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    La mécène Liliane Stewart n’est plus

    Elle aura donné plus de 100 millions de dollars à des musées et à des organismes montréalais

    Illustre mécène montréalaise, Liliane Stewart est décédée samedi à l’âge de 85 ans. Veuve du magnat du tabac David Macdonald, elle avait mis sur pied avec lui la Fondation Macdonald Stewart, en 1973. Après en avoir assuré la vice-présidence, elle en devint la présidente en 1984, effectuant par l’entremise de celle-ci des dons s’élevant à plus de 100 millions de dollars à des musées, à des institutions et à des organismes. Passionnée de culture, elle fonda avec son conjoint le Musée des arts décoratifs de Montréal et siégea aux conseils d’administration de plusieurs autres.

     

    Fille d’ingénieur, Liliane Stewart vint au monde au Caire en 1928 d’un père tchèque et d’une mère italienne qui lui assurèrent une enfance aisée et une éducation en français. Après avoir fait la connaissance d’un importateur new-yorkais, Bob Rubin, elle l’épousa en 1954 et lui donna une fille douze ans plus tard, à l’âge de 38 ans. À la suite du décès de son mari dans un accident de la route, elle travailla un temps, puis se remaria en 1967 avec David Stewart, un magnat du tabac qui était également un client du défunt.

     

    En 1973, David Stewart vendit la Macdonald Tobacco et créa avec sa femme la fondation Macdonald Stewart. L’une de leurs réalisations les plus notables fut le Musée des arts décoratifs de Montréal, d’abord sis dans le Château Dufresne, puis subséquemment annexé au Musée des beaux-arts de Montréal, qui nomma d’ailleurs l’une de ses ailes en l’honneur du couple.

     

    Liliane Stewart était éprise de voyages et en faisait au moins trois par année jusqu’à tout récemment, comme le signale le journal The Métropolitain. Parlant couramment le français, l’arabe, l’italien et l’espagnol, elle s’exprimait en revanche dans un anglais hésitant. Fervente opposante au contrôle des armes à feu, elle était gouverneure honoraire de l’Association canadienne des armes à feu.

     

    En 1988, le gouvernement français la nomma au grade d’officier de l’ordre des Arts et des Lettres. L’année suivante, on lui décerna l’Ordre national du Québec, puis l’Ordre du Canada, en 2007. Ne limitant pas ses contributions pour la préservation du patrimoine historique et culturel au Québec, elle reçut également la médaille d’or de la Società Dante Alighieri de Rome pour sa contribution à la sauvegarde de Venise.













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