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    Les promenades élastiques de Todd Shalom revisitent le Mile-End

    Le Mile-End a-t-il sa propre identité ? Mille identités ? Mais lesquelles ? C’est ce que découvriront ce vendredi et samedi les participants à une marche sensorielle conçue par l’artiste new-yorkais Todd Shalom. Invité par le Centre Clark, l’homme reprendra une énième version d’Elastic City, projet qu’il a déjà appliqué chez lui, et en Europe, en Asie et en Amérique latine depuis 2010.

     

    Les promenades d’Elastic City proposent une exploration visuelle, auditive et tactile d’une ville, plus particulièrement d’un quartier. Elles se déroulent en petits groupes, 12 personnes à la fois, comme pour l’événement montréalais.

     

    C’est une commissaire indépendante, Aseman Sabet, qui est responsable de la venue de Shalom. L’étudiante, doctorante à l’UQAM, lui a demandé d’orienter son circuit sur le toucher. « L’extension nominale du toucher, pas seulement la question tactile. Ce sera la version romantique de ces marches », dit celle qui s’intéresse à « la zone grise entre le tactile et l’affectif ». Elle-même se frottera pour la première fois au monde de Shalom et rêve de redécouvrir sa ville avec « frissons ».

     

    Depuis son arrivée lundi, Todd Shalom prend le pouls du quartier en parcourant les environs du Centre Clark. C’est de là, avenue de Gaspé, que partiront les deux trajets de 90 minutes, dont l’itinéraire reste inconnu des participants. L’artiste, qui agit par intuition, peut autant puiser dans l’ordinaire que dans le magnifique de ce qui se trouve dans l’espace public, selon ce qu’a compris Aseman Sabet.

     

    « [Il proposera] un mélange d’objets, d’éléments éphémères, de monuments », dit-elle. Elle n’ose cependant mettre un chapeau bien précis à cette expérience située entre la flânerie et la performance. « On la classe en art contemporain, mais on ne peut la baliser. C’est comme la spécificité d’un lieu, c’est tellement modulable qu’elle échappe à tout », dit celle qui qualifie néanmoins ce type de travail de « site specific walks ».

     

    La séance de vendredi soir affiche complet. À Clark, on évaluait la possibilité d’en rajouter une autre nocturne, samedi, après la marche de 16 h. Selon Aseman Sabet, Todd Shalom préfère cette période de fin de journée, là où la lumière devient fuyante. « Il est comme un photographe, sauf qu’il propose une expérience au moment présent », souligne-t-elle.

     

    À noter qu’Elastic City n’est pas une activité inscrite au menu des Journées de la culture. Clark a programmé ces marches afin de continuer à diffuser en cette saison de chantier qui verra transformer l’édifice de l’avenue de Gaspé. D’autres événements ponctuels sont prévus, notamment une soirée vidéo en novembre et le traditionnel Encan Clark de décembre.

     

     

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