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    Le commissaire dans les arts de la scène dans toutes ses déclinaisons

    Il n’existe pas de formation en commissariat, ni de définition précise du métier

    Du 10 au 13 avril a l'Agora du Cœur des sciences de l'UQAM.
    Renseignements

    À l’UQAM s’ouvre ce jeudi un symposium international qui abordera l’exercice de plus en plus répandu du commissariat dans les arts de la scène. Surtout associée au monde des musées, cette pratique porte aujourd’hui plusieurs noms (conservateur, muséographe, programmateur, diffuseur) comme autant de manières de la décliner.

     

    « Le commissaire est dévouéà l’artiste, à l’oeuvre et à son contexte », résume de manière générale Dena Davida, coorganisatrice du Symposium international sur le commissariat des arts de la scène avec Jane Gabriels. Mme Davida a fondé et dirigé Tangente pendant plus de 30 ans, espace de diffusion consacré à la relève dont elle est maintenant la commissaire. « Cela a toujours été mon métier, mais je ne le savais pas. Le problème est qu’il n’existe pas de formation ni vraiment de définition précise »,signale celle qui a convaincu l’UQAM et son Département de muséologie d’offrir un cours sur cette pratique en émergence.

     

    Le parcours de la pionnière de la diffusion de la danse au Québec reflète bien une révolution à l’oeuvre depuis 20 ans : les diffuseurs jouent de plus en plus un rôle de directeur artistique qu’il faut, selon elle, séparer de la direction générale. La proposition est sensée à l’heure de la transmission des institutions culturelles, dont la double charge de direction embrassée par leurs fondateurs ne sourit pas toujours aux plus jeunes qui prendront le relais.

     

    « Il ne s’agit pas tant de générer des idées artistiques, dit Jane Gabriels pour définir à son tour le commissariat, que d’offrir des structures pour que celles-ci se déploient. » Mme Gabriels est passée par l’Institut for Curatorial Practices aux États-Unis, seule institution à offrir un programme de formation spécialisé depuis quelques années.

     

    Les deux femmes ont créé la nouvelle Association des commissaires des arts du Québec pour créer l’événement qui proposera une quarantaine de conférences et tables rondes (choisies parmi quelque 70 propositions venues du monde entier). Une réponse qui a largement dépassé les attentes des coorganisatrices.

     

    Les allocutions aborderont le commissariat en danse, en théâtre, en musique dans les institutions comme dans l’espace public ou les organismes communautaires.

     

    Après le cocktail de bienvenue jeudi, l’événement prendra son envol vendredi avec la conférence principale de Beatrice von Bismarck, professeure d’histoire de l’art à l’Académie des arts visuels de Leipzig qui a écrit et lancé un programme de maîtrise sur les cultures commissariales. C’est le Québécois Alain Thibault, fondateur d’Elektra, qui lancera les discussions du samedi.

     

    Certaines interventions prendront parfois la forme de performances. L’artiste torontoise Ame Henderson proposera notamment le déambulatoire participatif Arts/Curator — Are We Talking About the Same Thing ?

     

    L’événement se veut ouvert et propice aux échanges et au réseautage. Il s’agit d’une édition unique, non récurrente. Mais les coorganisatrices promettent la publication des actes du colloque et le maintien d’une page Facebook pour poursuivre les échanges.

     

    Dena Davida a vu le rôle de commissaire sortir des musées d’abord à The Kitchen, lieu de création et de diffusion alternatif de New York. Mais depuis, la pratique s’est répandue et étoffée. Différents joueurs du milieu des arts vivants d’ici ont commencé à s’y intéresser. RIDEAU, qui regroupe les diffuseurs québécois, et son pendant canadien CAPACOA ont fait place à cet enjeu dans leurs récents événements. Si bien que les coorganisatrices ont estimé opportun de rassembler différents experts et praticiens pour tenter de mieux cerner cette pratique en émergence.













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