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    Exposition - Jeu de portraits à Wakhan, un autre Afghanistan

    Dans cette re?gion du nord de l’Afghanistan, prote?ge?e des guerres, des talibans et des burqas autant que de la modernite?, ils avaient le temps. (Cette illustration fait partie de l'édition spéciale BD du Devoir.)
    Photo : Illustration Pascal Girard Dans cette re?gion du nord de l’Afghanistan, prote?ge?e des guerres, des talibans et des burqas autant que de la modernite?, ils avaient le temps. (Cette illustration fait partie de l'édition spéciale BD du Devoir.)
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    Ce texte a été publié dans le cadre du projet «Le Devoir spécial BD›, une édition papier mettant en vedette 14 dessinateurs du Québec.

    Quand le photographe Cédric Houin tirait le portrait des villageois habitant le corridor mythique de Wakhan, ils ne faisaient pas comme les Occidentaux. Alors que nous posons pour vite vaquer à nos occupations ensuite, eux restaient là, pendant plusieurs minutes, à observer l’oeil de l’appareil photo et à jouer avec.

     

    Dans cette région du nord de l’Afghanistan, protégée des guerres, des talibans et des burqas autant que de la modernité, ils avaient le temps. Et en congé de son quotidien new-yorkais, l’artiste avait lui aussi le sien. Il a également profité de ses allers-retours sur ce plateau rocailleux de 200 kilomètres où cohabitent deux tribus, les Wakhis et les Kirghiz, pour leur remettre leur portrait polaroïd. Comme leur mode de vie a à peine changé depuis que Marco Polo y a mis les pieds en 1271, la plupart de ces habitants captifs des montagnes se voyaient en photo pour la première fois.

     

    Montrant l’Afghanistan qui nous est totalement méconnu, l’artiste franco-canadien a conçu pour l’exposition Wakhan, un autre Afghanistan, présentée à la galerie L’Arsenal, un projet de photos et de vidéos, tenant davantage du documentaire poétique que de l’exploration anthropologique à la National Geographic. C’est dans cette réinvention du sujet que L’Arsenal trouve son accroche avec l’art contemporain plus « de pointe », explique Jean-François Bélisle, directeur de la galerie.

     

    « Le premier contact, c’est la force des images. C’est presque de la photo d’auteur, et il apporte un point de vue très artistique sur un contenu qu’on ne voit presque jamais. La combinaison a un impact très fort. »

     

    « Depuis plusieurs décennies, il y a une frénésie en art contemporain de trouver un nouveau point de vue, une nouvelle façon de peindre un paysage, et c’est la démarche qu’a entreprise Cédric Houin. Le geste créatif est au centre de plein de démarches culturelles qui ne sont pas tout le temps reliées et nous voulons surtout créer des ponts entre elles et l’art contemporain. »

     

    L’Arsenal s’est éprise du projet de Cédric Houin (alias Varial) il y a un an, alors qu’il exposait un échantillon de ce projet à la Foire d’art contemporain de Saint-Lambert, et la galerie l’a accompagné dans les étapes de la production du film et de l’exposition photo présentée jusqu’au 21 décembre.

     

    Selon M. Bélisle, le film de 76 minutes - sans trame narrative et sans histoire - diffusé en boucle dans la salle de cinéma aménagée à la galerie est un complément important à la série de photos. En mettant dans leur contexte les personnages, les portraits deviennent encore plus grandioses que le paysage dans lequel est campée leur mystérieuse réalité.

     

    « Il faut absolument se vider la tête, évacuer nos obligations quotidiennes, notre travail, notre famille, et se laisser aller à vivre cette expérience-là. Quand on accepte de faire ça, les photos deviennent différentes. On comprend mieux les individus et l’idée au centre du projet. »

     

    Et plongé dans ces yeux rieurs et curieux qui l’observent de l’autre côté de la lentille, le spectateur voit du même coup que, pour apprécier la beauté du monde, il faut savoir aussi prendre un peu de temps.

    Dans cette re?gion du nord de l’Afghanistan, prote?ge?e des guerres, des talibans et des burqas autant que de la modernite?, ils avaient le temps. (Cette illustration fait partie de l'édition spéciale BD du Devoir.) Montrant l’Afghanistan qui nous est totalement méconnu, l’artiste franco-canadien a conçu pour l’exposition Wakhan, un autre Afghanistan, présentée à la galerie L’Arsenal, un projet de photos et de vidéos, tenant davantage du documentaire poétique que de l’exploration anthropologique à la National Geographic. Montrant l’Afghanistan qui nous est totalement méconnu, l’artiste franco-canadien a conçu pour l’exposition Wakhan, un autre Afghanistan, présentée à la galerie L’Arsenal, un projet de photos et de vidéos, tenant davantage du documentaire poétique que de l’exploration anthropologique à la National Geographic. L'une des photos du projet de Cédric Houin, présenté à L'Arsenal. L’Arsenal s’est éprise du projet de Cédric Houin (alias Varial) il y a un an, alors qu’il exposait un échantillon de ce projet à la Foire d’art contemporain de Saint-Lambert, et la galerie l’a accompagné dans les étapes de la production du film et de l’exposition photo présentée jusqu’au 21 décembre.
     
     
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