Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Rapport - Soixante et une recommandations pour le milieu muséal

    Le Groupe de travail sur l’avenir des musées propose d’adopter une loi sur les musées et de bonifier leur soutien financier

    Claude Corbo, le président du Groupe de travail sur l’avenir des musées
    Photo : François Pesant Le Devoir Claude Corbo, le président du Groupe de travail sur l’avenir des musées

    Créer une collection nationale, désigner des musées-ressources en région, instaurer un système d’agrément des établissements muséaux, indexer et bonifier leur financement : la réflexion menée par le Groupe de travail sur l’avenir des musées (GTAM) se décline en 61 recommandations structurantes. Le rapport de quelque 200 pages a été dévoilé mardi, très attendu par un milieu en crise qui se dit sous-financé depuis des années.

    Le GTAM a d’ailleurs reconnu le retard qu’accusent les musées en matière de financement public. « Nous avons constaté une absence d’indexation des subventions du ministère [de la Culture et des Communications] aux établissements muséaux depuis 2007-2008 », a affirmé Claude Corbo, le président du GTAM. On propose donc d’injecter dès 2014 8,3 millions de dollars dans le réseau muséal — soit 6,2 millions pour les musées nationaux et le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), et 2,1 millions pour les autres. Et « ça, c’est du rattrapage », précise M. Corbo, qui recommande de bonifier ensuite les enveloppes d’aide de 14 millions à partir de 2015 — soit 6 millions pour les musées nationaux et le MBAM, et 8 millions pour les autres.

    Ces responsabilités financières devraient toutefois être mieux partagées entre les différentes instances gouvernementales, municipales et régionales, selon la thématique et la mission de chaque établissement.

    « Le zoo de Saint-Félicien est identifié comme établissement muséal, mais on ne voit pas très bien ce que ça vient faire avec le ministère de la Culture et des Communications (MCC), note le président à titre d’exemple. Ça pourrait relever des Ressources naturelles ou du Tourisme. »

    Une loi, des agréments, un Conseil

    Pour donner un cadre d’action au gouvernement, le GTAM recommande d’adopter une loi générale sur les établissements muséaux. Cette loi établirait un système d’agrément des musées, qui remplacera l’actuel mécanisme de reconnaissance.

    « L’un des témoignages les plus constants qu’on a entendus au cours des consultations, c’est l’importance de cette forme de reconnaissance que nous proposons d’appeler un “ agrément ”, rapporte M. Corbo. C’est un label de qualité, ça les rend plus crédibles auprès du MCC et des autres ministères, des instances locales et régionales, des milieux sociaux et des donateurs. »

    Sur les 437 institutions répertoriées, 128 sont reconnues et soutenues, et 55 sont reconnues et non soutenues. Et le processus est gelé depuis 2003. « Il y a des établissements qui ne sont ni reconnus ni soutenus en ce moment, et qui devraient l’être.»

    Le GTAM propose aussi de créer un Conseil des établissements muséaux qui gérerait le système d’agrément et distribuerait le financement public, comme le font le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour les autres secteurs culturels.

    Musées-ressources

    S’il invite le gouvernement à mieux soutenir les musées, le GTAM appelle aussi ceux-ci à « mieux s’organiser, à être davantage complémentaires, à partager les ressources, voire dans certains cas à fusionner », indique M. Corbo. Car outre le financement, « il y a aussi des problèmes de définition de mission et de politique de collection ».

    Pour renforcer les musées, le statut de chef de file du MBAM et des musées nationaux doit d’abord être confirmé en les invitant à constituer une collection nationale. Mais il faut aussi mieux outiller les régions en donnant à certains établissements le rôle de musées-ressources afin de partager expertises et services.

    Enfin, le GTAM suggère de lancer cinq chantiers nationaux pour réfléchir à l’avenir des patrimoines autochtone, religieux, archéologique, scientifique et technique, et au rôle des technologies dans l’offre muséale.

    Mais tout n’est pas noir dans les musées puisque leur fréquentation va croissant. Ils accueillaient 13 millions de visiteurs en 2012, près d’un million de plus qu’en 2012.

    « Il y a une vitalité et une volonté de faire mieux malgré les difficultés », constate le président.

    Formé aussi de Marie Lavigne, ex-directrice du CALQ et de la Place des Arts, et du professeur d’histoire de l’art Laurier Lacroix, le GTAM a reçu 127 mémoires et entendu 68 organismes muséaux en audience dans six villes du Québec depuis l’octroi de son mandat en mai dernier.

     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel