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    Le 1700 La Poste: le rêve d’une mécène

    Un nouveau lieu pour l’art voit le jour dans Griffintown

    D’origine belge, Isabelle de Mévius a trouvé au Québec la bouffée d’air qui lui manquait. Elle a découvert le 1700 en flânant chez les antiquaires de la rue Notre-Dame.
    Photo: Annik MH de Carufel - Le Devoir D’origine belge, Isabelle de Mévius a trouvé au Québec la bouffée d’air qui lui manquait. Elle a découvert le 1700 en flânant chez les antiquaires de la rue Notre-Dame.

    Griffintown accueillera bientôt le 1700 La Poste, nouvel écrin pour l’art métamorphosé grâce à l’impulsion d’une Belge amoureuse de culture qui voit dans Montréal une ville « où l’on peut oser. »

     

    Qu’est-ce qui peut bien pousser une richissime aristocrate belge à ouvrir à grands frais un temple dédié à la culture à Montréal ?

     

    Une partie de la réponse se trouve dans le coup de coeur qu’a eu Isabelle de Mévius pour un lieu unique, celui d’un ancien bureau de poste dont les colonnes néoclassiques veillent depuis 100 ans cette année sur le bouillonnant quartier Griffintown.

     

    Sis à l’angle des rues Notre-Dame et Richmond, ce bijou d’architecture néoclassique, construit par David Jerome Spence, renaîtra bientôt de ses cendres, après quatre ans de travaux acharnés et l’audace déployée par sa mécène et un architecte, Luc Laporte (décédée en 2012), qui n’aura pas eu la chance de voir le fruit de son travail achevé.

     

    Endroit de tous les possibles

     

    La femme derrière ce projet, c’est l’artiste et éditrice Isabelle de Mévius, membre d’une des trois familles belges détentrices d’un empire érigé sur la bière, qui a trouvé ici la bouffée d’air et le vent de liberté qui lui manquaient dans son pays d’origine.

     

    « L’impression que j’ai eue en arrivant ici, c’est que c’était un endroit de tous les possibles. On est hors de la hiérarchie, des acquis, du convenu. J’étais à la recherche d’un lieu, je l’ai trouvé ici », insiste la dame, qui a découvert sa « nouvelle maison » en flânant chez les antiquaires de la rue Notre-Dame.

     

    Ce lieu, elle l’a confié aux soins de Luc Laporte, architecte créateur de lieux emblématiques de Montréal, dont L’Express, Leméac, la SAT et plus encore. Après y avoir investi des sommes très importantes - qu’elle préfère taire -, Isabelle de Mévius offre à la métropole ce nouvel antre, qui sera ouvert au public, sauf à l’occasion d’événements privés. « Je voulais un lieu qui ne soit ni une galerie, ni un centre d’art, ni un musée, dit-elle. Un lieu de diffusion où la discussion et la réflexion sur l’art soient aussi possibles. » 

     

    Bijou architectural

     

    Disons-le tout de suite, Luc Laporte laisse un bijou posthume : dalles de pierre polies à la main, coin bibliothèque paré de murs en noyer massif, mezzanine et escalier minimalistes, ascenseur fait sur mesure pour le transport d’oeuvres monumentales…

     

    « Au début, je voulais tout conserver, mais Luc Laporte a vu l’espace autrement. J’ai apprécié son audace. Au Québec, on ose ! », dit-elle.

     

    Le nouvel espace sera inauguré le 14 octobre. On prévoit y présenter prochainement le travail du graveur Louis-Pierre Bougie et du peintre-constructeur Michel Casavant, ainsi que celui d’artistes peu présents dans les galeries montréalaises.

    D’origine belge, Isabelle de Mévius a trouvé au Québec la bouffée d’air qui lui manquait. Elle a découvert le 1700 en flânant chez les antiquaires de la rue Notre-Dame. 
  L’ancien bâtiment postal a subi une coûteuse transformation qui en fera un lieu où tout est possible.












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