui ne peuvent attendre, sachent que l’été culturel se met toutefois en branle dès juin. Montréal est alors déjà en période de festivals, le baroque comme le jazz prenant d’assaut les scènes, quand les musées ont déjà mis leur tenue estivale, un détour chez Marco Polo étant ainsi possible à Pointe-à-Callière.

     

    Et ce n’est qu’un début. Dans la mire culturelle, ne se pointe-t-il par pléiade des manifestations, soit à Lanaudière, en Estrie, avec Orford, ou à Charlevoix, au Domaine Forget ?

     

    L’été, quand l’art s’en mêle, on constatera que le mot « vacances » ne se confond pas avec une locution qui serait le « ne rien faire ».

    Marie Laurent-Guérin Alain Paiement Bertrand Carrière Yasmine Eid-Sabbagh Gilbert Garcin












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