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    Le néon Farine Five Roses allumé pour de bon

    Selon les informations du Devoir, près d’un million de dollars auraient été déboursés pour la rénovation et l’entretien de la mythique enseigne.
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Selon les informations du Devoir, près d’un million de dollars auraient été déboursés pour la rénovation et l’entretien de la mythique enseigne.

    Icône du patrimoine industriel de Montréal, l’enseigne Farine Five Roses promet d’illuminer le ciel de la métropole pour de bon. La compagnie américaine Smucker, qui détient les droits liés à la marque Five Roses, a effectué des réparations essentielles à sa pérennité depuis 2008, a appris Le Devoir.

     

    « La compagnie a fait un investissement important pour réparer et maintenir l’enseigne de la rue Mill, a confirmé Maribeth Burns, la vice-présidente des communications corporatives chez Smucker Foods of Canada Corp. Le néon est devenu une part importante de l’histoire de Montréal et nous sommes fiers de contribuer à ce qu’il continue d’illuminer le ciel montréalais. »

     

    L’entreprise demeure toutefois muette quant aux montants investis et à la nature des travaux effectués. Mais elle assure que ceux-ci ont permis de rénover le néon, d’assurer son entretien et son illumination. Selon les informations du Devoir, la compagnie aurait déboursé près d’un million de dollars, notamment pour changer tout le système électrique devenu désuet.

     

    En 2006, Le Devoir avait révélé que le néon risquait le démantèlement dans la foulée de la vente de la marque Five Roses à Smucker, qui détient aussi Robin Hood. Archer Daniels Midland (ADM), qui opère toujours les installations de la minoterie, n’entendait pas payer pour faire valoir une marque qu’elle ne détenait plus. La disparition annoncée de ce symbole du passé industriel de la métropole avait lancé le débat — beau ou laid ? Patrimoine ou source de pollution lumineuse ? — et déclenché un mouvement de sauvegarde. Quelques semaines plus tard, ADM et Smucker assuraient qu’ils étudieraient les options afin de préserver l’enseigne, tout en faisant part de sa détérioration avancée.

     

    Héritage Montréal a déjà salué l’initiative de la compagnie américaine par l’entremise d’une lettre il y a quelques semaines. « Notre carte de bons voeux cette année, c’est ça », indique Dinu Bumbaru, le directeur des politiques de l’organisme qui défend et promeut le patrimoine montréalais.

     

    Matt Soar, professeur du Département de communications de l’Université Concordia qui avait lancé un site Web sur l’histoire de l’enseigne (farinefiveroses.ca), se réjouit.
    « C’est une très bonne nouvelle », dit-il, en se questionnant toutefois sur la discrétion de la compagnie à propos de cette sauvegarde.

     

    Le néon géant domine le bassin Peel et le Silo no 5 depuis 1948. La minoterie était alors détenue par Ogilvie Flour Mills, l’enseigne arborait donc Farine Ogilvie Flour jusqu’à ce que l’appellation Farine Five Roses Flour la remplace dans les années 1960. La loi 101 a fait disparaître le mot « flour » en 1977.













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