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    Patrimoine - Monastère des Augustines : le projet de centre se précise

    L’organisme doit maintenant trouver du financement privé pour le fonctionnement au quotidien

    La maquette montre, à gauche, la résidence des religieuses et, à droite, le bâtiment où seront accueillis les visiteurs. Celui du centre inclut le centre d’archives de la communauté et l’église, dont on peut voir le toit vert.
    Photo: Louise Leblanc La maquette montre, à gauche, la résidence des religieuses et, à droite, le bâtiment où seront accueillis les visiteurs. Celui du centre inclut le centre d’archives de la communauté et l’église, dont on peut voir le toit vert.

    L’ambitieux projet de mise en valeur du monastère des Augustines commence à prendre forme, mais la fiducie qui le dirige doit maintenant trouver du financement privé pour boucler son budget de fonctionnement.

     

    Les gouvernements du Québec, du Canada, la Ville de Québec et les religieuses ont investi jusqu’à présent 39 millions de dollars dans les travaux d’infrastructures. Or reste à trouver des fonds pour faire rouler l’organisme sur une base quotidienne, l’équivalent de plusieurs centaines de milliers de dollars par année, a expliqué lundi le président du conseil de la fiducie, Me Bernard Cliche.

     

    Pour cela, l’organisation vise surtout les grands donateurs privés dont la mission cadre avec la sienne (santé, services sociaux). Me Cliche a mentionné des groupes comme la Fondation Jean Coutu et celle de Cominar.

     

    Situé derrière l’Hôtel-Dieu de Québec, le vieux monastère abrite les vestiges du plus vieil hôpital au nord du Mexique (1639). Lieu de paradoxes, il abritait à la fois des soeurs cloîtrées et d’autres très actives dans les services au public en matière de santé.

     

    Lieu de répit pour les aidants naturels

     

    C’est dans cet esprit que s’est imposé le concept d’un centre de ressourcement, coupé du monde avec une mission en lien avec la santé. L’idée d’un répit pour aidants naturels se matérialisera.

     

    Le futur complexe doit inclure 64 lits et un service d’hôtellerie standard, explique la directrice du futur lieu Isabelle Duchesneau. Toutefois, un certain nombre de nuitées ou de chambres seraient réservées à des aidants qui seraient envoyés par des organismes communautaires. Les lieux physiques, dit-elle, ne feraient pas de distinction entre les clientèles.

     

    On veut offrir une formule unique en son genre. « Il y a des centres de yoga et de ressourcement aux États-Unis. En Europe, on trouve des monastères convertis en hôtels, mais il n’y a rien qui propose une offre globale », explique Me Cliche.

     

    Le centre, dit-il, mêlera les missions. « Le tourisme d’expérience, des gens qui viennent se ressourcer, des religieuses qui traversent la passerelle pour aller prier, des jeunes qui viennent voir avec une programmation reliée à la santé, ça, ça n’existe pas. »

     

    Actuellement, 15 religieuses y vivent toujours. Elles sont installées dans l’une des ailes les plus récentes, près du parc. C’est dans l’aile la plus ancienne de l’autre côté que des chambres seront ouvertes au public. Entre les deux, le choeur et l’église seront accessibles à tous, et une architecture transparente fera un lien physique entre les deux.

     

    La soeur supérieure Lise Tanguay est ravie. « Les gens vont venir ici pour vivre une expérience de paix », dit-elle. Elle ajoute que les murs de pierre autour du monastère le protègent bien du tumulte de la ville. « On est en plein coeur de la ville et on a l’impression d’être à l’extérieur. »

     

    En plus des chambres, le projet prévoit la construction de salles multifonctionnelles pour des conférences et ateliers sur le mieux-être. On projette en outre de présenter des expositions et de construire une réserve pour les collections muséales des religieuses. Si tout se déroule comme prévu, le complexe devrait ouvrir ses portes au printemps 2015.













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