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    Ce joli mai où danse et théâtre fleurissent

    «Un festival est fait pour nous apporter ce qu’on n’a pas»

    La danse-théâtre <em>Trust</em>, en mai 2011
    Photo: Heiko Shafer/FTA La danse-théâtre Trust, en mai 2011
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Des images nous restent. Elles ont été prises dans la rue. Elles viennent d’un moment dans une salle, d’un arrêt sur une place publique où, l’émotion étant au rendez-vous, abandonnant alors ce qui se déroule devant soi, enregistrant une impression, laissant ainsi le texte couler, les corps glisser, un moment fugace devient à lui seul un spectacle. Le FTA, ce Festival des Amériques refondu en Festival TransAmériques, marque la vie du théâtre et de la danse d’ici… et d’ailleurs.


    « On minimise l’importance des impressions. Parfois, il suffit de voir une fleur dans un jardin pour être touché. Ça a une influence sur la façon dont on va réfléchir au cours de la journée, juste parce que ça nous a mis de bonne humeur. Le FTA, c’est un peu ça pour moi. J’y trouve des impressions durables, mais intangibles. Le théâtre et la danse que j’y vois créent toute une gamme de sentiments subtils qui m’influencent, même si je n’en suis pas concrètement consciente. »

     

    Et dire qu’il en faut beaucoup pour qu’une Louise Lecavalier, cette égérie de la danse québécoise, en vienne à voir ailleurs la même intensité que celle qu’elle inscrit dans ses propres interprétations et créations, ajoutant même, parlant de celle qui est depuis 30 ans l’âme de ce festival, « j’aime ce que pense Marie-Hélène Falcon ; ça me rejoint artistiquement. Elle a une vision qui est proche de la mienne ».

     

    Pour un autre, un festival, le FTA étant en tête, est comme une école, une encyclopédie vivante. Et cela est ainsi pour un Étienne Lepage, qui entend la même Falcon présenter son FTA à l’École nationale de théâtre, et qui en 2004 deviendra adepte de ses journées et soirées, répétées année après année fin mai et début juin : « Être en contact avec du théâtre étranger, ça m’a fait réaliser à quel point on faisait toujours la même chose avec notre théâtre local, affirme celui qui est maintenant auteur. Ça m’a tellement fait de bien de voir ce que les autres font. Ça a beaucoup ouvert mes perspectives. »

     

    De la salle à la rue

     

    Toute saison a son rythme. En création aussi. Et le point d’orgue pour le théâtre et la danse en territoire montréalais et en terre québécoise, un Carrefour à Québec étant son pendant, est cette quinzaine qui voit se succéder sur scène, et ce depuis une première manifestation en 1985, des acteurs et des interprètes rendant vivants textes et chorégraphies, souvent en première mondiale.

     

    Et le public est là, découvrant l’immense théâtre d’une Mnouchkine, étant ailleurs muet devant l’intensité rendue par les sons et mouvements générés par une Anne Teresa De Keersmaeker, à moins qu’il ne soit venu pour découvrir les Plaques tectoniques ou les Sept branches de la rivière Ota d’un Robert Lepage.

     

    Et cela, c’est ce qui se passe en salle. Car dehors, dans la rue, sur la place, le FTA s’affiche aussi. Il y eut ainsi des vitrines du magasin La Baie de la rue Sainte-Catherine prises d’assaut, tout comme la rue Saint-Denis est devenue une succession de balcons, et surtout un Continental d’un Sylvain Émard qui a fait danser les anonymes sur cette grande scène publique qu’est la place des Festivals.

     

    Mais tout cela étant, rien n’a changé dans l’intention première de ce festival unique. À la vente des billets, même si un équilibre budgétaire est une valeur imposée, la priorité a toujours été accordée à la qualité des oeuvres offertes car, nous dit celle qui est depuis 30 ans l’âme de ce FTA, « un festival est fait pour nous apporter ce qu’on n’a pas ».

    La danse-théâtre <em>Trust</em>, en mai 2011 <em>Life and Times Episode 1</em>, présenté en mai 2012 La pièce <em>La pérégrin</em> <em>chérubinique</em>, présentée en 2012 Des danseurs du <em>Continental XL</em> de Sylvain Émard, à la Place des Festivals, en mai 2011












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